‹ Dictionnaire lyriqueChapitre 105 sur 773 · CADE · texte numérisé non relu

CADE

CACCIA IN ETOLIA (la), opéra italien, musique de Chelleri, représenté à Veniseen 1715.

CACCIA INTERROTTA (la) [la Chasse interronij/ue], opéra-bouffe eu un acle, musique (le Si ri, représenté au théâtre del Fondo à Naples en nos.

CACCIATOR DELUSO (il) [le Chasseur trompé], opéra italien, musique de Jomelli, représenté à Stuttgard vers 1769.

CACCIATORI E LA DONNA CHE VENDE LATTE (i) [les Chasseurs et la laitière], opéra italien, musique de Fortunati, représenté à Parme en 1769.

CACHETTE (la), opéra-comiquo en trois actes, paroles de Planard, musique de Ernest Boulanger, représenté à l'Opéra -Comique dans le mois d'août 1847. Cette pièce est une sorte de mélodrame dont la donnée est invraisemblable. La scène se passe au temps de Cromxvxll. Le protecteur veut se faire livrer la fille d'un de ses ennemis politiques , sir Arundel. La nourrice de cette enfant pousse le dévouement à la famille de son miiître jusqu'à substituer sa propre fille à celle que réclame Ci-omwell. (Je n'est que dix-sept ans après que la naissance et le rang des deux sœurs de lait sont constatés. Le titre de cet ouvrage n'est justifié que par une circonstance accessoire , c'est-à-dire par un trésor que la paysanne Hélène a caché dans une armoire, et qui, tombant entre les mains d'un vertueux paysan, sert, comme dans la Dame Blanche , à racheter le château de sir Arundel. Nous signalerons dans la partition les couplets d'Hélène, Dieu sur toi veillera; ceux d'Alice, au second acte : Chante, ma fillette, ta chanson d'amour ; l'air de basse, Sous le toit paternel, et, au troisième acte, un bon duo pour soprano et ténor. Cet ouvrage n'a pas eu de succès, malgré le mérite de la musique et l'interprétation satisfaisante qu'en ont faite Audran, Hermann-Léon, Ricquier, Sainte-Foy, Mlles Révilly, Grimm et Lavoye.

CADET (le), opéra-comique en un acte, musique de Reuling, représenté au théâtre de la porte de Carinthie, à Vienne, en décembre 1834. La pièce a pour sujet l'enrôlement d'une femme dans le régiment de son mari et diverses aventures qui en découlent. C'est Mlle Heincfctter qui achanté le rôle de cette amazone.

CADETTO DI GUASCOGNA (il), opéra italien, musique de M. Ferrari, représenté au

CADM

tliéâtre Cario-Felice , à Gênes, en décembre

CADI DUPÉ (le) , opéra-comique en un acte, paroles de Lemonnier, musique de Monsigny, représenté sur le théâtre de la foire Saint-Laurent, le 4 février 17G1. Cette pièce, tirée des Mille et une Nuits, a pour principal ressort une double méprise fort piquante. Le poëte Sedaine fut frappé des qualités de cet ouvrage, et surtout de la verve comique du duo entre le cadi et le teinturier Omar. Il se lia d'amitié avec le compositeur, et leur collaboration produisit plusieurs œuvres remarquables, entre autres le JRoi et le Fermier, Rose et Colas et le Déserteur.

CADMUS, opéra allemand, musique de J.-P. Kunzen, représenté à Hambourg vers 1730.

CADMUS ET HERMIONE, tragédie lyrique en cinq actes, avec un prologue, paroles de Quinault, musique de J.-B. LuUi, représentée par l'Académie royale de musique à Bel-Air, près du Luxembourg, au mois d'avril 1673. Cette partition n'eut pas moins do six éditions in-4o, publiées de 1673 à 1737. Elle fut neuf fois reprise et toujours avec succès. LulU retoucha souvent son œuvre et y introduisit des personnages et des motifs de ballets nouveaux. Le style en est noble et soutenu, et si l'orchestre n'était pas trop simple pour nos oreilles accoutumées à une sonorité peutêtre exagérée , nul doute que les récitatifs et que plusieurs mélodies n'obtinssent un succès égal à ceux de nos chefs-d'œuvre classiques. La scène d'adieu de Cadmus et d'Hermione est une des plus belles qu'il y ait eues au théâtre. C'est k la cinquième reprise de l'opéra de Cadmus et Hermione que débuta, au mois de décembre 1690, la célèbre Ml le Maupin, dans le rôle de Pallas. Xous ne parlerons pas ici des aventures de la débutante," de son gotit excentrique pour l'exercice des armes et pour le costume masculin. Un manuscrit du temps , que nous avons sous les yeux, mentionne comme une hardiesse inusitée jusqu'à cette époque , que , pour marquer au public la reconnaissance de son bienveillant accueil, MH» Maupin se leva debout dans sa machine , et , levant son casque, salua l'assemblée , qui répondit par de nouveaux applaudissements. Cette actrice, fort jolie, avait une voix de contralto magnifique, et possédait des qualités de tragédienne assez distinguées pour qu'on lui confiât presque toujours les premiers rôles pendant le séjour qu'elle fit à l'Académie royale de mu-

CAFF

CAID

sique, de 1690 à 1705. Les contemporains prétendent qu'elle n'était pas musicienne , et qu'elle suppléait à cette ignorance par une mémoire prodigieuse.

