CARL
CARAVANE DU CAIRE (la), Opcra CQ
trois actes, paroles de Morci de Chedeville, musique de Grétry, représenté à Fontainebleau le 30 octobre 1783. et à l'Académie royale de musique le 15 janvier 1781. L'ouverture de la Caravane a fait longtemps les délices de nos pères. On y remarque un motif gracieux, mais c'est tout. L'air de basse du pacha. C'est en vain qu'Almaïde encore à mes yeux offre ses attraits , a eu un égal succès. C'est dans cet opéra que se trouve l'air si connu et si populaire : la Victoire est à nous. Malgré les prétentions de Grétry à la couleur locale, on ne saurait en découvrir une trace dans son opéra. Il est vrai que MM. Félicien David et Reyer nous ont rendus difficiles sur ce point.
CARCERE D ILDEGONDA (il) [la prison
d'Ildegarde], opéra sérieux en deux actes, musique de Aspa, représenté sur le théâtre Nuovo au mois d'octobre 1831.
CARCERIERE DI SE MEDESIMO (il) [le geôlier de soi-même], opéra italien, musique de Alex. Mclani, représenté à Florence en
CARDILI^C. mélodrame allemand , musique de Schneider (George- Abraham), représenté à Berlin vers 1800.
CARIBALD, opéra allemand , musique de Stunz, représenté à Munich en 1824.
CARILLONNEDR DE BRUGES (le), opéracomique en trois actes, paroles de M. de Saint-Georges, musique de M. Albert Grisar, représenté à l'Opéra-Comique , le 20 février 1852. L'action de ce sombre mélodrame se passe dans les Flandres, au temps de la domination du duc d'Albe , de sinistre mémoire. Mathéus Claës est un honnête carillonneur que ses émotions patriotiques ont rendu sourd. Il recouvre l'usage de l'ouïe lorsqu'il voit flotter, sur les murs de sa patrie affranchie , l'étendard brabançon. A l'invraisemblance de ce prodige viennent se joindre des épisodes aussi exagérés que peu intéressants, et mieux employés dans d'autres pièces. Béatrix, fille de Mathéus, élève en secret un fils de Marie de Brabant, et s'expose ainsi aux soupçons, à la honte , puis enfin à la malédiction de son père. La princesse la justifie d'un mot. En même temps, le complot éclate et la Flandre est délivrée du joug espagnol. Il n'y a dans cette pièce qu'un personnage sympathique, c'est celui d'une petite chanteuse ] nommée Mésangère, dont M'ie Félix Miolan
a fait une de ses créations les plus charmantes. La partition du Carillonneur de Bruges est une des plus distinguées de M. Grisar. Elle se recommande par un sentiment dramatique soutenu , vrai , énergique, et par des inspirations vives et gracieuses. La souplesse et la variété des talents de M. Grisar n'ont pas été assez remarqués. L'aii; des cloches. Sonnez, mes cloches gentilles! ah! pour d'autres, soyinez ! joint à une facture excellente , un accent de mélancolie pénétrant. La romance de Béatrix , le trio de la Bible ont beaucoup de couleur ; dans un genre tout différent , le rôle de Mésangère est traité avec une finesse charmante; la chansonnette du deuxième acte est un bijou musical. Mlles Wertheimbcr , Félix Miolan (Mn>e Carvalho) et Révilly ont créé les rôles de femmes, BataiUe celui du carillonneur. Les autres ont été interprétés par Boulo , Sainte-Foy et Ricquier. La partition a été réduite pour piano et chant par M. Vauthrot. CARITEA (la), opéra scria en deux actes, musique de FarinelU , représenté en Italie vers 1801.
CARLINE, opéra-comique en trois actes, paroles de MM. de Leuven et Brunswick, musique de M. Ambroise Thomas, représenté à l'Opéra-Comique le 24 février 1840. L'invraisemblance du livret n'est pas rachetée par l'agrément des détails. La baronne de Montbreuse, jalouse de l'actrice Carline, qui tourne la tête au vicomte de Quincy, son fiancé, imagine une intrigue dont elle est dupe elle-même. Le vicomte n'en est que plus épris de l'actrice à laquelle il donne tous ses biens, avec une promesse signée de l'épouser. Carline a la générosité de tout refuser. La partition porte l'empreinte de cette factureélégante dont M. Ambroise Thomas a fotirni les preuves dans tous ses ouvrages. On a remarqué la ronde des moissonneurs, un joli nocturne entre de Quincy et Carline, un bon trio, et l'air de Carline au troisième acte, chanté avec beaucoup d'intelligence par Mme Henri Potier.
CARLO DI BORGOGNA, Opéra italien, musique de J. Pacini, représenté à Venise en
CARLO-FIORAS, opéra historique, musique de Fraenzl, représenté à Munich en
CARLO IL GRANDE, opéra italien, musique de Gabrieli (Domenico) , représenté à Venise en 1688.