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CANGE OU LE COMMISSIONNAIRE DE

SAINT-LAZARE, opéra-comique cq un acte, paroles de Marsollier , musique de Dalayrae, représenté à l'Opéra-Comique, rue Favart, le 18 novembre 1794.

CANONICUS SCHUSTER {le Chanoine cordonnier), opéra allemand , musique de Blum, représenté à Berlin vers 1820.

GANTANTE (la), opéra italien, musique de Sanelli, représenté à Milan en 1841.

CANTATE (la) , Opéra italien , musique de Luigi Vespoli , représenté à Naples, sur le théâtre del Fondo, le 20 aoiit i858.

CANTATRICE (la), opéra italien, musique de Pescetti, représenté à Venise en 1727.

CANTATRICE BIZARRA (la), opéra italien, musique de Fioravanti (Valentin), représenté en Italie vers 1793.

CANTATRICE VILLANE (le), opéra-buffa, musique de Fioravanti, représenté pour la première fois à Turin en 1795, puis à Paris le 30 janvier 1806, et repris aux Italiens en février 1842. Le livret est dans le goût des bouffonneries napolitaines. Pour en donner une idée , nous nous bornerons à dire que le gigantesque Lablache jouait le rôle d'un amoureux podagre et sexagénaire, et se blottissait dans un tonneau pour se dérober à la fureur d'un mari jaloux. La musique est un peu commune, mais pleine de verve et comique au dernier point. L'orchestration est remplie de dessins fort agréables. Nous signalerons la cavatine Corne provar et un bon duo de basses. Lablache, Mmes Albertazzi et Persiani ont fait admirablement valoir cette amusante farce musicale.

CANTEMIR, opéra allemand, musique de Fesca (Frédéric-Ernest). Il est douteux que cet ouvrage, écrit vers 1820, ait été représenté. Fesca est connu comme compositeur de quatuors excellents.

CANTERINA (la), opéra italien, musique de F. Haydn, représenté en 1769.

CANTERINA (la), opéra italien, musique de Tritto , représenté au théâtre Valle , à Rome, en 1790.

CANTIVERIO APPARENTE (el), Opéra espagnol, musique de Garcia (Manucl-del-Popolo-Viccnte), représenté à Madrid vers

CANTONSREVISION (on:) [/a Revue can-

tonale], opéra allemand, musique de Hatter, représenté au théâtre de Kœnigsberg en

CAPITAINE HENRIOT (le), opéra-comique en trois actes, paroles de MM. Gustave Vaez et Victorien Sardou , musique de M. Gevaert, représenté à l'Opéra-Comique le 29 décembre 1864. Le livret, laissé inachevé par l'auteur du poëme de \a,Favorite, a été terminé par celui de la Famille Benoîton. Il est assez amusant et offre quelques bonnes situations musicales, mais peu variées. L'intrigue est compliquée et enchevêtrée de petits détails assez puérils; c'est du Scribe rajeuni. 11 y manque la note émue , la scène dramatique, le cri du cœur. Le capitaine Henriot, c'est-àdire le Béarnais , fait le siège de Paris. Il a promis d'aller souper chez une belle Parisienne, émerveillée de sa bravoure; un de ses amis, René de Mauléon, est fiancé à Blanche d'Etianges , laquelle se trouve ellemême sous la domination d'un officier espagnol nommé don Fabrice. Tout ce monde se retrouve le soir à l'hôtel d'Etianges. Don Fabrice veut à la fois enlever à Mauléon sa maîtresse et faire prisonnier le Béarnais. Mais, grâce à une invention tout à fait invraisemblable du librettiste, Henri est pris par le traître espagnol pour Mauléon. Celuici se laisse passer pour le roi, afin de sauver son maître, quoiqu'il s'imagine que le capitaine Henriot est son rival en amour. C'est là un dévouement plus héroïque que chevaleresque. Au dernier acte, Mauléon , prisonnier des ligueurs, arrive en parlementaire auprès du roi, pour proposer, de la part de Mayenne, certaines conditions. Il sera fusillé si Henri les rejette. Nouveau Régulus, il conseille de ne pas les accepter; d'ailleurs, se croyant trahi par Blanche d'Etianges, il ne tient plus à la vie. Le roi imagine un stratagème au moyen duquel il fait servir don Fabrice à la délivrance ^e Mauléon, et arrache Blanche de ses mains, pour la remettre entre celles de son ami. La musique a été traitée avec la science, le goiit et les ressources qu'on pouvait s'attendre à rencontrer chez un des compositeurs les plus instruits de notre temps. Les chœurs surtout ont été fort goûtés. Nous signalerons le chœur de la Chasse, dont les effets d'écho sont ingénieux; le chœur militaire des soldats du roi, au deuxième acte ; le duo entre Blanche et Valentine, Aux soupirs des zéphyrs, et des couplets qui ont obtenu de suite quelque succès, plutôt parce qu'ils expriment le souhait de la poule au pot qui a rendu si populaire le bon roi Henri,

CAPR

CAPU

quo par la mélodie, qui est un peu monotone :

Donnons à qui n'a pas.

