IDA
dans les dernières années de sa vie , que ses camarades se montraient peu disposés à recevoir l'œuvre d'un jeune musicien inconnu, lorsqu'il se mit à chanter avec une vive expression :
Dans quel canton
Estl'Huronie?
Est-ce en Turquie?
En Arabie!
lié non ! non, non !
Et l'effet que produisit cet air sur la troupe comique décida de la réception de l'ouvrage et du sort de Grétry. Le sujet du Huron est tiré de l'Ingénu de Voltaire. C'était, comme nous l'avons dit, le premier ouvrage que Grétry faisait entendre à Paris. Il raconte naïvement, dans ses Essais , les émotions de son début. L'acteur Caillot chanta le rôle de l'aimable Huron ; Laruette, celui de Gilotin; Clairval, celui de l'officier français, et M«>e La • mette, celui de MUe de Saint-Yves. Citons avec les couplets : Dans quel canton est l'Huronie, le duo : A'e vous rebutez pas.
HURZE MANTEL (der) [le Manteau court], opéra-féerie, musique, pour le deuxième acte, de Biumenthal, représenté à Vienne vers
HUSSARD NOIR (le), opéra en un acte, paroles de Dupaty, musique de Solié, représenté au théâtre Feydeau le ifi décembre
HUSSARDS EN CANTONNEMENT (les) , opéra-comique en trois actes , paroles de Saint-Elme, musique de Champein , représenté à Feydeau le 28 juin 1817.
HUSSITES DE NAUMBOURG (les), opéra allemand. Salieri a fait les ouvertures, les entr'actes et les chœurs ; représenté à Vienne en 1803.
HTALA ET EV ANDRE, Opéra en un acte, musique de Weber (Bernard-Anselme), représenté à Vienne en 1796.
HYLAS ET ZÉLIS, opéra-ballet en un acte, musique de Bury, représenté par l'Académe royale de musique le 6 juillet 1762. Cet ou-
vrage fut repris plusieurs fois. Bernard de Bury était maître de la musique du roi, et neveu de Colin de Blaraont, compositeur distingué.
EYPERMNESTRE , Opéra en cinq actes , avec un prologue , paroles de Lafont , musique de Gervais et du duc d'Orléans, représenté à l'Académie royale de musique le 3 novembre 1716. Gervais était maître de la musique de la chambre du régent avant de devenir maître de la chapelle du roi. La mise en scène contribua plus que la valeur du poëme et de la musique au succès de cet ouvrage, qui fut repris quatre fois de 1716 à 1746. Des jeux en l'honneur d'Isis forment le prologue. Le théâtre représente une campagne fertile arrosée par les eaux du Nil ; on découvre dans la perspective les pyramides d'Egypte ; le fleuve le Nil paraît appuyé sur son urne, environné de ses naïades. Isis arrive dans son char, et le prologue se termine par un chœur dansé. Danaiis, roi d'Argos, a détrôné son prédécesseur Gélanor. L'ombre de celui-ci lui apparaît pour lui prédire qu'il sera vengé de la main même d'un des fils d'Egyptus. Or, Danaiis célèbre ce jour-là même le mariage de sa fille Hypermnestre avec le fils d'Egyptus nommé Lyncée. La scène la plus pathétique est celle dans laquelle le père, tremblant pour ses jours, donne un poignard à Hypermnestre devant l'autel même où l'hymen vient d'être célébré, et lui ordonne de tuer son époux. Le reste de la pièce est un tissu d'incohérences. Danaiis meurt frappé comme par hasard de la main de Lyncée ; l'oracle est accompli. Cet opéra fut retouché par l'abbé Pellegrin. Les principaux interprètes furent Thévenard, Cochereau, Lemyre, Dun, ensuite Chassé, Tribou, enfin Jélyotte dans le rôle de Lyncée. Ceux des femmes furent remplis par Mlles Antier, Journet, Pellissier, Chevalier. M'ios SaUé , Camargo et Petit brillèrent dans les ballets. Le sujet de cette pièce reparut plusieurs fois sur la scène sous le titre des Danaïdes.
