‹ Dictionnaire lyriqueChapitre 302 sur 773 · GROTIUS OU LE CHÂTEAU DE LŒWEN · texte numérisé non relu

GROTIUS OU LE CHÂTEAU DE LŒWEN

STEIN, opéra en trois actes, musique de Campenhout, représenté à Amsterdam en 1808.

GROTTA DEL MAGO MERLINO (la) [la Grotte du magicien Merlin], interhiède, musique de Amiconi, représenté à Rome en 1787.

GROTTA DI TROFONIO (la) [l'Antre de Trofonius], opéra italien en deux actes, musique de Salieri, représenté à Vienne en 1785.

GROTTA DI TROFONIO (la) [l'Antre de Trofonius], opéra italien en deux actes, musique de Paisiello , représenté à Naples vers 1785 et à Paris le 30 juillet 1804.

GROTTE DE WAVERLEY (la), opéra, musique de Conradin Kreutzer, représenté vers

GROTTE DES CÉVENNES (la), opéra en un acte, musique de Gresnick, représenté au théâtre Montansier, à Paris, en 1798.

GRUMETE (el) [le Matelot], opéra espagnol en deux actes, musique de Arrieta, représenté au théâtre d'opéra-comique espagnol à Madrid en 1834.

GUARDIAK OUTWITTED (the) [le Tuteur dupé], opéra anglais , musique de Arne, représenté à Londres en 1765. Gravé en partition. C'est une suite de morceaux trèscourts, de petits airs de vaudevilles.

GUELFEN (die) [les Guelfes], prologue, musique de Ditters, représenté à Oels en

GUERILLAS (les). Opéra danois, musique de Brédal, représenté à Copenhague en 1836.

GUERILLERO (le), opéra en deux actes, paroles de Théodore Anne, musique de M. Ambroise Thomas, représenté à l'Académie royale de musique le 22 juin 1842. L'action se passe en 1640, lors de la guerre qui sépara le Portugal de l'Espagne. Un guérillero, qu'on nomme Fernand , fait passer un de ses soldats pour le roi dom Juan de Bragance, et se sert de lui pour épouser, par son ordre, une pauvre fille qu'il a enlevée. Mais ce faux roi n'est autre que le frère de Thérésa, qui fait fusiller Fernand et unit sa sœur à Francesco, son fiancé. On a surtout remarqué le chœur qui ouvre le second acte , un joli duo chanté par Mme Xathan-Treillet et Octave , et un boléro chanté par Massol. La scène française était alors occupée par Meyerbeer, Halévy, Donizetti.

M. Thomas a cru devoir se rejeter sur des ouvrages de demi-caractère, qui lui ont valu de beaux succès assurément. Mais il est regrettable qu'il y ait eu vingt-six ans d'intervalle entre le Guérillero et Haw.let, cet ouvrage de premier ordre.

GUERRA À MUERTE, opéra espagnol, musique de Arrieta , représenté au théâtre du Cirque, à Madrid, eu 1855.

GUERRA APERTA (la) [Guerre ouverte], opéra italien, musique de P. Guglielmi, représenté à Florence en 178".

GUERRA APERTA (la), opéra italien, musique de Ruggi , représenté à Naples vers

GUERRA APERTA (la), opéra-bulfa, musique de Mussini, représenté à Postdam et à Charlottenbourg en 1796.

GUERRA IN QUATTRO , opéra-bouffe italien, musique de Pedrotti, représenté sur le théâtre de la Canobbiana , à Milan , au mois de juin 1861.

GUERRE DOMESTIQUE (la) , opéra-comique allemand en^un acte, texte de Castelli, musique de Franz Schubert. Cette œuvre ne paraît pas avoir été représentée du vivant de l'auteur, mort en 1828. Ce ne fut qu'en septembre 1861 qu'on en donna, à Francfortsur-le-Mein , une représentation, qui révéla aux amateurs les beautés réelles de cette partition. Sous le titre de : la Croisade des Dames, cet ouvrage fut représenté pour la première fois à Paris, sur le théâtre des Fantaisies-Parisiennes, le 3 février 1868. V. au supplément : la Croisade des dames.