CADUTA D'AMDLIO (la) [la Chute d'Amulius], opéra italien, musique de Pampani, représenté en Italie en 1746.

CADUTA DE' DECEMVIRI (la) [la Chute des Décemvirs], opéra italien en trois actes, musique de Scarlatti, représenté à Naples en

CADUTA DE' DECEMVIRI (la), avec des scènes bouffes, opéra italien, musique de Vinci, représenté en 1727 au théâtre San-Bartolomeo de Venise.

CADUTA DE' GIGANTl (la) [la Chute des Géants], opéra, musique de Gluck, représenté à Londres eu 1746.

CADUTA Dl ELid SEJANO (la), Opéra italien, musique de Sartorio , représenté à Venise en 1667.

CAERNAVON CASTLE (the) [le Château de Caernavon ] , opéra anglais , musique de Attwood, représenté à Hay.Market en 1793.

CAFÉ DU ROI (le), opéra-comique en un acte, paroles de M. Meilhac, musique de M. Deffès , représenté au Théâtre-Lyrique le 16 novembre 1861. L'auteur du livret a mis en scène un épisode de la ] eunesse de Louis XV. C'est une pure invention à laquelle la musique de M. Deffès a donné quelque attrait. La chanson de table , le duo entre le marquis et Gilberte , l'arrangement des couplets de Lulll et de Rameau; enfin l'air chanté par Louis XV :

C'est un enfant Qui s'est endormi sous ma garde....

ont mérité des applaudissements. Mlle Girard a chanté , avec verve et finesse , le rôle de Louis XV, et Mlle Baretti, celui de Gilberte. Cet ouvrage avait obtenu du succès à Ems le 17 août de la même année.

CAFÉ Dl BARCELONNA (il), opéra, musique de Fabrizi (Vincent) , représenté à Barcelone en 1788.

CAFFETIERA (la), opéra italien, musique de Weigl, représenté à Vienne vers 1788.

CAFFETIERA Dl SPIRITO (la), opéra italien, musique de Caruso, représenté à Brescia en 1777.

CAFFETIERA Dl SPIRITO (la) , opéra ita-

lien, musique de Dussek (François-Benoît) , frère du célèbre pianiste, représenté à Milan vers 1780.

CAFFETIERE (il), opéra italien, musique de Raimondi, représenté à Naples vers 1839.

CAGE (la), opéra allemand, musique de Kleinheinz , représenté à Pesth à la fin du xviiie siècle.

CAGE (la), opéra allemand, musique de Kocher, représenté à Stuttgard, au commencement du xixc siècle.

CAGE (la), opéra en un acte, musique de Lobe, représenté à Weimar vers i82i.

CAGLIOSTRO OU LA SÉDUCTION , opéracomique en trois actes, paroles de Saint-Cyr et Dupaty, musique de Dourlen et Reieha, représenté au théâtre Feydeau le 27 novembre

CAGLIOSTRO , opéra - comique en trois actes, paroles de Scribe et Saint-Georges, musique d'Adolphe Adam, représenté à l'Opéra- Comique le 10 février 1844. La scène se passe, en 1780, dans un salon de Versailles. Le charlatan, alors fort à la mode, veut profiter de son crédit pour épouser une riche héritère. Lui-même est marié à une cantatrice italienne devenue prima donna au théâtre San-Carlo , à Naples. Cagliostro a pour rival un jeune chevalier qui , après avoir été victime des machinations de l'alchimiste , finit par le démasquer. Cet imbroglio est intéressant et le dialogue est spirituel. La musique en est peu saillante ; on n'a guère remarqué que l'air de la Corilla , chanté par Mme Anna Thillon C'est le caprice ; l'air de Cagliostro, chanté par Chollet : Fortune inconstante et légère, et des effets heureux d'instrumentation dans la scène de somnambulisme. Mocker, Henri, Grignon, Mmes Boulanger et Potier ont secondé les deux principaux interprètes.

