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lui qu'il ferait une musique plus détestable encore. Entre autres plaisanteries instrumentales, il imagina de faire frapper par les violonistes un coup d'archet, à chaque mesure, sur les réverbères en fer-blanc fixés à leur pupitre. Le public , ignorant la venge.ince noire des parties, crut à une mystification. On enjamba les banquettes, on envahit l'orchestre, on brisa les pupitres et les instruments , et Rossini , qui conduisait avec un imperturbable sang-froid cette débauche de sons, crut prudent de se dérober à l'indignation comique des spectateurs. Quelques semaines plus tard, le spirituel musicien se faisait pardonner son irrespectueuse audace en donnant aux Vénitiens la primeur du Di tanti palpiti, qui fit promptement le tour de l'Europe.

FIGLIUOLO PRODIGO.(il) [l'Enfant prodigue], opéra italien, musique de Biffi, représenté sur le théâtre de Venise en 1704.

FIGURANTE (La) , opéra-comique en cinq actes, paroles de Scribe et Dupin , musique de Clapisson, représenté à l'Opéra-Comiquo le 24 août 1S38. Quoiqu'il ne fût connu alors que par des chansonnettes qui n'ont été que trop populaires, telles que le Postillon de mam' Ablou, etc., M. Clapisson a été assez heureux pour montrer, dès sa première épreuve au théâtre, qu'il était un excellent musicien. Le livret de la Figurante était mal conçu et encore plus mal exécuté; il présentait des trivialités choquantes; cependant, malgré d'aussi mauvaises conditions, M. Clapisson trouva des mélodies charmantes, conserva pendant toute la durée de l'ouvrage un style très-élégant et fit preuve d'une grande habileté d'instrumentation. Nous mentionnerons, au premier acte, l'air d'entrée de Ju- , dith, chanté par Jenny Colon, devenue alors M™e Leplus; au second acte, un joli duo chanté par Mme j. Colon et Mlle Rossi:.4/lons, ma chère, point de mystère ! la romance chantée par Roger : Elle m'aimait; nous citerons encore , dans la suite de l'opéra de la Figurante, les couplets de la quêteuse et le boléro final.

FILENO E CLORINDA, Opéra italien, musique de Bianchi (Antoine), représenté à Breslau on 1797.

FILINDO, opéra italien, musique de Buioi, représenté à Venise en 1720.

FILINDO, pastorale eroica, opéra italien, musique de Bioai, représenté à Breslau en

FILIPPO, RE DI GRECIA, opéra italien, uuisique de PoUarolo, représenté à Venise en

FILIPPO, RE DI MACEDONIA , opéra italien, musique de Vivaldi, représenté au théâtre San-Angiolo, de Venise, en I72i.

FILLE AVEC LA BAGUE (la) , opéra , musique de F. Neumann, représenté à Altona en

FILLE D'EGYPTE (l.\), opéra-comique en deux actes et trois tableaux , paroles de M. Jules Barbier, musique de M. Jules Béer, représenté au Théâtre-Lyrique le 23 avril 18G2. Le livret n'a pas réussi. La musique, du neveu de Moyorbecr, a été trouvée bien faite, surtout sous le rapport de l'instrumentation.

FILLE DANS LE BOIS DE CHÊNES [l.\),

opéra-comique allemand , musique de G. Lampe, représenté à la tin du xvnie siècle.

FILLE DE JEPHTB (la), opéra en trois actes, musique de Meyerbeer, représenté à Mimich vers 1812. Cet ouvrage, dans lequel l'élève de l'abbé Vogler avait montré plus de science que d'inspiration, fut accueilli froidement. C'était plutôt un oratorio qu'un opéra.

FILLE DE L'ORFÈVRE (la), opéra, paroles de M.M. Poussier et Leroy , musique de M. Edmond Membrée , représenté à Bade le 27 juillet 1863. Le sujet a été tiré d'une ballade de Uhland. La fille d'un orfèvre de Nuremberg s'est laissé aimer par un jeune étudiant, qui a disparu et n'a plus donné signe de vie. Pendant plusieurs années, la jeune fille s'abandonne au chagrin, au désespoir. Voilà qu'un jour il n'est bruit dans la ville que du retour de la croisade du comte Hubert. Suivi d'un brillant cortège, il s'arrête devant la boutique de l'orfèvre. Il entre et choisit des bijoux et une parure pour sa fiancée. La jeune fille est frappée de stupeur en reconnaissant dans le comte l'étudiant à qui elle a donné son cœur, et cette surprise se change bientôt en humiliation profonde et douloureuse , lorsque le comte l'invite à essayer les parures destinées à une rivale. C'en est trop : elle s'évanouit. Mais le comte Hubert n'a point oublié son amour ; il n'a voulu que s'assurer du constant souvenir et de la fidélité de sa bien-aimée. C'est pour ellemême qu'il a acheté ces joyaux. C'est elle qui doit les porter avec la couronne de comtesse. M. Membrée, l'auteur de la charmante composition Page, e'cuyer, capitaine, a traité cette

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ballade con amore. Chaque morceau a son caractère propre. Les mélodies de M. Membrée ont de la couleur, sans rien emprunter au pathos de la musique de l'avenir. Il nous rappelle Hippolyte Monpou, mais avec des études musicales plus fortes et une manière d'écrire plus correcte. On a applaudi le chœur des ouvriers orfèvres , l'air de la Paresse, et le duo final entre Marie et le comte. Cet ouvrage a été chanté par Balanqué, Mengal, Fromant, Mlles Henrion et Faivre.

