EVA
ÉVEN
son erreur, se fait néanmoins le champion de :ctto pauvre fille, et provoque Reynold. Celui-ci reçoit de Zara une épée magique ; mais, au moment où il va s'en servir contre son adversaire, la perfide Egyptienne, pour sauver les jours d'Odoard qu'elle aime, avoue sa Caute. L'innocence d'Euryanthe est proclamée. Il y a dans la pièce française des personnages épisodiques qui divertissent le public par leurs lazzi; mais c'est encore là une nouvelle atteinte portée au caractère de la musique de Webcr , qui ne comporte nullement l'élément comique. En suivant l'ordre de l'édition française , celle qui de nos jours est seule représentée, nous indiquerons sommairement les morceaux les plus saillants. La romance d'Odoard a trois couplets dans l'œuvre originale, et ils sont accompagnés d'une manière différente. On a supprimé le dernier au Théâtre-Lyrique. La mélodie en est expressive et gracieuse. Dans la scène du défi des chevaliers rivaux se détache une phrase magnifique qui sert de début à l'ouverture. La cavatine chantée par Euryanthe est le chef-d'œuvre de la partie vocale de cet opéra. Rien n'égale la suavité rêveuse, la mélancolie charmante de ce morceau. Le duo d'Euryanthe avec Zara, et le finale du premier acte sont aussi remarquables. Le duo d'Odoard et d'Euryanthe, au second acte, est très-beau; mais la scène dans laquelle les chevaliers reprochent à Euryanthe son déshonneur apparent est plus que faible , et n'offre qu'une suite d'effets heurtés et violents. Le troisième acte renferme le célèbre chœur des chasseurs, une des plus belles inspirations de Weber , et une jolie ronde en la majeur avec un refrain en chœur qui est le pendant de celle de Freyschutz. Les rôles ont été chantés par Michot , Balanqué , Mlles Rey et Borghèse. 11 existe une traduction exacte de VEuryanUie allemande, par M. Maurice Bourges.
EUTHYME ET LYRIS, opéra en un acte, paroles de Boutillier, nmsique de Désormery, représenté par l'Académie royale de musique le ler octobre 17TC. Cet ouvrage eut vingtsix i-eprésentations , ce qui était un succès à une époque où l'on jouait les œuvres immortelles de Gluck.
ÉVA, drame lyrique en deux actes, paroles de :SIM. de Leuvcn et Brunswick, musique de de Coppola et Girai'd, représenté à lOpéra- Comique le 9 décembre 1839. Le sujet est imité de Nina ou la FoUe par amour, opéra de MarsoUier et dcDalayrac. Eva, jeune Sué-
doise, a perdu la raison à la vue de son fiancé mourant dans un combat contre les Russes. La .scène se passe sous Charles XII. Mais, comme dans Nina, le défunt n'est pas viort , et le colonel Gustave vient rendre la raison à la pauvre insensée. Cet ouvrage se compose musicalement des fragments de Nina pazza per amore , opéra écrit à Rome par Coppola en 1835, et représenté dans toute l'Europe avec un grand succès. Girard, qui fut depuis l'habile chef d'orchestre de l'Opéra et de la Société des concerts, fut chargé alors d'eu former une pièce française pour les débuts de M™e Eugénie Garcia , qui y obtint un grand succès comme cantatrice , tandis que la musique de Coppola fut assez étourdiment vilipendée par la presse entière.
EVA HLYNA, opéra bohémien, musique de Doerstling, représenté à Prague au Théâtre National en novembre 1862.
EVACUAZIONE DEL TESORO (l"), farce italienne, musique de J. Pacini, représentée à Pise en 1815.
EVANDRO IN PERGAMO, opéra-séria, musique de Mirecki, représenté à Gênes en décembre 1824.
EVELINA, opéra, musique de Coccia, représenté à Milan en 1815.
EVELINA, opéra italien de Giosa, représenté à Naples au mois de juin 1845.
ÉVÉNEMENTS IMPRÉVUS (les), comédie en trois actes , mêlée d'ariettes , paroles de d'Hèle, musique de Grétry, représeûtée à Versailles le il novembre 1779, et à Paris, aux Italiens, le 13 novembre de la même année. Ce fut la dernière production de l'infortuné littérateur, mort jeune, et dont le caractère bizarre a été dépeint par Grétry d'une manière intéressante dans ses Essais sur la -Musique. d'Hèle avait fait pour son ami les poëmes du Jugement de Midas et de \'Amant jaloux. La partition, qui n'est pas des meilleures, renferme deux airs qui ont obtenu un certain succès ; celui de Philinte : Qu'il est cruel d'aimer, et celui du marquis de Versac : Dans le siècle ofi nous sommes.
ÉVÉNEMENTS IMPRÉVUS (les), musique de Ferrari (L-G.) , représenté au théâtre Montansier vers 1794. C'est la même pièce qui avait été mise en musique par Grétry.
ÉVENTAIL (l'), opéra-comique en un acte, paroles de MM. Jules Barbier et Michel