HOTE
race et du vieil Horace. Mlle Maillard fut applaudie dans celui de Camille. Lainez chanta le rôle de Curiace.
HORATIUS COCLÈS, opéra en un acte, en vers, paroles de A.-V. Arnaud, musique de Méhul, représenté à l'Opéra le 18 février 1794. Ce n'était pas assez d'un héros romain pour les exigences d'un public républicain , il lui en fallait deux; on adjoignit donc à Horatius Codes Muiiiis Scœvola, au risque de diviser l'intérêt. C'est une œuvre de circonstance que la musique sévère de Méhul n'a pu faire survivre au temps qui l'avait inspirée.
HÔTEL DE GÊNES (l') , opéra-comique, musique de Schubert (Joseph) , représenté à Schwedt en 1780.
HÔTEL DE LA POSTE (l'), opérette en un acte, paroles de M. Ph. Gilles, musique de M. A. Dufresne , représentée au théâtre des Bouffes-Parisiens le 15 novembre 1860. On a remarqué dans ce petit ouvrage , écrit avec facilité et franchise , une chanson bien tournée : Je suis -postillon de la malle, un quartette et une ballade : Page Isolin. Il a été joué par Potel, MUcs Beaudoin et Taffancl.
HÔTEL DES PRINCES (l'), opéra-comique en un acte , paroles de Ferrières et Marconay, musique de M. Eugène Prévost , représenté au théâtre de l'Ambigu au mois d'avril 1831. Le sujet est emprunté au livret de Jean de Paris, le charmant opéra de Boieldieu. Philippe, roi de France, voyage incognito dans les Etats du duc de Bourgogne. Celui-ci apprend qu'il doit s'arrêter à Y Hôtel des Princes. Il achète l'hôtel , se déguise en aubergiste pour approcher de l'illustre voyageur sans exciter sa défiance. Après lui avoir fait mieux connaître le duc de Bourgogne , il lui persuade de cimenter par un mariage l'alliance des deux maisons. Une intrigue amoureuse se mêle à l'action politique. Ce petit ouvrage a été bien accueilli et a fixé l'attention des musiciens sur le mérite de M. Eugène Prévost, pensionnaire de Rome et un des bons élèves de Lesueur. Delsarte, devenu depuis un professeur éminent de déclamation, a chanté dans ce petit ouvrage.
HÔTELLERIE DE GRENADE (l'), petit
opéra allemand, musique de Michel UmlaufT, i-eprésenté à Vienne vers 1812.
HÔTELLERIE DE SARZANNO (l'), opéra-
comique en un acte, paroles de Desriaux, musique de Arquier, représenté au théâtre Montansierle 20 avril 1802.
HUGU
HÔTELLERIE PORTUGAISE (l') , opéracomique en un acte, paroles d'Aignan, musique de Cherubini, représenté à Feydeau le 25 juillet 1798.
HÔTESSE DE LYON (l'), opéra-comique en un acte, musique de Bousquet, représenté sur le théâtre du Conservatoire au mois de juin 1844. Le sujet reproduit une anecdote de de la vie du peintre Cari Dujardin qui, ne pouvant payer son écot dans une auberge de lA-on, se vit contraint d'épouser son hôtesse, vieille et laide. On a remarqué dans ce petit ouvrage l'ouverture , qui est assez bien traitée , et les couplets de l'hôtesse. Il a été chanté par Laget , Chais , Montauriol , Mlles Mondutaigny et Leclerc.
HOUZARD DE BERCHINY (i,e), opéra-CO-
mique en deux actes, paroles de Rosier, musique de A. Adam , représenté à l'Opéra-Comique le 17 octobre 1855. Le maréchal des logis Gédéon s'intéresse aux amours de Martin et de Rosette, les dote et les marie. Il se procure l'argent au moyen d'un escamotage de signature, par suite duquel un vieux fermier avare et une vieille fermière sont enrôlés dans le régiment, l'un comme houzard, l'autre comme vivandière. Ces paysans crédules ont hâte de payer leur libération. Le morceau le plus saillant de la partition est le duo de' Martin et de Rosette. Le type de Gédéon a été bien rendu par le musicien.
HUCHE (la), opéra-comique en un acte, musique de Chapelle (Pierre-David-Augustin), représenté au théâtre de la Cité en 1794.
HUGO OG ADELHEID , Opéra danois , musique de Kuhlau, représenté à Copenhague vers 1825.