CAÏD (le), opéra-bouffe en deux actes et en vers libres, paroles de M. Sauvage, musique de M. Ambroise Thomas , représenté pour la première fois sur le théâtre de l'Opéra-Comique, le 3 janvier 1849. On ne peut nier que cet ouvrage ne soit amusant et la musique très-agréable. Cependant, à notre avis, l'ensemble a un caractère de vulgarité, de familiarité et de parodie qui n'est pas celui de Vopera-buffa, ni même de l'ancien opéra-comique. La partition fourmille de motifs charmants. On retrouve dans l'harmonie, sous des dehors piquants, les formes scientifiques

CAID

CAJO

les plus pures ; l'instrumentation est ravissante. D'où vient donc l'impression dont nous avons parlé plus haut? Probablement de la disparate des costumes et de ce genre de pièces dont les gens de goût ont vu avec peine le succès toujours croissant en France; pièces dans lesquelles aucun sentiment vrai et pris au sérieux ne vient reposer l'esprit du spectateur des bouffonneries et des cascades des acteurs. Une alliance aussi continuelle du plus noble des arts avec les côtés infimes du caractère humain nous paraît regrettable. Si elle n'a pas empêché M. Ambroise Thomas d'écrire une partition brillante, qui a assuré le succès d'une œuvre l}rique telle que colle du Caïd , elle a inspiré une quantité vraiment trop considérable de méchantes petites opérettes qui ont imprimé à l'art un c.iractère trivial en désaccord avec l'esprit français. Un barbier, venu en Algérie, ne trouve pas à exercer son industrie : dans l'espoir de se faire donner 20,000 boudjous de récompense , il propose au caid de lui faire connaître les gens qui se promettent de lui donner des coups de bâton pendant l'exercice nocturne de ses fonctions de magistrat. Le caïd accepte le marché , se promettant in petto de substituer la main de sa fille aux 20,000 boudjous; mais le cœur de Biroteau appartient à M'ic Virginie, modiste de la rue Vivienne, qui est aussi venue chercher fortune en Algérie, tandis que la fille du caïd est éprise d'un tambour-major français. Pour abréger, après une scène de méprises dans laquelle le barbier administre lui-même au caïd les coups de bâton dont il devait le préserver, le malheureux est amené à payer les 20,000 boudjous en échange d'un pot de pommade, recette infaillible contre la bastonnade. L'ouverture est vive et originale. Les couplets de la diane, V Amour , ce dieu profane, et l'air le Tambour-major, ont de \a. rondeur et de la verve ; le duo entre le barbier et la modiste est un morceau charmant; le premier acte se termine par un excellent quintette, sans accompagnement d'abord, et ensuite accompagné par l'orchestre. Le second acte renferme une jolie romance accompagnée par la harpe; un nocturne gracieux, pour soprano et basse, O ma gazelle; l'air, si souvent chanté dans les concerts. Plaignez la pauvre demoiselle, qui est très-brillant; le trio comique dans lequel se trouvent quelques traits d'un goût douteux, imposés au compositeur par la nature du sujet. Le finale est un chef-d'œuvre de comédie musicale. Le succès du Caïd s'esrt maintenu depuis quinze

ans, et tout lui présage encore une longue et brillante carrière. Le rôle de Virginie a été un des meilleurs de Mme Ugalde. Hcrmann- Léon chantait et jouait très-bien celui du tambour-major. Mlle Decroix, Sainte-Foy, Boulo et Henri complétaient le personnel de la représentation.

CAÏN ET ABEL, Opéra, musique de Foertsch (Jean-Philippe), représenté en Allemagne en

GAIN ET ABEL, mélodrame , musique de Spindler , représenté à Breslau et à Vienne vers 1795.

CAPRICE DE FEMME (un), opéra-comiquc en un acte, paroles de Lesguillon , musique de Paër, représenté à l'Opéra-Comique le 23 juillet 1834. Il est regrettable pour un musicien de goût , tel que l'était Paër, d'avoir eu à traiter un de ces livrets mort-nés dont'la banalité n'est rachetée par aucune qualité. La pièce ne répond pas même à son titre. Madame Aglaé Surville est l'épouse d'un honnête banquier, qui la néglige trop souvent à son gré pour vaquer à ses opérations financières. Elle imagine de lui inspirer de la jalousie en encourageant les assiduités d'un nommé Valbrun. Le mari découvre le manège et veut donner une leçon à sa trop exigeante moitié. Il feint d'entrer dans une grande colère et sort chargé d'une boîte à pistolets. On entend une double détonation. Aglaé se trouve mal et ne revient à elle que dans les bras de l'adoré Surville. Un espace de treize ans sépare cet opéra de celui du Maître de Chapelle, et néanmoins on n'y a remarqué aucune trace de défaillance. L'introduction est traitée avec esprit ; l'air chanté par Mme Casimir , l'air bouffe de M^e Boulanger et un trio de ces deux chanteuses avec Lemonnicr sont remarquables. Ponchard chantait aussi dans cet ouvrage, mais un rôle sacrifié.

CAIO MARIO, opéra, musique de Caldnra, représenté à Vienne en 1717.

CAJACCIELLO DISERTORE , Opéra en un acte , musique de Catrufo , représenté à Malte en 1792.

CAJETTO, drame musical, musique de Bertoni. Ce drame a été joué et chanté par des enfants dans le palais Labia, à Venise en 1747.

CAJO FABRIZIO, opéra italien, paroles de Zeno , musique de Caldara , représente à Vienne en 1729.

Page 1