IBRAIM SULTANO, opéra italien, musique de PoUarolo, représenté à Venise en 1692.
ICONOCLASTES ( LES ) [ Bildersturmer ] , opéra allemand, musique de M. Kittl, repré-
senté à Prague «n mai 1854. Le compositeur était alors directeur du Conservatoire de cette ville.
IDA, opéra en deux actes, musique de Gy-
IDIO
IDOM
rowctz, représenté à Vienne vers 1811. Elsncr en a fait trois scènes.
IDA, opcra giocosa, musique do Bornacini, représenté à Venise en 183-1.
IDA, opéra anglais, livret de M. Palgrave- Sinipson , musique de H. Leslie , représenté au théâtre de Covent-Garden , à Londres, en novembre 18G5.
IDA DE ROSENAU, Opéra allemand, musique de Spœth, représenté à Cobourg en
IDA DELLATORRE, opéra italien, musique de Nini, représenté sur le théâtre Saint-Benoît, à Venise, en décembre 1838.
IDA ou L'ORPHELINE DE BERLIN, opéracomiquo en deux actes, paroles et musique de Amélic-Julic-Simone Candcille, en dernier lieu M'ne périé, représenté à l'Opéra- Comique le 19 mai 1807.
IDALA ou LA SULTANE, opéra-comiquc en trois actes, paroles de Hoffmann, musique de Nicolo Isouard, représenté au théâtre Feydeau le 30 juillet 1806.
IDALIDE, opéra italien en deux actes, musique du chevalier Sarti, représenté à Milan on 1783.
IDALIDE, opéra italien en deux actes, musique de Cherubini, représenté à Florence en
IDALIDE , opéra italien en deux actes, musique de Rispoli, représenté à Turin en
IDAMANTE OU LE VŒU , drame lyrique, musique de Rolle (Henri), représenté à Leipzig en 1782.
IDAS ET MARPISSA, Opéra allemand, musique de Tuczck , représenté à Prague en
IDASPE, opéra italien, musique de Broschi, représenté à Venise en 1730.
IDASPE, opéra sérieux italien, musique de Mancini, représenté à Venise, au théâtre San-Bartolomeo, en 17S5.
IDEA DEL FELICE GOVERNO {Idée d'un heureux youcernemcnl) , opéra italien, niu- Ni(jue de Draghi (Antoine), représenté à Vienne en 1G98.
IDIOTE (l'), opéra-comiquc en trois actes, musique de Gasse, représenté à Fcydeau le 25 novenjbre 1820.
IDOLE DE CEYLAN (l), opéra, musiquô de Sciiall , représenté à Copenhague en 17S9.
IDOLI, petit opéra allemand, musique de Wcigl (Thaddée) , représenté à Vienne vers
IDOLO BIRMANNO, Opéra italien, musique de Brambilla, représenté au théâtre Re. à Milan, en 1S16.
IDOLO CINESE (l') [l'Idole chinoise], opéra italien en trois actes, musique de Schustcr, représenté à Dresde en 1774.
IDOLO CINESE (l') [l'Idole chinoise], opéra italien, musique de Rust (Jacques) , représenté en Italie eu 1774.
IDOLO CINESE (i/) [l'Idole chinoise], opéra italien en deux actes , musique de Paisiello , représenté à Naples vers 1769 , et à Paris, sur le théâtre de l'Académie royale de musique, le 10 juin 1779. On déploya un grand luxe de mise en scène, de décors et de costumes ; mais cet ouvrage n'eut pas autant de succès qu'à Naples , où on y voyait une allusion à des événements contemporains. II y a de la verve coniique dans l'Idolo cinese, p:.rticulièrement dans le finale du premier acte. On dit que M. Piccinni travailla à la partition représentée en France.
