GINEVRA PRINCIPESSA DI SCOZIA
opéra italien , musique de Vivaldi , représenté à Florence en 1736.
GIOAS, RE DI GIUDA {Joos, roi de Juda), opéra italien en deux actes , livret de Métastase, musique de Caldara, représenté k Vienne
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en 1726. Racine avait écrit sa tragédie d'A^Aaiî'e en 1 690 , le célèbre poeta Cesareo paraît s'en être inspiré dans son Gioas, re di Giuda. Le plan de la pièce est à peu près le même ; Abner est remplacé par un des chefs des lévites nommé Ismaël, et Josabeth, par Sebia di Bersabea, veuve du roi Ochosias. Il y a aussi des chœurs de jeunes filles Israélites et de lévites. Les airs chantés dans cet ouvrage sont les suivants : i^/ir/î'a, rasciuga il pianto; Ho spavenio d'ogn 'aura, d'ogn 'ombra; Ah l'aria d'inlorno fTpax Atalia; Pensa nel tua dolor; Ah! se ho da vivere, par Gioas; D'insolito vatore ; Tu cotnpir cosi proccura , jjar Giojada; Nel mirar le soglie, oh Dio ; Armati di furore; Ah che vuol dir quest'[ira, par Sebia; Planta cosi, che pare, par Ismaele ; Là nelsuo tempio istesso , par Matan ; et les chœurs de lévites : Lietra régna, e lieta vivi; Fè giuriamo, e Dio ne privi.
GIOAS, RE DI GIUDA {Joas, roi de Juda), opéra biblique, musique de Wageneil, écrits à Vienne vers 1762.
GIOCASTA, REGINA DARMENIA {Jocaste,
reine d'Arménie), opéra italien, musique de C. Grossi, représenté à Florence en 1698.
GIOCATORE (il) [le Joueur], intermède, musique de Auletta, représenté à Paris en
GIOCATORE (il) [le Joueui'], opéra italien, musique de Paisiello, représenté à- Turin vers 1776.
GIOCATORE AMOROSO (il) [le Joueur amoureicx], intermède à deux personnages , musique de Lucchesi, représenté à Venise vers 177^.
GIOCATORE FORTUNATO (il) [le Joueur heureux], opéra italien, musique de Tritto, représenté au théâtre Nuovo, à Naples, en
GIOCHI D'AGRIGENTO (i) [les Jeux d'Agrigeiite], opéra italien en trois actes, livret de jNIétastase, musique de Paisiello, représenté sur le théâtre de la Fenice, à Venise, en 1796.
Les principaux personnages sont : Aspasia (soprano), Clearco (haute contre), Filosseno (ténor), Eraclide (ténor), Cleone (basse. L'ouvrage commence par l'air d'Eraclide : Vedrà ridente il sole, suivi du chœur : Délia zeffiria T^ocri, et de l'air d'Egesta : Sa che tacer dovrei. Après une tempête accompagnée de tonnerre et de grêle, on entend l'air d'Aspasia : Stridea da un lato il vento. hérissé do
brillantes vocalises ; les airs de Cleone : In van di pianto amaro, et de Clearco : Sognai tormeati, sont peu brillants ; mais le terzetto entre Aspasia, Clearco et Eraclide : Gelido palpitante, est très-dramatique-, il termine le premier acte. Le second acte débute par un chœur d'un joli effet : Fortunati naviganti, suivi d'un autre chœur de jeunes filles non moins gracieux: ytent, o real donzella, et d'une preghiera à trois voix. La scène dans laquelle l'obscurcissement du ciel, les éclats de la foudre annoncent la colère de la divinité , est rendue faiblement par l'orchestre. Ces choses n'ont été bien exprimées que par Gliick et par Spontini. Il y a encore un bon air, avec chœurs , chanté par Eraclide : Stupido ioson; puis vient celui d'Aspasie : Che vi faci averse stelle, qui est pathétique et digne de l'auteur de la Nina ; l'air de Clearco : Nuove ognor funeste pêne, termine le second acte. Les morceaux les plus saillants du troisième, sont le duetto d'Aspasia et de Clearco : Si scorda , 6 cara , et un terzetto encadré dans le finale.
GIOJA DOPO IL DUOLO (la) [la Joie après la douleur], opéra en deux actes, musique de Reichardt, représenté à Berlin en 1776.
GIOIELLO (il) [le Joyau] , opéra italien, musique de Lillo , représenté au théâtre Nuovo, de Naples, en 1836.
GIOJA PUBBLICA (la) [la Joie publique], opéra italien, musique de Raimondi, représenté à Naples vers i83i.
GIONATA {Jonathas) , opéra italien , livret de Zeno , musique de Caldara , représenté à Vienne en 1728.
GIORDANO PIO, opéra italien, musique de Ziani, représenté à Venise en 1700.
GIORGIO IL BANDITO {Georges le bandit), opéra italien, musique de M. Forchini, représenté à Constantinople en mars 1864.
GIORNO DEGLI EQUIVOCI (il) [la Journée aux équivoques], opéra italien , musique de Fabrizzi, représenté au théâtre Nuovo, de Naples, en 1831.