HUGUENOTS (les), opéra en cinq actes, paroles de Scribe et Emile Deschamps , musique de Giacomo Meyerbeer, représenté pour la première fois à l'Académie royale de musique le 29 février 1836. Ce chef-d'œuvre a sa place marquée dans l'histoire de l'art musical au xixe siècle , à côté de Guillaume Tell, de la Juive et de la Muette ; mais il ne saurait leur être comparé. Conçu dans le courant d'idées du romantisme, il n'a survécu à cette école artistique et littéraire, que parce qu'il en a exprimé les beaux caractères. Meyerbeer a su donner aux épisodes descriptifs un cachet historique toujours intéressant et élevé ; mais il a animé d'un souffle de vie et de passion ces tableaux multipliés à profusion dans le poëme. Il y a mênie une grada •
IIUGU
tion, un crescoido habilement calculé et dont le mérite incombe au seul musicien ; car l'interprétation se développe, sous ce rapport , dans des proportions bien plus vastes que le thème. Les habitudes galantes de la cour des Valois sont exprimées tour à tour avec brio et folie dans l'introduction : Bonheur de la table; avec une grâce étudiée dans la romance accompagnée sur la viole d'amour : l'ins blanche que la blanche hermine. L'entrée de .Marcel, le choral de Luther et la chanson huguenote sont un intermède qui indique l'ordre d'idées dans lequel le drame va se dérouler. Les accents sont ici plutôt durs que nicAles, cl font contraste avec ceux des jeunes seigneurs. Tout ce qui suit forme un tableau correspondant au premier; c'est la contrepartie féminine de la scène d'orgie et de plaisir; mais nous sommes au pays de Tendre. La morbidesse et la voluptueuse langueur y régnent. C'est la cavatine du page due à la collaboration de M. Emile Deschamps : I^obles seigneurs, salut! qui sert de transition; puis vient le grand air : 0 beau jiarjs de la Touraine, suivi du chœur délicieux des baigneuses, de la scène du bandeau et du duo: Beauté' dicine, enchanteresse. C'est ensuite que commence l'œuvre dramatique proprement dite.
Elle s'ouvre en mettant en présence les étudiants huguenots et les catholiques. Ici, la partialité et l'esprit général de l'opéra se dissimulent mal ; car autant le rataplan a une allure franche et sympathique, autant les litanies sont pleurardes et languissantes. La ronde des bohémiennes, si originale, et le chant du couvre-feu , nous préparent bien à des scènes étranges et lugubres. La passion de l'amour éclate pour la première fois dans le magnifique duo entre Marcel et Valentine : Dans la nuit où seul je veille. Le septuor du duel accuse avec plus de force le fanatisme des deux partis que toutes les escarmouches précédentes. Enfin l'action arrive à son paroxysme dans la scène de la conjuration et fie la bénédiction des poignards, écrite aussi par M. Emile Deschamps. Les masses chorales et instrumentales se réunissent pour produire un des plus beaux effets qui existent au théâtre. Les entraînements de l'amour, les résistances de l'honneur ne le cèdent pas en puissance d'expression dans l'immorlol duo du quatrième acte, dû à l'inspiration poétique du même auteur : Oà je vais?... secourir mes frères ; Tu l'as dit , oui tu m'aimes. Enfin la catastrophe est consommée à la fin du grand trio : Sauez-vous qu'en joignant vos mains dans les ténèbres. On voit par quelle
HURO
suite savante et habilement ménagée Mcycrbeer est arrivé à produire des effets puissants et irrésistibles. Mlle Falcon , Nourrit, Dnprez et Levasseur ont été de dignes interprètes de cette œuvre admirable.
HUGUES DE SORNERGHEM, opéra en trois actes, musique de Gevaert, représenté au théâtre de Gand le 23 mars 1848.
HUÎTRE ET LES PLAIDEURS (l') OU LE TRIBUNAL DE LA CHICANE, opéra-COmiquC
on un acte, paroles de Sedaine, musique de Philidor, représenté à l'Opéra-Comique do la foire Saint-Laurent le 18 septembre i"59.
HULDIGUNG TREUL (die) [le Serment de fidèlilé] , prologue , musique de Lasser , représenté à Munich en 1791.
HUMOROUS LIEUTENANT {le Lieutenant joyeux), opéra anglais, musique de Bishop, représenté à Covent-Garden en 1817.
HUMOURS OF THE AGE (the) [les Caprices de la vieillesse], écrit par Baker, musique do Finger, représenté à Drury-Lane, de Londres, en 1701.
HUNT THE LIPPER (the) [la Pantoufle qui court], farce anglaise, musique de Samuel .Vrnold, représentée à Hay-Markct, de Londres, en 1783.
HUNYADI LASSLO, opéra hongrois, représenté au théâtre National de Pesth en juillet 17G2. Mlle Artotya chantait le rôle de .Maria Gara.
HUON ET AMANDA, opéra allemand , musique de Hanke, représenté à Flensbourg vers 1794.
HURON (le), opéra-comique en deux actes de Grétry , paroles de Marmontel , représenté pour la première fois sur le Théâtre- Italien le 20 août 1768. C'est par le Hnron que Grétry commença, en France, sa longue et brillante carrière. Le comte de Orsutz l'avait recommandé à Marmontel en lui disant: «C'est un jeune homme au désespoir, et sur le point de se noyer, si vous ne le sauvez ; il ne demande qu'un joli opéra-comique pour faire fortune à Paris. Il vient d'Italie. Il a fait à Genève quelques essais. Il arrivait avec un opéra fait sur l'un de vos contes (les Mariages samnites) ; les directeurs de l'Opéra l'ont entendu , et ils l'ont refusé. Ce malheureux jeune homme est sans ressource ; il m'a prié de le recommander à vous. » L'acteur Caillot aimait à raconter.