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EZIO

Carré, musique de M. Ernest Boulanger, représenté à rOpéra-Comique le mardi 4 décembre 1860. Rosalinde, jeune veuve, sa sœur Phébé , le capitaine Annibal et le poëte Fabrice sont les personnages de cette petite pièce. Dans le cours de l'intrigue , Rosalinde laisse tomber son éventail au.'t pieds d'Annibal, afin qu'il le lui rapporte chez elle ; ce qui a motivé assez légèrement le titre. La partition, traitée avec esprit , renferme de jolis détails : laséguidille : Bel astre aux doux yeux, et l'air agréable de Rosalinde : Tai vingt ans, je suis veuve. Les rôles ont été créés par Crosti, Ponchard, Mme Faure- Lefebvre et Mlîe Angèle Cordier.

EVENTI DI FILANDRO ED EDESTA, opéra

italien, musique de UcccUini , représenté à Parme en 1675.

EVERGETE, opéra Italien en trois actes, musique de Léo, représenté à Naples vers

EWIGE JUDE (der) [le Juif errant], drame allemand, musique de Uber, représenté à Dresde vers 1S19.

EXIL DE ROCHESTER (l'), opéra-comique •en un acte, paroles de Moreau et Dumolard, musique de Raphaël Russo , représenté à rOpéra-Comique le 29 novembre 1828.

EXILÉ (l'), opéra-comique, musique de Mazzinghi, représenté à Londres vers 1805.

EXILÉ (l'), opéra-comique en deux actes, musique de De Pellaert, représenté à Bruxelles en 1827.

EXTASE (l'), vaudeville en trois actes, paroles de MM. Lockroj- et Arnould, musique de Doche, représenté au théâtre du Vaudeville le 23 janvier 1843. Le somnambulisme a fourni le sujet de la pièce. Une jeune fille somnambule s'est éprise dans son état extatique d'un jeune homme , Rodolphe Verner, qui seul peut la guérir du mal qui la dévore. Son père se met à la recherche de ce héros rêvé, et le découvre. Quoique cette pièce ait été jouée au Vaudeville, elle appartient au genre de l'opéra-comique par le nombre des morceaux de musique qu'on y a exécutés et par leur importance. La petite ouverture et le chœur des chasseurs ont été remarqués.

EXTRAVAGANCES DE LA VIEILLESSE (les), opéra en un acte, musique de Gresnick, représenté au théâtre Montansier, à Paris, en 1796.

EZIO, opéra italien , musique de Porpora , représenté à Venise en 1 728.

Cette tragédie émouvante, l'une des plus belles du grand poëte, a inspiré les vingt compositeurs les plus célèbres de l'Italie. En voici l'argument : Aétius, capitaine des armées impériales sous le règne de Valentinien III, revenant triomphant des Champs catalauniques , fut accusé injustement do trahison et condamné à mort par l'empereur lui-même. Ma.s.ime, patricien romain, irrité déjà contre Valentinien, qui avait cherché à attenter à l'honneur de sa femme, veut se servir d' Aétius pour tuer l'odieux tyran"; mais il ne peut réussir à gagner le général. Alors il feint de le croire coupable et il demande son supplice dans le dessein de soulever contre Valentinien le peuple dont Aétius était l'idole, et son plan dicté par la vengeance réussit pleinement. La scène se passe à Rome. La pompe du spectacle contribuait aussi, avec les beaux vers de Métastase et la musique des Porpora , des Jomelli , des Traetta, des Guglielmi et des Sacchini, à exciter l'intérêt des Italiens. C'est ainsi que. dès le lever du rideau, on se trouvait transporté dans le forum romain oii s'élevait le trône impérial, et un arc triomphal, et on contemplait la vue de Rome illuminée pendant la nuit de mille feux. On assistait aux apprêts somptueux des fêtes décennales et des honneurs préparés pour fêter le retour d' Aétius, vainqueur d'Attila.

Les morceaux principaux de cet ouvrage sont les suivants : dans le premier acte, les airs d'Ezio : Pensa a serbarmi, o cara ; de Fulvia : Caro padre, a me non Dei ; de JNIassimo : // nocchier, che si figura; de Varo : Se un belV ardire ; d'Onoria : Quanta mai felici sieti ; de Massimo : Se povero il ruscello; de Valentiniano : So,chi t'accese; d'Ezio : Se fedele mi brama il régnante; d'Onoria : Ancor non premi il soglio ; dans le second acte, les airs de Valentiniano : Yi fida la sposa; de Massimo : Va dal furore portata; d'Ezio : Recagli quelV acciaro ; de Fulvia : Quel fingere affetto ; de Varo : Nasce al bosco in rozza cuna; d'Onoria : Finehè pcr te mi palpita; d' Aétius : Ecco aile miè cutene; de Fulvia : La mia costanza ; de Massimo : Col volto ripieno; enfin le dernier morceau du second acte chanté par Valentinien : Che mi giova, impero. e soglio; dans le troisième acte : les airs d'Ezio : Guarda pria, se in qucsta f rente ; de Valentinien : Peni tu per un' ingrata, et Con le procelle in seno ; d'Ezio : 5e la 7nia vita; de Valentinien : Per tutto il timoré; de Massino : Tergi l'ingiuste lagrime; de Fulvia : Ah! non son io, ed io respiro? de Varo ;

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