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DEUX CHASSEURS ET LA LAITIÈRE

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(l.v suite des), opéra-comique, musique de Piccinni (Louis), représenté à Paris en 1788.

DEUX COMMISSIONNAIRES (les), Oréra-

comique en deux actes , paroles de Jom-dan et Visé, musique de Gressier, représenté au théâtre Louvois en 1794. Le sujet de la pièce est tiré de la nouvelle de Florian , Claudine, qui a inspiré encore plusieurs autres opérascomiques.

DEUX COMPÈRES (les), opéra-comique en deux actes, de Lourdet de Santerre , musique de Laruette, représenté à la Comédie- Italienne, le 24 aoiit 1772.

DEUX COMTESSES (les), opéra-comique, musique arrangée par Framery, représenté à Paris vers 1755.

DEUX CONTRATS (les), Opéra français en deux actes, de Planard, musique de Garcia (Manuel-del-Popolo-Vicente ) , représenté à rOpéra-Comique le 6 mars 1824.

DEUX COUSINES (les) , comédie en un acte, mêlée d'ariettes, paroles de La Ribardière, musique de Desbrosses, représentée aux Italiens le 21 mai 17G3. C'est une œuvre médiocre d'un acteur de la Comédie-Italienne qui ne peut figurer au rang des compositeurs de musique.

DEUX COUVENTS (les) , opéra en trois actes, de Desprez, musique de Grétry, représenté à la Comédie-Italienne le 12 janvier 1792. (Voyez Cécile et Dermancé.)

DEUX CRISPINS (les) , opéra-comique en un acte, paroles et musique de Lemière de Corvey, représenté au théâtre Molière, à Paris, en 1798.

DEUX DACHELS (les) , opéra allemand, musique de Tuczck, représenté au théâtre de Léopoldstadt vers 1802.

DEUX DUÈGNES (les) , opéra-comique , musique de Kirchner, représenté à Strasbourg en 1834.

DEUX ÉPAGNEULS (les) , opéra-comique en un acte et en vers, paroles de M. Edouard Fournier, musique de M. Charles Manry, représenté dans la salie des Néothermes, rue de la Victoire, le 19 décembre 1854. L'action se passe au temps de M""; de Pompadour, et l'auteur met en scène deux king's- Charles dont les faits et gestes donnent lieu à des -luiproquos plaisants. La musique, du regrettable amateur M. Charles Manry, a été vivement goiitôe par l'auditoire d'élite qui assi.s-

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tait à cette représentation. On a remarqué le solo de hautbois de l'ouverture , et une pastorale accompagnée par M. VeiToust: Ce petit ouvrage a été joué par MM. Guyot, Bélouet, Mlle de Joly.

DEUX ERMITES (les). Opéra - comique en un acte, de Planterre, musique de Caveaux (Pierre), représenté à Feydeau le 12 avril 1793.

DEUX FAMILLES (les) , drame en trois actes, paroles de Planard, musique de Labarre, représenté à l'Opéra-Comique le 11 janvier 1S31. Le sujet est tiré de l'histoire du Cid. La musique est bien faite , mais offre un trop grand nombre de petits airs dans la facture desquels Labarre a toujours fait preuve d'un talent incontestable. L'air da basse des Deux familles : A'on, de ma juste colère, est classique et si bien écrit dans les cordes de ce genre de voix, que les professeurs de chant l'ont universellement adopté pour leurs élèves. C'est un des beaux airs du répertoire français.

DEUX FIGARO (les), Opéra en trois actes, paroles de Tirpenne, musique de Carafa, représenté sur le théâtre de l'Odéon le 22 août 1827. Malgré le mérite de la partition, qui renferme de jolis motifs et des ensembles développés avec une habileté toute magistrale, cet opéra ne peut lutter avec avantage contre les souvenirs des Xozze di Figaro de Mozart , et du Barbier de Rossini, pas plus que la pièce écrite par Martelly n'a triomphé de celte de Beaumarchais, dont ce littérateur voulait faire la critique. M. Carafa présente le phénomène d'un compositeur d'un très-grand talent qui a constamment trouvé sur sa route des pierres d'achoppement qui lui ont valu les chutes les plus douloureuses et les moins méritées.

DEUX FIGARO (les), opéra allemand, musique de Conradin Kreutzer, écrit vers 18-10.

DEUX FORÇATS (les) , mélodrame , musique du baron de Lannoy, écrit à Vienne vers

DEUX FORÇATS (les), mélodrame italien, musique de Aspa , représenté avec succès au théâtre del Fondo de Naples en décembre

DEUX FRÈRES (les) OU LA REVANCHE,

opéra, musique de Cambini (Jean-Joseph), représenté au théâtre de Beaujolais en 1788.

