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LE DAUPHIN

France, à moi !

CHARLES

Sacriléfres , N'insulti'Z pas aux divins privilèges De ces murs par vous profanés.

Voyez se soulever les pierres sépulcrales. D'où sortent ces morts i-ouronnés!

Tout ce peuple d'ombres royales.

CHAR 153

Qui par ma voix vous parle en m'entourant. Vient de votre avenir dérouler les annali's Aux derniers regards d'un mourant.

Respect à ces ombres royales.

A la voix sainte d'un mourant !

CHARLES

Bedford, Bedford, je succombe, et toi-même Bientôt tu me suivras ; je t'ouvre le chemin,

i Mais pour te traîner par la main

[ Au pied du tribunal suprême. [beaux.

I Prêtres, où portez-vous, sans pompe et sans tlam-

! Le cadavre de cette femme?

I Au peuple dont les mains la mettraient en larnbcnux. Cachez son corps : à Dieu cacherez-vous son àme"? De la justice humaine ou peut la préserver, En dérobant, la nuit, une tombe pour elle; La justice éternelle Saura toujours l'y retrouver.

ISAIÎELLE.

Je tremble et me soutiens à peine.

A-t-il prononcé mon arrêt ?

LE CIICECR.

La reine ! 11 regardait la reine ; Son œil vengeur la dévorait.

A l'assaut, chevaliers, suivez la noble fille Qui brise, en les touchant, casques et boucliers! Leurs soldats sous ses coups sont tombés par milliers, Comme l'épi sous la faucille.

Des fleurs à pleines mains! chantez, jetez des fleurs. La couronne du sacre enfin sur l'autel brille. Chantez; mais non, versez des pleurs..

Cette vierge, elle est désarmée; Elle disparaît à mes yeux Dans des torrents de flamme et de fumée... Anges, pour elle ouvrez les cieux!

(Bans ce moment la clarté devient plus vive, et le soleil semble briller d'une splendeur nouvelle.)

LE CHŒUR

Quel jour pur l'environne De son éclat sacré.

Et quel espoir rayonne Sur son front inspiré.

{On entend le canon retentir dans le lointain.)

CUAULES.

France, réjouis-toi: de ta gloire prochaine Le premier signal est donné.

LE DAUPniK.

Deux partis sont aux mains.

On combat dans la plaine ; Sous ces murs le bronze a tonné.

CHARLES

Oui, de Charles l'infortuné Il annonce les funérailles Et lavénement glorieux.

Qui do't à Reims couronner les batailles De Charles le Victorieux !

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