‹ Dictionnaire lyriqueChapitre 188 sur 773 · DENYS LE TYRAN , MAÎTRE D'ÉCOLE À · texte numérisé non relu

DENYS LE TYRAN , MAÎTRE D'ÉCOLE À

CORINTHE, opéra historiciue en un acte, paroles de Sylvain Maréchal , musique de Grétry, représenté à l'Opéra national le 23 août 179'1. Cette bouffonnerie, dans laquelle Denys fait la classe à des enfants qui le maltraitent, s'enivre avec un savetier, laisse tomber son diadème, et est condamné à être battu de verges au pied de la statue de la Liberté, ne fait pas honneur à l'esprit du librettiste. Si, comme l'indique assez la date de la représentation, cette pièce a été une saturnale de circonstance, Grétry a commis une mauvaise action en lui prêtant le concours de son talent, car il avait été comblé des bienfaits de la cour. Louis XVI, le tyran, comme on disait alors, lui avait fait accorder une pension de mille francs sur la caisse de l'Opéra, et y avait ajouté une autre pension de mille écus sur sa ca.ssette. Grétry a eu la pudeur tardive de ne pas laisser graver cette partition. DEODATA, opéra de Kotzebue, musique de Weber ( Bernard- Anselme ) , représenté à Vienne eu isio.

DÉPART DE GRÉTRY (le). Opéra, musique d'Eykens, représenté sur le théâtre de Liège en 1829.

DÉPIT GÉNÉREUX (le) , opéra en deux actes, paroles d'Anseaume et Quêtant, musique de Laruette, représenté à la Comédie- Italienne le 16 juillet 17G1.

DÉPUTÉS DU VILLAGE (les) , opéra allemand , musique de Wolf , représenté à Weiniar en 1773.

DERNIER JOUR DE MISSOLONGHI (le), drame en trois actes et en vers libres de Ozaneaux, musique d'Hérold, représenté sur le théâtre de l'Odéon le lO avril 1828. Lepoume est très-émouvant et bien traité. La forme

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littéraire est noble et digue du sujet. Mais i; faut reconnaître qu'Hérold a été inférieur à lui-même en cette circonstance, soit que son talent ne put s'élever à exprimer les plus grands sentiments, tels que ceux du patriotisme et du désespoir, soit qu'il se sentît déconcerté par les souvenirs écrasants du Sie'yc de Corinthe, qui, joué deux ans auparavant, avait offert des situations analogues à celles du Siège de Missolongin.

DERNIER JOUR DE POMPÉI (le) [FI ultimo giorno di Pompei], opéra italien en deux actes, livret de Tottola, musique de Pacini, représenté à Naples le 19 novembre 1825, et à Paris le 2 octobre 1830.

DERNIER JOUR DE POMPÉI (le), opéra sans paroles, sujet tiré du roman de Bulwer, musique d'un compositeur suédois , représenté à Liibeck en octobre 1863. Nous sommes obligé d'ajouter, et sans nom d'auteur , n'ayant pu nous renseigner sur ce point. Puisque les musiciens composent des romances sarcs paroles, des opéras sans paroles, voire même des messes sans paroles, ^lowrquoi les littérateurs ne donneraient-ils pas à leurs ouvrages des titres comme ceux-ci : la Bhafjavadgiia, opéra indien sans musique ; la. Jungfrau, valse sans musique?

DERNIER JOUR DE POMPÉI (le), opéra

en quatre actes, musique de JI. A. Gabst, représenté à Breslau le 16 avril 1864.

DERNIER ROI DE JUDA (le), opéra biblique en deux actes , poëme de M. Maurice Bourges, musique de M. Georges Kastner, exécuté dans la salle du Conservatoire le ler décembre 1844. Cette composition lyrique est, à proprement parler, un oratorio ou une suite de scènes offrant au musicien l'occasion d'employer les ressources diverses de son art sans être gêné par les exigences de l'action dramatique. A une ouverture très-dévcloppée succède l'introduction en ré mineur dans laquelle le prophète Jérémie et le chœur des Hébreux gémissent sur l'état de Jérusalem, et les voluptueuses profanations de la ville sainte L'orchestre, que M. Georges Katsner traite, magistralement , exprime à la fois le double effet des accents du prophète et des chants de joie des filles de Syrie. On a remarqué ensuite un duo entre Amitala , mère du roi Sédécias , et Jérémie ; un autre duo entre Sédécias et Jémina ; la romance de Sédécias, Ma hien-aimée, oà donc est-elle? délicieusement accompagnée par la harpe et le cor anglais, que Roger a chantée avec beaucoup

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d'expression, et un chœur guerrier. Cet oratorio, dans lequel on a surtout admiré l'habi- Jeté dont le compositeur a fait preuve dans l'usage des instruments à vent, a été chanté par Roger, Hermann-Léon, Massol, Mmcs Doras Gras, Mondutaigny et Hortense Maillard.

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