DEUX GENTILSHOMMES (les) , opéra-CO-

mique en un acte, paroles de Planard, musique de M. Justin Cadaux, représenté à l'Opéra- Comique le 17 août 1844. Ce petit ouvrage a obtenu quelque succès. Ce n'est pas toutefois que le livret soit intéressant. Deux vieux gentilshommes ruinés se piquent d'honneur en se disputant une place sur un banc dans le bois de Saint-Germain. Un coup du sort leur rend la fortune qu'ils avaient perdue ; ils se réconcilient et dotent deux jeunes amoureux de village. Mais la musique est bien faite, instrumentée avec goût et écrite dans un style archaïque approprié au sujet. Le duo des deux gentilshommes se recommande par des détails comiques de bon goût. Le rhythme et l'harmonie dans les ritournelles de ce duo ont un caractère franchement vieillot qu'il n'est pas aisé d'imiter à ce point. Nous signalerons encore le morceau brillant, en forme de tyrolienne, chanté par la laitière.

DEUX GILLES (les), saynète lyrique , pa rôles et musique de M. Mélesville fils, représenté aux Folies-Nouvelles en août i855.

DEUX HOUSARDS (les), opéra-comique on deux actes, musique de Doppler (Albert- François), représenté à Pesth en 1853.

DEUX ISSUES (les), opéra-comique, musique de Piccinni (Alexandre), représenté au théâtre des Jeunes-Artistes de la rue de Bondy vers 1804.

DEUX JAKET (les) , opéra-comique en un acte, paroles de Planard, musique de M. Justin Cadaux, représenté à l'Opéra-Comique le 12 août 1852.

DEUX JALOUX (les), opéra-comique, musique de Bonnay, représenté au théâtre de Beaujolais vers 1787.

DEUX JALOUX (les), opéra-comique en un acte, paroles de Dufresny et Vial, musique de Mtne Ga'il, représenté au théâtre Feydeau le 27 mars 1813.

DEUX JARDINIERS (les), opéra-comique, musique de Chapelle (Pierre-David-Augustin), représenté à la Comédie-Italienne en

DEUX JOCKEYS (les), opéra-comique en un acte, musique de Gaveaux (Pierre) , représenté à Feydeau en janvier 1799.

DEUX JOURNÉES (les) , comédie lyrique 3n trois actes, paroles de Bouilly, musique de Cherubini, représentée au théâtre Fey-

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<lcau le IG janvier I800. La scène se passe au temps du cardinal Mazarin, ei le petit Sa voyard Antonio en est le héros. L'auteur du livret a tellement multiplié les incidents que l'intérêt est partagé et ne peut se fixer sur aucun personnage de la pièce. Il n'y a ni unité de temps, ni unité de lieu, ni unité d'action. La belle musique du maître florentin ne pouvait sauver un pareil poënic. Cependant, on a conservé de beaux fragments de la partition. Nous citerons l'air du petit Savoyard, les couplets de Mikély : A leurs yeux )' dérobe madame , un beau chœur de soldats sur ces jiaroles absurdes :

M(5i'i(oiis la bienveillanee Du ci5lébre Mazarin; Surveillons et servons bien Son émineuce.

( )n conviendra que Cherubini aurait pu mieux l'mployer son admirable talent.

DEUX JUMEAUX DE BERGAME (l.ES),

comédie en un acte, de Florian, musique de Uésaugiers, représenté à l'Opéra-Comique le li août 1T82.

DEUX LETTRES { LES ) , opéra-comique en un acte, paroles de Dejaure, musique de lioieldieu, représenté à Feydcau le 4 août

DEUX LETTRES ( LES ) , opéra en deux actes, musique de L.-E. Jadin, représenté à Favart en 1797.

DEUX MAÎTRES ( LES ) . opéra-comique , musique de Piccinni (Alexandre), représenté au théâtre des Jeunes-Artistes de la rue de Bondy vers 1804.

DEUX MARIS (les) ,. opéra-comique en un acte, paroles d'Etienne, musique de Nicolo Isouard, représenté à l'Opéra-Comique le 18 mars I8I6.

DEUX MEUNIERS (les), opéra-coniique en un acte, paroles do Balzac (Charles-Louis), musique de IL Rigel , représenté au théâtre du Caire (en Egypte) en 1799. Ce Balzac, architecte et littérateur, fît partie de l'expédition française en Egypte.

DEUX MILICIENS (les), opéra-comique en un acte, d'Azcmard, musique de Fridzeri, re- ]n-ésenté à la Comédie-Italienne le 24 août

DEUX MOTS ou UNE NUIT DANS LA FO- RÊT (les), opéra en un acte, musique de Oonradin Kreutzer, représente à Vienne, en IS03.

DEUX MOTS ou UNE NUIT DANS LA FO- RÊT, comédie en un acte, en prose, paroles de Marsollier, musique de Dalayrac, représentée à l'Opéra-Comique le 9 juin I80e. Le sujet a été tiré du roman le Moine. M. Fétis place en 1798 la première représentation de cet ouvi-age, dont il n'est resté qu'un agréable souvenir.