Il faut que tout le monde vive.

Le rôle du capitaine Henriot a été créé avec succès par Couderc. Les autres rôles ont été chantés par Achard , Ponchard , Prilleux ; Mlle Bélia, Augusta Collas et Mme Galli- Marié,

CAPITAINE ROCH (le), opérette, musique de M. Georges PfeiCfer, représenté dans un concert en présence de Rossini, le 23 février

CAPITANO TENAGLIA (il), opéra-buffa, musique de Moneta , représenté à Livournc on 1784.

CAPRICCI IN AMORE (i), Opéra italien, musique de Astaritta, représenté à Venise dans l'automne de 179I.

CAPRICCI D'UNA MARCHESA (i] [les Caprices d'une marquise], opéra italien, musique lie P. Guglielmi, représenté en Italie en 1759.

CAPRICCIO DRAMATICO (il), opéra italien, musique de Cimarosa, représenté à Turin en 1781.

CAPRICCIO DRAMMATICO (il), opéra italien, musique de Charles Valentini, représenté à Messine vers 1827.

CAPRICCIOSA ED IL SOLDATO (la), opéra italien, musique de Carafa (Michel), représenté à Rome en 1822.

CAPRICCIOSA (la), vaudeville, musique de Dreschsler (Joseph), représenté à Vienne vers 1820.

CAPRICCIOSA CORRETTA (la), opéra buffa en deux actes, paroles de Da Ponte, musique de Martini (Vincent), représenté d'abord en Italie, puis à l'Opéra italien de Paris le 25 mars 1815.

CAPRICCIOSA IN CAMPAGNA (la), opéra bouffe en deux actes, musique de Santi, représenté à Florence en 1781.

CAPRICCIOSA PENTITA (la) [la Capricieuse repentante], opéra en deux actes, musique de Fioravanti, représenté pour la première fois à Turin en 1797, puis à Milan en 1801 et sur le Théâtre de l'Impératrice le 5 septembre 1805. Fioravanti, maître de chapelle de Saint^Pierre du Vatican et auteur d'un grand nombre de messes, a réussi principalement dans la musique bouffe. Le succès qu'obtint la Capricciosa pentita décida l'administration du Théâtre-Italien à monter les

Cantatrice villnne, dont le trio est encore connu des chanteurs.

CAPRICCIOSA PENTITA (la), Opéra italien, musique de Morlacchi , représenté à Dresde en 1810.

CAPRICCIOSA RAWEDUTA (la) [la Capricieuse repentante], opéra italien, musique de François Blanchi, représenté à Venise en

CAPRICCIOSO CORRETTO (il). Opéra allemand, musique de Seydelmann, représenté à Dresde vers 1774.

CAPRICE AMOUREUX OU NINETTE À LA COUR (le), opéra-comique en trois actes, paroles de Favart , représenté au Théâtre-Italien le 12 février 1755. Cette pièce est imitée de Berthold à la cour. L'action se passe à la cour d'Astolphe, roi de Lombardie. La musique a été prise à divers auteurs italiens.

CAPRICE D'ERATO (le), ballet-opéra en un acte, paroles de Fuselier, musique de Colin de Blamont , représenté à l'occasion de la naissance du dauphin, le dimanche 8 octobre 1730, par l'Académie royale de musique, avec Chassé, Mlles Anticr, Le Maure, Eremans, et Mlle Camargo dans le ballet.

CAPRICES DU POETE (les), opérette, musique de Mussini, représentée à Berlin en

CAPTIF (le), opéra, livret tiré du roman de Cervantes El Captivo, musique de M. Lassen, représenté à Bruxelles en mai 1865.

CAPULETTI ED I MONTECCHI (l) [les Capulets et les Montaigus], opéra italien en trois actes , livret de Romani , d'après la pièce de Shakspeare, Roméo et Juliette, musique de Bellini, représenté pour la première fois à Venise, le 12 mars 1830 , et à Paris, le 10 janvier 1833. Le drame émouvant imaginé par l'auteur anglais, où l'amour est exprimé avec plus de passion et de bonheur que dans ses autres pièces, sans doute parce qu'il a écrit celle-ci dans sa jeunesse, a inspiré plusieurs compositeurs. Quoique leurs ouvrages renfermassent des morceaux saillants, aucun d'eux n'a obtenu un succès durable. Steibelt a écrit un ensemble d'un beau caractère dans la scène de la mort de Juliette : Grâces vertus, soyez en deuil; Zingarelli a laissé l'air célèbre : Ombra adorata, aspetta ; la Giulielta e Romeo, de Vaccaj, contient de beaux airs. Dalayrac a vainement essayé de traiter ce sujet trop élevé pour son agréable musette.

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