FILLE DE LA HONGRIE (la) , opéra anglais, musique de Wallace, représenté à Londres au théâtre de Drury-Lane le 22 février

FILLE DE LA PLACE SAINT-MARC (la), opéra anglais, musique de Balfe, représenté à Londres vers 1845.

FILLE DES ÉTOILES (la), opéra allemand, musique de Payer , représenté à Vienne vers isio.

FILLE DES FLEURS (la), opéra allemand, texte de Rochlitz, musique de Bierey, représenté à Dresde en 1802.

FILLE DU DANUBE (la), opéra russe, musique de Cavos , représenté à Saint-Pétersbourg en 1806. !

FILLE DU MAÎTRE DE CHAPELLE (la), opéra-comique en trois actes , paroles de MM. Mestépès et Vauzanges, musique de M. Ventéj oui, représenté au théâtre Déjazet le 9 juillet 1864,

FILLE DU MONDE DES FÉES (la), vau- |

deville allemand, musique de Drechsler (Jo- | seph), représenté à Vienne vers 1820. j

FILLE DU PASTEUR DE TAUBENHEIM ' (la.), opéra-comique allemand, musique de Lœwe (Jean-Henri), représenté à Berlin vers

FILLE DU RÉGIMENT (la), opéra en deux actes, paroles de Bayard et Saint-Georges, musique de Donizetti , représenté à l'Opéra- Comique le il février 1840. Parmi les ouvrages de demi-caractère du compositeur de Bergame, celui-ci brille au premier rang par le nombre des motifs heureux , par la grâce touchante des mélodies. Le livret est intéressant. L'action se passe dans le Tyrol. Une pauvre enfant, abandonnée sur un champ de bataille, a été recueillie par un brave sergent nommé Sulpice , qui l'a fait adopter par son régiment. Marie a grandi, entourée de la tendresse et du respect des grenadiers du 21*.

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Elle est devenue une gentille vivandière. Elle est aimée d'un jeune Tyrolien qui lui a sauvé la vie dans une circonstance où elle était en péril. Mais le mystère de sa naissance se découvre, et sa mère, une marquise, l'enlève naturellement à la vie des camps, l'emmène dans son château, où elle l'élève avec soin en la faisant passer toutefois pour sa nièce. Au second acte, la fille du régiment, qui regrette ses habitudes martiales, se prête difficilement à l'éducation conforme à son rang, et encore moins au riche mariage qu'on veut lui faire contracter. Elle revoit son cher Tyrolien, devenu lieutenant dans le fameux 2ie, son régiment adoptif. Après bien des traverses et des péripéties, sa mère ne résiste plus à une union à laquelle est attaché le bonheur de sa fille. L'ouverture est gracieuse et en rapport avec le ton général de l'ouvrage. Le duo entre Marie et Sulpice est original et bien écrit pour les voix. Les couplets sur le 2ie et le finale du premier acte sont traités avec cette facilité mélodique particulière à Donizetti. On sait que dans les villes de garnison il arrivait souvent qu'on substituât au 2ie le numéro du régiment présent. C'était une galanterie toujours bien accueillie par les abonnés du théâtre. La cautilène des Adieux, chantée par Marie', est d'une sensibilité vraie; la scène de la romance de Garât, trio entre la marquise, sa fille et le sergent, est d'un comique de bon goût ; la valse exécutée dans la coulisse a une délicatesse de touche tout aristocratique. Nous signalerons aussi un petit trio d'un bon elTet scénique et dans lequel l'agencement des voix produit un harmonieux ensemble. L'opéra de la Fille du régiment, traduit en italien, a été représenté à la salle Ventadour en 1850. Mme Sontag, après être restée éloignée de la scène par suite de son mariage avec le comte Rossi, a reparu avec éclat dans la Figlia del regimento. A l'Opéra-Comique, Mlle Borghèse a créé le rôle de Marie, et les autres ont été interprétés par Marié, Henri et Mme Boulanger.

FILLE ERMITE (la), petit opéra en un acte, musique de Vandenbroeck , représenté aux Italiens en 1776.

FILLE GARÇON (la), Comédie en deux actes, mêlée d'ariettes, paroles d'Eve, musique de Saint-Georges, représentée aux Italiens le 18 août 1787. Ce fut le troisième ouvrage lyrique du compositeur, qui avait l'ambition de briller dans tous les genres. Il eut quelques représentations.

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