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FREI

FRATELLI MACCABEI (i) [les Frères Macchabées], opéra italien, musique de Trente, représenté à Rome en 18 1 8.

FRATELLI NEMICI (i) [Ics Frères ennemis], opéra italien, musique de C.-H. Graun, représenté à Berlin en 1756.

FRATELLI PAPPA MOSCA (i), opéra italien, musique de P. Guglielmi, représenté à Milan en 1783.

FRATELLI RIVALI (i) [les Frères rivaux], opéra italien, musique de Winter, représenté à Venise en 1792.

FRAUENBUND {l'Alliance des femmes), opéra allemand, musique de Winter, représenté à Munich en 1805.

FRAUENLOB {l'Éloge des femmes), opéra en trois actes, paroles de Pasquc, musique de Lassen , représenté au théâtre de W'eimar en 18G0.

FREDEGONDA, Opéra italien , musique de Gasparlni (Francesco), représenté à Rome en 170j.

FRÉDÉGONDE, Opéra allemand, musiqpe de Keiser, représenté à Hambourg en 1715.

FRÉDÉRIC DE MINSKY, mélodrame allemand, musique de Seyfried , représenté à Vienne vers 1820.

FRÉDÉRIC LE VICTORIEUX, mélodrame allemand, musique de Lindpaiutner, représenté en .\llemagne vers 1835.

FREE AND EASY (the) [le Franc luron], opéra anglais, musique de Addisson, représenté au théâtre du Lycée, à Londres vers

FREE KNIGHTS {les Chevaliers errants), opéra anglais, musique de Mazzingbi, représenté à Londres vers 1810.

FREEMANN, opéra allemand, musique de Jester, représenté à Berlin vers 1800.

FREIBRIEF (der) [le Privilège], opéra allemand, musique de J. Miller, représenté au théâtre de la Cour, à Sleswig, en 1802.

FREISCHÙTZ (der) [le Franc fireurj, opéra allemand en trois actes, texte de Kind, musique de Charles-Marie de Weber, représenté pour la première fois à Dresde en 1819 , puis an théâtre de Kœnigstadt en 1820; ensuite à Berlin le 18 juin 1821. Il avait été composé à Dresde. Traduit par E. Pacini et arrangé pour la scène française par M. Hector Berlioz, cet opéra fut représenté

à l'Académie royale de musique le 7 juin I84i. Dans une traduction antérieure, faite par M. Sauvage et donnée à l'Odéon sous le titre de Jiobin des bois, les noms des personnages qui paraissaient inséparables du caractère musical des rôles, avaient été changés, ainsi que le lieu de l'action. Castil-Blaze avait imaginé de tronquer le dénoiiment, en lemplaçant l'entrée de l'ermite par la reprise du chœur des chasseurs, sans doute avec l'intention toute française de renvoyer ics spectateui-s plus gaiement chez eux. MM. E. Pacini et Berlioz ont rétabli judicieusement l'ordonnance du livret primitif. Le dialogue de la pièce allemande a été mis en récitatif par M. Berlioz, qui s'est acquitté de Icettc tâche délicate avec beaucoup de goût et tout le succès désirable. Crevel de Charlemagne a aussi publié une traduction du Freischùtz , et elle n'est pas sans mérite. Lorsque le Freischûtz fut représenté à Berlin, il obtint un succès immense qui se renouvela dans toute l'Allemagne, et rendit populaire le nom du compositeur.

Un chasseur nommé Bartoch, qui vivait au xvie siècle, s'était rendu célèbre dans toute l'Allemagne par son habileté. Il s'était tellement distingué par son grand art au tir, qu'on disait de lui qu'il avait fait un pacte avec le diable, et qu'il en avait reçu des balles fondues exprès pour lui ; mais la chronique ajoute que, grâce aux sages conseils d'un moine, il avait sauvé son âme des étreintes de Satan. Ce Bartoch, d'abord au service de la famille Mezericki de Lomnitz, alla ensuite en Autriche , où il se fixa comme chasseur. Un de ses descendants, François Bartoch, apprenti cordonnier, vient de mourir à Vienne.

C'est donc ce célèbre tireur qui a donné lieu aux nombreuses légendes populaires sur le Chasseur noir, sur Robin des bois, sur le Freischûtz enfin. Saluons donc en passant l'ombre de ce Bartoch , qui nous a valu un chef-d'œuvre.

L'ouverture est admirable de tout point, et c'est depuis longtemps la pièce la plus en faveur à la Société des concerts du Conservatoire. Elle est aussi la plus parfaite que Weber ait écrite. L'adagio, d'une harmonie g^rave et douce, annonce par le timbre de l'instrumentation le caractère étrange de l'ouvrage ; Y allegro vivace qui lui succède est formé de deux idées principales, développées avec une fougue, un souffle impétueux, qui en font une œuvre à part, originale et caractéristique. Il faudrait citer la majeure partie des morceaux qui composent la partition, si on voulait eu

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