DEUX NUITS (les), opéra-comique en trois actes, paroles de Scribe et Bouilly, musique de Boieldicu, représenté ;i Paris le 20 mai 1829. Un livret sur un sujet usé , des ruses de valet, des invraisemblances qui ne sont rachetées par aucune invention piquante, neuve ou même gracieuse, tout semblait réuni pomempêcher le succès de cet opéra, qui fut le dernier de Boieldieu et dont la chute contribua à aggraver la maladie qui l'enleva peu d'années après. Et cependant , que de choses charmantes dans cet ouvi-age, et dignes do l'immortel auteur de la Dame blanche! Au premier acte , l'introduction et le chœur, du festin, si brillants et de la bonne manière de Boieldieu , intéressants par le rhythme sans le secours de modulations imprévues , car ce long morceau ne sort pas du ton (ïut ; les couplets, le Beau pays de France ; l'air de l'évocation des valets, qui n'a que le tort d'être une imitation des effets de VIrato de Méhul. Chollet s'y faisait applaudir. L'orgie qui termine est pleine d'entrain et de vigueur. Au second acte, le duo entre Carill et Betty est un des plus jolis que le compositeur ait écrits; l'ensemble Charmante solitaire surtout est d'un effet agréable. Mentionnons encore les couplets Prends garde à toi, chantés par Mme Pradher; les stances des ménestrels et le finale, d'une harmonie sérieuse et riche. L'interrogatoire des deux valets est la scène principale du troisième acte , et elle est traitée avec autant d'esprit que celle de la Vente dans la Darne blanche. Il est fort regrettable qu'un opéra-comique de cette importance paraisse à jamais rayé du répertoire. Les amateurs et les musiciens lui prédisaient le plus bel avenir lors de la première représentation. Boieldieu fut obligé de venir sur la scène recevoir les félicitations du public.

DEUX NUITS (les) , opéra-comique en deux actes, paroles de Cofin-Rosny et Béraud, musique de Leblanc, représenté au théâtre de la Gaîté le 31 mai I802.

DEUX ONCLES (les). Opéra en un acte, paroles de Grétry neveu, musique de Solié, représenté à l'Opéra-Comique le 3 janvier

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DEUX ORPHELINES (les), opéra- comique en un acte, musique de Lcmière de Corvey, représenté au théâtre :\Iolière à Paris en

DEUX PÊCHEURS (i.Es), opérette en un iicte, paroles de MM. Bourget et Dupeuty, musique de M. Offenbacli, représentée aux Bouffes-Parisiens le 13 novembre 1857.

DEUX PETITS AVEUGLES (les) , comédie en un acte, en prose, mêlée d'ariettes, paroles de Noël, musique de Trial fils, représentée aux Italiens le 28 juillet 1792.

DEUX PETITS SAVOYARDS (les) , Opéracomique en un acte et en prose, mêlé d'ariettes, paroles de MarsoUier, musique de Dalayrac, représenté à la Comédie-Italienne le mercredi 14 janvier 1789. Un seigneur a la fantaisie de donner une foire dans son parc. Il y remarque deux Savoyards qui l'intéressent et qu'il veut adopter; mais il veut auparavant éprouver leurs sentiments. Tous deux aiment tant leur mère qu'ils refusent les offres qui leur sont faites d'une existence heureuse que leur mère ne doit pas partager. On les enferme pour vaincre leur obstination. Ils grimpent dans la cheminée et se sauvent par les toits. On les arrête ; on trouve dans leur sac une boîte renfermant un anneau, un cachet, un portrait. Le seigneur reconnaît le portrait comme lui appartenant ; mais il est dupe lui-même de l'accusation ; il ne possède que la copie du portrait d'une femme que son frère a aimée. Les deux petits Savoyards sont ses neveux , et il se trouve qu'il a bien placé ses bienfaits. Ce livret, malgré l'empreinte, familière à cette époque, de sensiblerie un peu niaise, a de la gaieté et du charme. La musique est fort agréable et d'un accent plein de vérité et de grâce. Les rôles des deux Savoyards ont été joués de la manière la plus piquante par M'ne Saint-Aubin et Mlle Renaud cadette. Solié jouait avec talent le rôle du seigneur. La chanson des Deux Savoyards a été longtemps populaire :

Escouto, d'Jeannetto, Veux-tu d' biaux habits ?

Laridetto.

Escouto, d'Jeannetto, Pour aller à Paris ?

Oni-da, monsieur, dit la fiUetta, Ter que faire mi donner ça?

Eh ! comment, d'Jeannetto, Tu n' douvinés pas ?

Escouto, d'Jeannetto,

Veux-tu de l'argent?

Laridetto.

Escouto, d'Jeannetto,

Tiens, prends, mon enfant.

Ah! ah! monsieur, dit la lilletta, Comment faire pour gagner ça ?

Eh ' comment, d'Jeannetto, Avec tant d'appas, Laridetto, Eh! comment, d'Jeannetto, Tu n' douvinés pas?

Escouto, d'Jeannetto, Baille me un baiser, Laridetto, Escouto, d'Jeannetto, Et sans me r't'user.

Ali! ah! monsieur, dit la liUctta, Comment faire per vous dir' ça?

Sachez que d'Jeannetto, Quand elle aimo bien, Laridetto, Sachez que d'Jeannetto Donno ça per rien.

Dalayrac a arrangé avec goût ce vieil aiides montagnes de la Savoie.

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