GUERRE OUVERTE OU RUSE CONTRE RUSE, opéra en trois actes, de L.-E. Jadiu, représenté au théâtre de la Cour en 1788.

GUETTEUR DE NUIT (le), Opérette en un acte, paroles de MAL Léon Beauvallet et de Jallais, musique de M. Paul Blaquières , représentée aux Bouffes-Parisiens le 30 août

GUEUSEN IN BREDA (die) [les Gueux à Dréda], opéra-comique allemand, musique de Decker (Constantin), représenté à Halle en 1838.

GUGLIELMO COLMAN, opéra italien en deux actes, musique de Aspa, représenté a Naples en 1843.

GUI DE CHÊNE (le'j OU LA FÊTE DES

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DRUIDES , pastorale on un acte , en vers libres, avec des ariettes, paroles de Junquières, nuisique de Laructte, représentée ;iux Italiens le 2G janvier 1763. La cérémonie (le la récolte du gui sacré, célèbre dans l'histoire de la Gaule, a fourni l'idée de la pièce. La musique de Laructte est tout à fait oubliée. Il était bon acteur dans les rôles de père ou do tuteur, et il a donné son nom à cet emploi lorsqu'il est tenu par des artistes privés de moyens vocaux et chez lesquels le jeu supplée à l'insuffisance de la voix.

GOl MANNERING, opéra en trois actes, musique de M'ie Angélique Bcrtin, compose vers 1825.

GUIDO ET GINEVRA OU LA PESTE DE FLORENCE , opéra en cinq actes , paroles de Scribe, musique d'IIalévy, représenté à l'Académie royale do musique le 9 mars !83S. Le sujet du livret reproduit un épisode raconté par M. Delccluze dans son histoire de Florence. Gincvra, fille de Cosnie de Médicis, tombe évanouie pendant la célébration de son mariage avec le duc de Ferrare , par le contact d'une écharpe empoisonnée. On la croit victime du fléau qui vient de s'abattre sur Florence , et on l'ensevelit. Comme dans Roméo et Juliette, Ginevra se réveille ; elle s'échappe du caveau, et, repoussée partout où elle se présente dans cette ville terrifiée et presque déserte , elle est recueillie par un jeune sculpteur qui l'aime et qu'on a vu au premier acte. Cosme de Médicis, retrouvant sa fîlle, consent à son mariage avec Guido. Ce drame abonde certainement en situations fortes et saisissantes ; mais il appartient à un ordre d'idées qui heureusement ne s'est pas conservé dans les esprits et qui n'a envahi qu'accidentellement nos scènes lyriques. Des tombeaux, des condottieri qui chantent : Vive la peste! une femme, une prima donna qu'on croit pestiférée et morte, qui ne ressuscite que pour recevoir des coups de fusil tirés de la maison paternelle, tout cela est odieux comme spectacle, et antimusical ; et c'est ce qui explique pourquoi l'opéra de Guido et Ginevra n'a pas été repris ; car, en ce qui concerne la musique, il renferme des beautés de premier ordre. Le rôle de Guido est ausssi reniarquablemcnt traité que celui d'Eléazar dans la Juive, et Duprez l'a interprété avec une expression admirable. L'air : Pendant la fêle, une inconnue, a obtenu un in'imcnse succès ; le récitatif en est d'une sensibilité exquise ; le grand air : Quand renaîtra la pâle aurore, est écrit avec des larmes, et aussi la mélodie

cil an (ce par Médicis : Sa main fermera ma paupière. Nous rappellerons aussi le duo du deuxième acte, le chœur des condottieri et le grand trio final: Ma fille, à mon amour ravie. Le talent de Mme Rosine Stoltz fut remarqué pour la première fois dans le rôle de Ricciarda. Cet opéra a été» repris, en quatre actes, le 23 octobre 1840.

