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talent lorsqu'il composa Fidelio. Cependant cet opéra eut peu de succès à Vienne. Peu à peu les grandes beautés qu'il renferme furent comprises; le public y fut initié par l'audition fréquente des immortelles symphonies du maître , et Fidelio fut considéré comme un chef-d'œuvre de la scène allemande. La scène dans laquelle Léonore détend son époux, lorsque le gouverneur vient pour l'assassiner, est la plus belle de toutes. Le finale du dernier acte est d'un effet puissant; les chœurs et l'orchestre font entendre une des plus belles inspirations du grand symphoniste. Cependant, sans manquer de respect envers le génie de Beethoven, on peut dire que si on se place au point de vue de la musique vocale et du genre dramatique, Fidelio ne réunit pas les conditions de l'œuvre lyrique telle que Gluck, Mozart, Rossini et Meyerbeer nous l'ont fait concevoir. L'instrumentation domine les parties essentielles de l'œuvre, et les formes mélodiques ne sont pas assez faciles à saisir. C'est pourquoi, lorsque la troupe allemande représenta Fidelio dans la salle Favart, en 1829 et en 1830, il eut peu de succès, malgré le talent du ténor Haitzinger, le jeu dramatique et la belle méthode de Mme Schrœder-Devrient. Il fut représenté en 1852 aux Italiens, et M"<î Sophie Cruvelli y fit admirer sa belle voix.

Fidelio, traduit par MM. Jules Barbier et Michel Carré, et mis en trois actes, fut représenté au Théâtre-Lyrique le 5 mai 1860. L'interprétation intelligente de M^e Viardot, l'exécution remarquable de la scène du cachot et du chœur magnifique en ut majeur n'ont pu suffire pour maintenir cet opéra au répertoire. Bataille a chanté le rôle du geôlier Rocco ; Serène, celui de Ludovic le More ; Guardi et Mlle Faivre, ceux de Jean Galéas et de Marceline.

FIDÉLITÉ DES FEMMES (l\) [Weiber Treue], opéra allemand, musique de Gustave Schmidt, représenté au théâtre Royal de Berlin en novembre 1859, et à Mayence en mars 1802.

FIERABRAS, opéra en trois actes, paroles de Joseph Kupelwieser, musique de François Schubert, composé en 1823 et non représenté. Cet ouvrage passe pour le chefd'œuvre dramatique du maître. Nous supposons qu'il renferme de grandes beautés ; car, à nos yeux, la place de Schubert est sur le même rang que les plus illustres musiciens, et lorsqu'on connaîtra plus complètement ses œuvres, ce rang ne lui sera disputé par per-

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sonne. En attendant, nous rapportons ce que ses compatriotes ont affirmé relativement à son opéra de Fierabras. Le sujet est emprunté à l'histoire des Chevaliers de la Tableronde. Les amours d'Eginliart avec Emma, fille de Charleraagne, ceux de Roland avec Florinde , fille du roi des Maures, forment le tissu du poëme ; mais la figure principale est celle de Fierabras, frère de Ftorinde et l'honneur de la chevalerie de son temps. L'ouverture a un caractère énergique et sombre. La partition abonde en morceaux importants, chœurs, marches, airs et duos développés. Plusieurs fragments furent exécutés à Vienne par l'association des Chanteurs viennois, sous la direction de M. Herbeck.

FIERA (la) [la Foire], opéra italien, musique de Caruso, représenté à Rome en 1779.

FIERA (la) [la i^OîVe], opéra-buffa, nausique de P.-C. Guglielmi, représenté au théâtre des Florentins, à Naples, vers 17S5.

FIERA (la), opéra italien, musique de Pavesi, représenté à Venise vers 1830.

FIERA DI FORLIPOPOLI (la), opéra italien, musique de Bernardini, représenté à Rome en 1789.

FIERA Dl FRASCATI (la), Opéra italien, musique de Bresciani , représenté au théâtre San-Benedetto, à Venise, en mars 1830.

FIERA DI VENEZIA (la) [la Foire de Venise], opéra italien en trois actes, musique de Salieri, représenté à Vienne en 1772.

FIFRE ENCHANTÉ (le) OU LE SOLDAT

MAGICIEN, opérette, paroles de MM. Nuitter etTrefeu, d'après la pièce d'Anseaume, musique de M. Offenbach , représenté à Ems en juillet 1864.

FIGARO , opéra allemand , musique de Tost, représenté à Presbourg en 1793.

FIGLIA DELL ARCIBRO (la) [la Fille de l'archer], opéra italien, musique de Pedrotti, représenté à Mantoue en 1843.

FIGLIA DEL REGIMENTO (l\), Opéra-CO-

raique en deux actes, musique de Donizetti. (Voyez la Fille du régiment.)

FIGLIA DEL SOLDATO (la), opéra italien, musique de Raientroph, représenté au théâtre NuDvo, de Naples, en 1842.

FIGLIA DELL' ARCIERE (la) [la Fille de ZarcAer], opéra italien, musique de Coccia, représenté à Naples en 1834.

FIGLIA DELL' ARIA (la) [la Fille de l'Air], opéra italien, musique de Paini , représente en Italie vers 1790.

FIGLIA DELL' ARIA (la) [la Fille de l'Air], opéra italien, musique de Garcia (Manueldel-Popolo-Vicente), représenté à New- York vers 1826.

FIGLIA DI DOMENICO (la), opéra italien, musique du comte Belgiojoso, représenté au théâtre Re, de Milan, en 1845.

FIGLIA DI FIGARO (la) [la Fille de Figaro], opéra italien, musique de Lauro Rossi, donné à Vienne en 1846, à Turin en 1847, et repris avec quelque succès au théâtre Carcano, à Milan, en 1850.

FIGLIO BANDITO (il), Opéra italien,- musique de Coppola (Pierre-Antoine) , représenté au théâtre del Fondo, à Naples, en 181G. Cet ouvrage annonçait un compositeur d'un bel avenir, mais l'admiration publique était exclusivement réservée aux opéras de Rossini.

FIGLIO DELLE SELVE (il) [l'Enfant des bois], opéra italien, musique de Scarlatti, représenté à Naples en 1702.

FIGLIO DELLE SELVE (il) [l'Enfant des bois], opéra italien, musique de J. Holzbauor, représenté au théâtre de Schwetzingen en

FIGLIO DEL SIGNOR PADRE (il) [le Fils

de Monsieur son père] , opéra-bouffe italien en deux actes, musique de Valentini (Charles), représenté au théâtre Nuovo, de Naples, en

FIGLIO PER AZZARDO (il), neuvième opéra composé par Rossini , âgé alors de vingt-deux ans. Il fut représenté sur le théâtre San-Mosè, à Venise, pendant le carnaval de 1813. Quoiqu'il soit un des opéras les moins connus de Rossini, Il figlio per azzardo n'en est pas moins mémorable, car c'est le soir de l'unique représentation qu'eut cet ouvrage qu'éclata dans la salle du théâtre San-Mosè une tempête dont on garde encore le souvenir à Venise. Voici quelle en fut l'occasion. Rossini préparait alors son Tancredi pour le théâtre de la Fenice, au grand déplaisir de l'imprésario Cera, qui aurait voulu confisquer les talents du maître au profit du San-Mosè, dont il était le directeur. Pour se venger, il donna à Rossini le livret pitoyable du Figlio per azzardo, certain qu'il éprouverait une chute complète. Le compositeur jura à part

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