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CHASSE PRINCIERS (la), opéra allemand, paroles de Kotzebue, musique de Ohmann, représenté à Revel vers 1815.

CHASSE ROYALE (la) , Opéra de genre en deux actes , paroles de M. de Saint-Hilaire, musique de Godefroi, représenté sur le théâtre de la Renaissance le 29 octobre 1S39. Le sujet est rebattu. François 1er, une bouquetière nommée Denise, la duchesse d'Etampes, le comte de Saint-Pol et le paysan Basile s'égarent, se poursuivent, s'évitent dans les bois et se retrouvent au dénoûment. La musique a paru d'ailleurs agréable. On a remarqué un duo entre le roi et Denise, et le grand air de celle-ci chanté avec un hrio charmant et une grâce exquise par l'actrice anglaise Mme Anna Thillon. Hurteaux, à qui les rôles de basse étaient échus au théâtre de la Renaissance, jouait le rôle de François 1er.

CHASSE SAXONNE (la), opéra, musique de Cadaux, représenté au théâtre de Toulouse en 1839. '

CHASSEUR DE CHAMOIS (le), Opéra allemand , musique de Bierey, représenté à Vienne vers 1808.

CHASSEUR SAUVAGE (le), opéra, musique de Payer , représenté à Vienne . vers

CHASSEURS DE SIBÉRIE (LES), Opéra

russe, musique du célèbre pianiste Rubinslein, représenté à Saint-Pétersbourg vers

CHASTE SUZANNE (la) , opéra de genre en quatre actes, paroles de Carmouche et de F. de Courcy, musique de Hippolyte Moupou, représenté sur le théâtre de la Renaissance le 27 décembre 1839. Le livret est d'une inconvenance telle que le public du théâtre de la Renaissance ne l'a pu tolérer. Partant de cette idée fausse que les sujets bibliques réussissent rarement au théâtre, parce qu'ils n'offrent pas de scènes familières qui rompent la monotonie du sujet, les auteurs du poëme se sont imaginés de donner aux vieillards un caractère bouffon. Les sujets sacrés sont trop respectables pour qu'on se permette d'y introduire, sous prétexte de variété, des scènes comiques , encore moins burlesques , et leur succès sera d'autant plus réel et durable que les auteurs se seront maintenus dans le caractère de gravité et d'élévation qu'ils comportent. Si le poëte et le musicien sont trop au-dessous de leur tâche, la pièce est lourde et monotone ; s'ils possèdent au contraire les qualités propres à ce genre de com-

position , si le souffle de l'inspiration ne leur fait pas défaut, leur œuvre participe à la sublimité du sujet ; sic itur ad astra. Les opéras de David, de Saïd, de la. Mort d'Adam n'ont pas eu de succès, cela est vrai; mais Joseph, Moïse sont encore l'objet de l'admiration universelle ; et au Théâtre-Français les sujets bibliques et chrétiens à'Athalie, à'Esther , de Polyeucte sont rangés parmi les chefs-d'œuvre du répertoire. Au point de vue de l'inspiration musicale, l'opéra de la Chaste Suzanne est, à notre avis , le meilleur ouvrage lyrique d'Hippolyte Moupou. Dans la partie sérieuse, nous signalerons une ro" ' mance naïve et charmante de Daniel, dans le ' premier acte ; la scène de l'accusation , dans le second ; l'air de Daniel , la symphonie du sommeil et de la vision, dans le troisième acte. Le duo bouffe des vieillards, écrit pour deux basses, a de la verve et de l'originalité. MM. Géraldi et Bussine l'interprétaient avec succès dans les salons. Cette partition offre, comme toutes celles de Moupou, des inégalités et des bizarreries qui expliquent la sévérité des connaisseurs; cependant, il faut reconnaître qu'elle renferme des mélodies délicieuses et d'un cachet incomparable, telles que la phrase de Daniel intercalée dans le duo :

Comment, dans ma jeune âme,

Supporter à la fois Ce tendre regard de femme , Le son charmant de cette voix?

Les interprètes de cet ouvrage ont été la haute -contre Laborde , la basse Euzet, Mme Anna Thillon et Mlle Ozy.

CHAT BOTTÉ (le), opéra-comique en quatre actes, paroles de Cuvelier, musique de Foignet, représenté au théâtre des Jeunes i Artistes le 19 mars 1802.

CHÂTEAU AU PIED DU MONT ETNA (le), opéra allemand, musique de Marschner, représenté à Hanovre en 1836.

CHÂTEAU D'URTUBY (le), opéra-comique, paroles de M. de Lurieu et Raoul, musique posthume de Berton fils, représenté àl'Opéra- Comique le 14 janvier 1834. Ce jeune compositeur promettait de porter dignement un nom célèbre. Il avait déjà du savoir et des connaissances dans l'instrumentation. On a remarqué un joli duo , Montagnes de la JVavarre, très-bien chanté par Révial et Ponchard. Mme Pradher a joué le rôle de la Châtelaine.

CHÂTEAU DE CANDRA (le) [Das schlnss

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Cant'ra], opéra allemand, musique (U- Joseph Wolfram , joué à Berlm en mai 1833. On a remarqué de beaux chœurs dans cet ouvrage thaniùavec succès par Mlle Grunbaum.

CHÂTEAU DE LA BARBE BLEUE (Le), opéra-comique en trois actes, jiarolcs de M. do Saint-Ucorgcs, musique de M. Limnander, rcpi-é.senté à l'Opéra-Comique le ler décembre is:il. Le livret, surchargé de détails trop invraisemblables, a causé autant de préjudice à la musique de M. Limnander, que les événements politiques qui à cette époque préoccupaient tous les esprits. L'action se passe d'abord aux Grandes-Indes, dans les environs do Madras. Barbe-Bleue est une femme, la duchesse de Lancastre, nièce du roi Jacques, et qui est venue en ce pays lointain pour rallier des partisans à la cause de son oncle déchu. La duchesse , afin de déjouer les soupçons, se fait passer pour une dame indienm.', veuve de plusieurs maris. Quelque sombre et mal famé que soit le château qu'elle habile, des intrigues amoureuses s'y donnent carrière, et on y pousse de beaux sentiments qui trouvent au troisième acte leur récompense dans le château de Saint-Germain. La partition renferme plusieurs morceaux réussis et distingués. Le thème Tant douce patrie! 6 pays chai-mant , chanté par le ténor, est suave et mélancolique ; un joli chœur de femmes, la ballade du Roi de Lahore, un air brillant chanté par Mme Ugalde, ont été remarqués dans le deuxième acte. Les morceaux qui composent le troisième sont tous conçus heureusement : c'est le chœur écossais en imitation pour voix d'hommes, le duo de l'écho, le charmant trio Taisez-vous, et un duo final passionné , auquel l'unisson , selon l'usage que Verdi a mis à la mode , ne fait pas défaut. Le Chûtcau de la Barbe-Bleue a eu pour interprèles : Mme Ugalde, M'ie Lcmcrcier, Dufresne, Sainte-Foy , I-'élix, Carvalho et Duvcrnoy.

CHÂTEAU DE MONTÉNÉRO (le) OU LÉON,

opéra-comique en trois actes, paroles d'Hoffman , musique de Dalayrac, représenté i^ rOpéra-Comique le 15 octobre 1798.

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