GUILLERY LE TROMPETTE, Opéra-COmi-

que. en deux actes , paroles de MM. de Leuven et 'Arthur de Beauplan, musique de Sarmiento, représenté au Théâtre-Lyrique le s décembre 1852.

GUILLAUME D'ORANGE, opéra allemand, paroles de Foerster, musique de Eckert, représenté à Postdam le 12 novembre 1846, puis à Berlin. La musique en a été goiitée.

GUILLAUME TELL, drame lyrique en trois actes et en prose, paroles de Sedaine, musique de Grétry , représenté aux Italiens le 9 avril 1791. Parler du poëme de Sedaine, de la musique de Grétry, lorsqu'il s'agit de Guillaume Tell, serait employer mal notre temps, si nous ne tracions ici l'histoire des diverses conceptions de l'esprit humain sous le rapport poétique et musical. Lemière avait déjà traité ce sujet au Théâtre-Français. Grétry, dans ses Essais, s'exprime ainsi : « Je cherchai dans Guillaume Tell à renforcer le coloris musical, c'est-à-dire l'harmonie et le travail de l'orchestre. L'énergie révolutionnaire devait se faire sentir; mais à travers ce sentiment terrible, quelques traits champêtres, indiquant la candeur des habitants de la Suisse, s'y font partout entendre ; ils semblent dire : ■ C'est Il pour conserver nos vertus que nous nous in- » surgeons. » Nous avons vu depuis le véritable génie à l'œuvre. Grétry s'est donné beaucoup de peine pour atteindre à la hauteur de son sujet. Il a complètement échoué. Ce qu'il y a de singulier, c'est que les contemporains ne comprenaient pas mieux que lui tout ce qu'on pouvait tirer d'un drame si élevé , si pittoresque et si pathétique. Les critiques de ce temps sont unanimes pour vanter le style large et profond, l'originalité du compositeur. On ne peut aujourd'hui ratifier un tel jugement. Nous remarquerons seulement qu'au lever du rideau, Grétry fait jouer au jeune Tell, assis sur les montagnes, le Jîans des vaches sur sa cornemuse , d'après la version qu'en a donnée Rousseau à la fin de son Dictionnaire de musique. Toutefois, un morcean a survécu à l'oubli dans lequel la partition est tombée depuis longtemps; c'est le quatuor, qui est un petit chef-d'œuvre.

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GUILLAUME TELL, de Schiller, musique (le Weber (Bernard- Anselme) , représenté à Berlin en 1795.

GUILLAUME TELL, opéra en quatre actes, paroles de Hippolyte Bis et Jouy, musique de Rossini, représenté pour la première fois à l'Académie royale de musique, le 3 août 1829. Chef-d'œuvre incomparable du plus grand compositeur de ce siècle, Guillaume Tell offre un ensemble merveilleux de toutes les richesses mélodiques et harmoniques que l'art musical moderne semble pouvoir produire. En sortant de la première représentation de cet ouvrage , M. Fétis écrivait ceci : « Guillaume Tell manifeste un homme nouveau dans le même homme, et démontre que c'est en vain qu'on prétend mesurer la portée du génie. Cette production ouvre une carrière nouvelle à Eossini. Celui qui a pu se modifier ainsi peut multiplier ses prodiges, et fournir longtemps un aliment à l'admiration des vrais amis de l'art musical. » Malheureusement, Guillaume Tell a été le dernier ouvrage sorti de la plume du cygne de Pesaro. C'était son trente-septième opéra ; ce fut le dernier.

