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CARA

Quant à Bellini, son ouvrage se ressent du peu de temps qu'il a employé à l'écrire. Les entrepreneurs du théâtre, à Venise, ayant éprouvé un échec , prièrent Bellini de les tirer d'embarras en improvisant une partition, ce quil fit dans l'espace de quinze jours. Il écrivit le rôle de Tebaldo pour Rubini, ceux de Roméo et Juliette pour Judith et Giulia Grisi. Le premier acte est celui qui renferme les plus beaux morceaux : la cavatine de Tebaldo, celle de Roméo et le finale, dans lequel on remarque un trait pour deux voix de soprano à l'unisson , accompagné par le chœur en notes détachées d'un heureux effet. Dans le second acte , au moment où Roméo et Tebaldo vont se battre, le convoi de Juliette passe au fond de la scène ; Bellini a trouvé là le motif d'une belle inspiration , mais seulement à la fin de la scène. L'air du Tombeau ne saurait être comparé avec l'air de Zingarelli , Ombra adorata, que le célèbre sopraniste Crescentini a chanté avec tant de succès. Le réveil de Juliette a été mieux exprimé. Mlles Judith et Giulia Grisi ont produit beaucoup d'effet dans cet opéra. Deux femmes de talent remplissant des rôles aussi sympathiques que ceux de Roméo et de Juliette auraient assuré aux Capuletti un succès immense, si le génie de Bellini eût été entièrement à la hauteur de cette belle création dramatique. Les types d'Arsace et de Sémiramide sont moins heureux. La scène des tombeaux , ayant paru manquée , fut transformée en un quatrième acte , dont Vaccaj a fourni la musique, et il faut dire à son honneur qu'il réussit dans cette tâche difficile. C'est sous cette dernière forme que l'opéra de Capuletti a été représenté sur la plupart des scènes italiennes.

Sous le titre de Roméo et Juliette, il existe une partition française de cet ouvrage , édition augmentée du quatrième acte, scène des tombeaux, musique de Vaccaj : Nous voici, que le courroux céleste, et la grande scène : La tombe est close, elle repose. C'est M. Crevel de Charlemagne qui en a fait les paroles. Cette partition est devenue la propriété de M. Sylvain Saint-Etienne.

CAQUET DU COUVENT (le) , opéra-comique en un acte, paroles de MM. Planard et de Leuven, musique de M. Henri Potier, représenté à rOpéra-Comique le 5 août 1846. Ce livret, dont l'excellent critique Henri Blanchard a revendiqué la propriété, met en scène de jeunes demoiselles aussi naïves que curieuses, et l'intrigue a le même objet que

celui de la scène si connue à' Agnès dans \'Ecole des Femmes. On a remarqué , à travers quelques réminiscences, les couplets mystiques de don Mathias Pacheco , le chœur de la cloche, qui est fort gracieux, et l'instrumentation élégante de l'ouvrage. Mme* Potier et Lavoye ontjoué cet acte avec grâce et esprit, bien secondées par Sainte-Foy.

CAQUETS ( LES ) , opéra-comique en un acte, paroles de Mme Riccoboni et Vial, musique de F. Berton, représenté à Feydeau le 19 février 1821.

CARA MUSTAPHA , opéra , musique de Franck (Jean-Wolfgang), représenté à Hambourg en 1686.

CARACTÈRES DE L'AMOUR (les) , ballet héroïque en trois actes , avec un prologue, paroles de divers auteurs , musique de Colin de Blamont , exécuté au concert de la Reine, le 12 et le 17 décembre 1736, et à l'Académie royale de musique, le 15 avril 1738. Cet ouvrage eut du succès et fut repris plusieurs fois jusqu'en 1749. U Amour constant, \' Amour jaloux, \ Amour volage sont les titres des entrées dans cette œuvre médiocre. On y ajouta encore les Amours du printemps, le 1er janvier 1739.

CARACTÈRES DE LA FOLIE (les), opéraballet en trois actes , avec un prologue , paroles de Duclos, musique de Bury, représenté par l'Académie royale de musique , le mardi 20 août 1743. Cet ouvrage valut au compositeur le titre de maître de la musique du roi. Il était le neveu de Colin de Blamont et son élève. Il est à remarquer que depuis le Dardanus de Rameau, représenté en 1739, jusqu'aux Fêtes de Polymnie , du même maître (1745) , on ne vit paraître aucun ouvrage remarquable.

CARAMO ou LE HARPONNAGE, opéra romantique, musique de Lortzing , représenté à Leipzig le 20 septembre 1839.

CARATTACO {Caractacus, roi des Silures), opéra, musique de Chrétien Bach, représenté à Londres en 1767.

CARATTACO {Caractacus), tragédie lyrique, paroles de A. Peretti, musique de Catelani, représenté à Modène en 184 1.

CARAVANADEL CAIRO (la), opéra italien, musique de Fabrizzi, représenté à Naples en 1835.

CARAVANE (la), opéra, musique de Recve, représenté à Londres en 1803.

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