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FLORESTAN OU LE CONSEIL DES DIS

opéra en trois actes, paroles de Delrieu, musique de Garcia , représenté à l'Académie royale de musique le 26 juin 1S22. Cet ouvrage tomba , et l'administration de l'Opéra renonça définitivement à produire les compositions du célèbre chanteur.

FLORETTE, Opéra allemand, musique de Pohlei, représenté à Leipzig en 1836.

FLORETTE ET COLIN , opéra en un acte, musique de Champein, représenté au théâtre de Beaujolais vers 1790.

FLORETTO, opéra allemand, musique de Strungk, représenté à Hambourg vers 1G85.

FLORIBELLA, opéra en trois actes, musique de Weyse, représenté à Copenhague vers isio.

FLORIDANTE, opéra italien, musique de lïaendel, représenté à Londres en décembre

FLORINDA, opéra espagnol, musique de Garcia (Manuel-del-Popolo-Vicente) , représenté à Madrid vers 1803.

FLORINDA, opéra italien, paroles de Scribe, musique de Thalberg, représenté au théâtre italien de Londres en 1851.

FLORINDO, opéra allemand, musique de Haendel, représenté à Hambourg en 1708.

FLORINE, opéra-oomique en trois actes, paroles de Imbert, musique de Désaugiers, représenté à l'Opéra-Comique le 15 juin 1780.

FLORIS VON NAMUR , opéra allemand , musique de Oberthur, représenté à Wiesbaden vers 1840.

FLUCHT (die) [la Fuite], opéra allemand, musique de Stœr, représenté au théâtre delà Cour, à Weimar, en 1843.

FLUCHT NACH DER SCHWEIZ (die) [la Fuite vers la Suisse], opéra allemand, musique de Kiicken, représenté à Berlin en 1839.

FLÛTE ENCHANTÉE (la) [DieZauberflœte], opéra allemand en deux actes, musique de Mozart, représenté à Vienne le 30 septembre 1791. Cette partition, composée dans les derniers mois de son existence , est comptée au

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nombre de ses chefs-d'œuvre. Elle appartient au genre romantique et fantastique. Scliikaneder, alors directeur du théâtre de "Vienne, se trouvait dans une situation financière fort embarrassée. Il s'adressa à Mozart pour lui demander une partition. L'excellent artiste se mit à l'œuvre , et, au bout de quelques semaines, il livrait au directeur du théâtre cet ouvrage admirable, sans exiger de lui d'autres honoraires que la promesse de ne laisser prendre aucune copie de sa musique, se réservant comme bénéfice le prix de la vente de la partition à d'autres théâtres, si l'ouvrage réussissait. Le Zauberflœte eut cent vingt représentations de suite. Les copies se répandirent de toutes parts, et Mozart, trompé, n'éleva aucune réclamation. Ce fut pour lui le chant du cygne, et ce dernier effort devait être entièrement désintéressé. La FlAte enchantée fut accueillie très-favorablement par le public viennois ; mais Mozart, à cause de son état de faiblesse , ne put diriger l'orchestre que pendant environ dix représentations. Il mourut trois mois après. Dix ans plus tard, Morel et Lachnith firent représenter sur le Théâtre des Arts (Opéra) un opéra sous le litre des Mystères d'Isis , dans lequel ils introduisirent la majeure partie des morceaux du Zauberflœte, en y ajoutant des fragments tirés d'autres ouvrages de Mozart, de Don Juan, de la Clémence de Titus, des Noces de Figaro, et même quelques morceaux des symphonies d'Haydn. Cet arrangement singulier eut alors un grand succès. Les Mystères d'Isis avaient pour interprètes Chéron , Lainez Lays , Dufresne , Mmes Maillart, Henry, Armand. En 1816, cet ouvrage fut repris avec Lays, Derivis, Nourrit père. Mines Branchu, Armand, Albert.

Enfin les Mystères d'Isis furent encore chantés en 1S27 par Dabadie, Alexis Dupont^ Serda, Waes Grassari, Quincy, Jawureck.

Mentionnons encore pour mémoire les représentations de cette œuvre données au Théâtre-Italien en 1829, par la troupe allemande d'Aix-la-Chapelle, sous la direction de Roeckel. Quoique la plupart des critiques aient trouvé ridicules les scènes naïves et fantastiques de Schikaneder, il faut convenir que cette fantaisie allemande n'était pas complètement dépourvue de situations musicales, puisque Mozart y a déployé les trésors de son imagination et de son cœur avec une richesse, je dirai même une profusion plus grande que dans ses autres ouvrages.

La Flûte enchantée, mise en quatre actes, avec des paroles nouvelles de MM. Nuit-

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ter et Beaumont, fut représentée au Théâtre-- Lyrique le 23 février 1865. Le nouveau livret reproduit presque e.xactement la pièce primitive de l'auteur allemand ; mais c'est dans la partition allemande qu'il faut chercher l'inspiration vraie de Mozart. Quoi qu'il en soit, voici une courte analyse du livret. Un prince égyptien, nommé Tamino, doit épouser Pamina, sa fiancée; mais la Reine de la Nuit s'oppose à leur bonheur, et, par sa puissance magique, fait surgir les plus formidables obstacles sous les pas de Pamina. D'un autre côté, Papageno, l'oiseleur, court après la jeune Papagena, qui échappe à sa poursuite, et il partage le sort du prince. Trois petites fées s'intéressent à leur destinée, et, pour contrarier les desseins de la Reine de la Nuit, font cadeau aux deux amants d'une fliite et d'une sonnette magiques. Cependant Pamina a été enlevée par un farouche Nubien, appelé Monostatos, qui habite un palais inaccessible. Les talismans seraient eux-mêmes impuissants pour la délivrer , si le prêtre d'Isis ne s'intéressait au sort des amants. Les scènes, tour à tour imposantes et gracieuses, même un peu comiques, se succèdent jusqu'à ce que la protection des trois fées bienfaisantes et du grand prêtre Sarastro triomphe des méchants desseins de la Reine de la Nuit et de Monostatos. Après tant d'infortunes et d'épreuves subies avec constance, sinon avec un courage égal, les deux couples sont réunis dans la Vallée merveilleuse. A voir le parti que Mozart a tiré du livret de la Flùle enchantée , on sent qu'il a dii y travailler de concert avec Schikaneder. Il est impossible, en effet, d'imaginer un accord plus parfait entre l'auteur dramatique et le musicien. D'ailleurs, l'idée n'en est pas si mauvaise , et elle ne paraît pas avoir été bien saisie par les feuilletonistes qui l'ont critiquée ou plutôt dédaignée. Les contrastes des caractères, la variété des scènes et la marche de l'action ont fourni au compositeur des situations musicales fort heureuses; d'une part, l'amour pur, chaste, éthéré du prince pour Pamina ; dans la sphère au-dessous, les personnages moins mystiques de Papageno et Papagena ; d'autre part, la brutalité sauvage du tyran africain Monostatos; d'un côté, la Reine de la Nuit, puissance malfaisante et jalouse du bonheur des mortels ; de l'autre, les bonnes petites fées qui forment un triple personnage de la plus gracieuse invention. Enfin l'élément hiératique est magnifiquement représenté par le cortège des prêtres d' Isis, et dans la personne du pontife du grand

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