Les principales péripéties du drame de Schil- 'er ont inspiré au musicien une suite de tableaux tour à tour agrestes, guerriers, gracieux, passionnés, sombres, éclatants, douloureux, patriotiques et triomphants. A la grâce de la cavatine et du duo italien est venue se joindre l'harmonie savante et profonde des chœurs allemands ; mais ce qui domine dans tout l'ouvrage et ce qui le distingue, c'est la clarté et l'énergique précision du génie français. Avant de passer à la citation des morceaux principaux, nous devons faire connaître quels furent les premiers interprètes de cette œuvre immortelle. Adolphe Nourrit, Arnold ; — Dabadie, Guillaume Tell ; — Alexis Dupont, le pécheur ; — Mme Dabadie, Jemmy ; — jjme Damoreau, Mathilde; — Mlle Mori, Hed- ■n-ige.

Chacun de ces rôles a été tenu depuis par bien des artistes célèbres. Nous nous bornerons à nommer notre grand chanteur Duprez, pour lequel le rôle d'Arnold a été une suite de triomphes éclatants et mémorables. Toutes les traditions de cet éminent artiste ont été scrupuleusement conservées, et c'est dans Guillaume Tell qu'il a opéré la réforme salutaire de l'ancien récitatif; Duprez a donné à ■chacune des phrases du récit la valeur musicale et l'accent dont Rossini n'a cessé de poursuivre et de rechercher los formes, depuis son opéra de Tancrerfi jusqu'à celui de Guillaume Tell, qui en offre le plus parfait modèle,

MlleNau alaissé de bons souvenirs dans le rôle de Mathilde ; Barroilhet était excellent dans celui de Guillaume. Doué d'une voix sympathique et vibrante dont il savait user avec une rare intelligence artistique, il enlevait la salle lorsqu'il disait cette phrase : Il chante et l'Helvélie pleure sa liberté. Nul n'a été plus pathétique que lui dans la scène de la pomme : Je te bénis en répandant des larmes.

Le caractère général du drame est parfaitement exprimé dans l'ouverture, divisée en quatre parties. D'aboi-d un cantabile de violoncelle, plein d'une majesté suave, fait respirer le calme des solitudes alpestres ; puis un Ranz des vaches se fait entendre, au milieu de dé. tails délicieux de cor anglais et de petite fliîte. En troisième lieu, de larges gouttes d'eau tombent sur les feuilles , l'ouragan s'avance , l'orage se déclare , tous les éléments sont déchaînés. Cette tempête est aussi une image des passions qui grondent dans ce pays. Enfin le clairon sonne , la lutte s'engage et les chants de victoire retentissent. Qu'on nous permette de dire notre mot sur le poëme de Guillaume Tell. L'a-t-on assez critiqué ? s'en est-on assez moqué ? Sans doute on peut relever çà et là quelques naïvetés, telles que dans le duo : Cet écueil qui s'élève entre nous de toute sa puissance; quelques vers emphatiques, etc. Cependant, malgré le dédain peu réfléchi des aristarques, nous sommes d'avis que le livret de Guillaume Te// est non-seulement le mieux fait, le mieux coupé pour la scène , l'un des plus intéressants qui soient au théâtre, mais encore qu'il est un de ceux qui renferment le plus de ces vers lyriques qui se gravent fortement dans la mémoire avec la phrase musicale. Un spectateur retient à la première audition une foule de passages dont l'accent lyrique l'a frappé. Tantôt c'est cette phrase de Guillaume : Contre les feux du jour, que mon toit solitaire.

Vous offre un abri tutélaire ; C'est là que dans la paix ont vécu mes aïeux. Que je fuis les tyrans que je cache à leurs jeux. Le bonheur d'être époux, le bonheur d'être père.

Tantôt cette phrase suave d'Arnold ;

0 Mathilde, idole de mon âme.

et cette autre :

O ciel, tu sais si Mathilde m'est chère. Il est évident qu'ici la force du rhythme et l'effet de quinte augmentée à la seconde mesure contribuent à rendre l'impression plus vive. Plus loin, le récitatif de Guillaume termine bien la troisième scène :

Je ne vois plus Arnold....