GIORNO DELLE NOZZE (il) [le Jour des noces], opéra italien, musique de Ortolani, représenté à Sienne en 1837.
GIORNO DI NOZZE (il). Opéra italien, musique de Pollarolo, représenté à Venise en 1704.
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GIOHNO DI NOZZE (cs) [Un jour de noces], opéra-bouffe italien , musique de Devasini, roprésenté au conservatoire de Milan en 1842.
GIOVANNA D'ARCO , opéra italien', musique de Andreozzi , représenté au Grand- Théâtre do Venise en 1793.
GIOVANNA D'ARCO, opéra italien, musique de Vaecaj, représenté à Venise vers 1827.
GIOVANNA D'ARCO , opéra italien , musique de J. Paeini, représenté à la Scala, à Milan, le 12 mars 1830.
GIOVANNA D'ARCO, Opéra italien en trois actes, livret de M. Solera, musique de M. Verdi, représenté pour la première fois à la Scala de Milan, en février 18-13. La première représentation de cet ouvrage a eu lieu aux Italiens de Paris, le samedi 28 mars 18G8, avec une pompe et des frais de mise en scène inusités et qui auraient pu être mieux employés.
Il est impossible d'imaginer un livret qui offense plus outrageusement l'histoire de France que celui de M. Solcra. Il a l'air d'une gageure. Quelle idée s'est donc faite M. Verdi de l'autorité des traditions nationales françaises pour accepter une telle donnée? Quelle opinion pouvons-nous , à notre tour, concevoir de son goût littéraire ? La France s'est vengée généreusement, comme toujours, en adoptant les œuvres saillantes du maître parmesan et en consacrant sa gloire par ses suffrages ; mais ce n'était pas une raison pour qu'on reprît cette erreur de sa jeunesse, qu'il aurait dïi depuis longtemps désavouer. En deux mots, Jeanne d'Arc est aimée du dauphin, et elle répond à son amour ; son propre père joue un double rôle, aussi ignoble qu'invraisemblable , et livre sa fille aux Anglais. Le dénoùment se passe à Compiègne. Jeanne revient blessée au troisième acte, et, après avoir embrassé l'oriflamme, elle meurt de sa blessure , dans les bras de Charles VII et de son père.
Quelques jours après la première représentation en France de cette turpitude, le 2 avril 1808, la tour de Jeanne d'Arc s'écroula à Compiègne , avec un fracas épouvantable, jonchant la voie publique et les cours des maisons voisines de ses débris quatre fois séculaires. Un enfant fut sauvé miraculeusement. L'année précédente, à Rouen , un monastère de religieuses avait été dépossédé de de la garde du donjon , où notre libératrice avait été enfermée, et cette tour est livrée
aux hasards d'une souscription publique. Il est providentiel que la sainte fille ne laisse plus de traces de son passage dans le beau pays de France , où l'on veut ériger une statue à son calomniateur à l'aide des deniers populaires, et où la société polie applaudit à l'indigne livret de M. Solera, mis en musique par M. Verdi , le premier compositeur de l'Italie. On a répète à satiété dans la presse, à cette occasion, l'adage connu : Ab ungue teonem. Il est incontestable que la partition delà Giovanna d'Arco offre des beautés musicales qui ont, toujours et partout , mérité d'être remarquées ; mais l'auteur n'était pas un adolescent, pas même un jeune homme ; il avait alors trente et un ans. On a à cet âge la responsabilité du choix d'un poëme et la maturité du talent.
Laissons donc là le poëme: oublions-le s'il est possible. M. Verdi , d'ailleurs, nous rendra la tâche assez facile ; car sa musique semble se soucier assez peu de l'interpréter fidèlement, et c'est le cas de dire ici : Traduttore, traditore. Elle en fait ressortir en maint endroit la conception fausse et ridicule. Que l'on ne soit pas surpris de la vivacité de notre critique. C'est un patriote qui répond à des patriotes. Les morceaux les plus saillants du premier acte sont le récit et la cavatine : Sotto una quercia parvemi, chanté par Niccolini ; la cavatine : Sempre ail' alba edalla sera, chantée par Mlle Adelina Patti, qui a revêtu l'armure de l'héroïne et qui a prêté son admirable talent au rôle le plus ingrat de son répertoire ; un trio sans accompagnement. Dans le second acte, l'air de baryton : Franco son io , et la romance : Speme al vecchio , chantés par le père de Jeanne (Steller) ; mais la marche triomphale et les chœurs d'anges et de démons produisent bien peu d'effet. Ce finale est manqué. Le compositeur se relève au troisième acte. Après la description orchestrale assez médiocre d'une bataille, on remarque la romance de Carlo : Quale piu fido ainico et une belle marche funèbre avec chœurs. Les masses chorales y sont employées avec la plus heureuse habileté. L'effet musical est excellent ; mais ce morceau, d'une qualité supérieure , est lié trop intimement à une situation absurde pour garantir l'avenir de ce détestable ouvrage.
GIOVANNA DI CASTIGLIA (Jeanne de Castille), opéra italien, musique de Chiaramonte, représenté au théâtre Carlo-Felice de Gênes, le 12 février 1852.