Je cours l'interroger, toi, ranime les jeux.

HEDWrOE.

Tu me glaces de crainte, et tu parles de fête.

GUIL

GUII.I.ALME.

Qu'elle cache aux tyrans le bruit de la tempête ; Etoiiflez-la sous vos accents joyeux, Elle ne doit gronder pour eux Qu'en tombant sur leur tête.

Il fallait que le poëte sût assouplir son vers à la coupe si neuve des mélodies du maître. Sans les vers de mirliton, si l'on veut :

Hyménéc,

Ta journée

Fortunée

Luit pour nous.

nous n'aurions pas eu ce chœur si parfumé do grAccs chastes et charmantes.

Le librettiste a été moins heureux pour le chœur : Enfants de la nature. U fallait au musicien un accent sur le second temps de la mesure, et partout cet accent porte à faux sur le texte. La scène de Leuthold est belle :

JEMMT.

P&le et tremblant, se soutenant i» peine. Ma mère, un pâtre accourt vers nous.

LE PÊCHEUR

C'est le brave Leuthold ! quel malheur nous l'aminé?

LEUTIIOLD.

Sauvez-moi !

HEDWIOE.

Que crains-tu ?

lEUTHOLD.

Leur courroux.

BEDWIGE.

Leuthold, quel pouvoir te menace?

LEUTHOLD.

Le seul qui n'ait jamais fait grâce, Le plus cruel, le plus affreux de tous. O mes amis, sauvez-moi de ses coups !

MELCnTAL.

Qu'as-tu fait?

LEUTHOLD.

Mon devoir : de toute ma famille.

Le ciel ne me laissa qu'un enfant, qu'une fille;

Du gouverneur, un indigne soutien, L'n soldat l'enlevait, elle, mon dernier bien. Hedwige, je suis père, et j'ai su la défendre. Ma hache sur son front ne s'est pas fait attendre ; Voyez-vous ce sang, c'est le sien.

Toute cette scène est bien terminée par l'exclamation de Guillaume :

Ah ! ne crains rien, Hedwige, Les périls sont bien grands, mais le pilote est là!

Le finale du premier acte , dans lequel les soldats oppresseurs forment un contraste vigoureux avec la population suisse suppliante et terrifiée, est une conception magnifique dont la première partie surtout est d'une incomparable beauté.

Le deuxième acte nous transporte dans les solitudes alpestres. La cloche du soir sert d'accompagnement à un chœur dans lequel l'emploi des quintes consécutives, qui faisaient tant rire Berton, produit l'effet le plus doux, le plus original et le plus heureux.

Mais du sein de la nuit, à la clarté de la lune, s'élève une voix pure, celle de Ma-

GUIL

thilde ; c'est dans ce récitatif et dans la romance aussi distinguée qu'harmonieuse de Sombres forêts, que toutes les nuances les plus exquises d'un premier amour chaste et pur, qui ose à peine s'avouer, sont rendues avec une délicatesse racinienne. C'est la grâce émue jusque dans les détails de l'orchestration.

A partir de ce moment, on remarque dans les morceaux qui suivent un crescendo d'effet qui- laisse à peine au spectateur le temps de respirer. C'est le duo d'amour de Mathilde et d'Arnold :

Oui, vous l'arracher à mon âme Ce secret qu'ont trahi mes yeux,

accompagné en triolets et suivi d'un andante :

Doux aveu, ce tendre langage, dans lequel toute la grâce du chant italien avec ses broderies légères, n'atténue en rien la force de l'cN-pression. L'amour, dans la partition de Guillaume Tell, n'a rien de morbide ni de voluptueux ; c'est une passion généreuse et qui ne cesse de s'estimer. Aussi l'accent héroïque se fait entendre avec éclat dans l'allégro du duo. Aussitôt après les dernières mesures de cette strette brillante, le trio commence ; ce célèbre trio, qui à lui seul vaut un opéra :

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