IDOLO CINESE (l'), opéra italien, musique de Generali, représenté à Naples en 1807.
IDOLO DI SE STESSO (l'Idole de soi-même), opéra italien, musique de Lavigna, représenté à Ferrare en 1803.
IDOMÉNÉE , tragédie lyrique en cinq actes, avec un prologue, paroles de Danchet, musique de Campra, représentée par l'Académie royale de musique le mardi 12 janvier 1712. Cette œuvre a un mérite à la fois littéraire et musical , à l'exception du prologue, qui offre au début de l'ouvrage un ballet peu digne du cothurne tragique. Le rôle d'Idoniénéc a été un des meilleurs qu'ait chantés Thévenard. Lorsqu'on reprit cet ouvrage en 1731, Jl venait de quitter la scène après l'avoir occupée pendant quarante ans; il fut suppléé' par Chassé.
IDOMENEO, opéra italien, livret de Varosco, musique de Gazzaniga, représenté à Padoue en 1790.
IDOMENEO, opéra italien, livret de Varesco, musique de Paër, représenté à Florence en 1794.
IDOMENEO, opéra italien, livret de Va-
IDOM
resco, musique de Farinelli, représenté en Italie vers 1796.
IDOMENEO , opéra italien, livret de Varesco, musique de Fedcrici, représenté à Milan en 1806.
IDOMENEO, RE DI CRETA, drame héroïque en trois actes , livret de l'abbé Varesco, musique de Mozart, représenté à Munich le 29 janvier 1781.
Mozart était alors au service du princearchevêque de Salzbourg. Au mois de novembre 1780, il fut appelé à Munich par le prince électoral de Bavière, Charles-Théodore, pour y écrire l'opéra d'Idomeiieo. Le jeune organiste obtint un congé de six semaines, et, le ler décembre , les deux premiers actes de l'idomeneo étaient achevés. L'ouvrage fut représenté le 29 janvier i78i , et obtint un succès d'enthousiasme. Ce fut là le point de départ véritablement sérieux de la carrière dramatique de Mozart. Après le triomphe qu'il obtint à Munich , il revint à son poste modeste d'organiste. Mais le compositeur avait acquis la conscience de sa virtualité. Mentionnons brièvement les principales beautés contenues dans cet ouvrage : d'abord, dans le premier acte , c'est l'air terrible d'Idoménée : Vedrommi intorno l'ombra dolente, et le récitatif dramatique du même : Spietatissimi Dei! l'air d'Idamante, dans lequel le maître prélude aux plaintes de donna Anna dans Don Juan :Il padre adorât o ritrovo e la perdo ; le dessin persistant dans la partie du violoncelle montre l'unité de conception de ce beau morceau. La marche qui suit a vieilli ; mais le chœur Nettuno n'onori! est excellent, et l'instrumentation est toute magistrale. Dans le second acte, l'air d'Arbace (ténor) : Se il tuo duol, est peu saillant; mais celui d'Ilia : Se il padre perdei, est une mélodie délicieuse. Les vers du poëte, dans l'air d'Idoménée, sont d'une hardiesse métaphorique qu'on goûterait assez peu de nos jours. Fuor del inar, hô un inar in seno,
Che del primo é più funcsto
E Nettuno ancor in qucsto
Mai non cessa minacciar.
Il est traité dans le style italien , que les détails travaillés et le merveilleux fini de l'orchestration semblent contredire. Dans l'andante chanté par Electre : Idol mio , la délicatesse de l'accompagnement n'a été signalée que par celle du célèbre : Batti, batti, masetto ; la marche qui suit est médiocre • le chœur à six-huit : Placido e il mar andiamo, la fait promptement oublier. La scène des adieux d'Idoménée est traitée dans un terzctto su-
IDON
perbe; on en admire surtout l'harmonie expressive et pénétrante à laquelle contribue l'emploi de la septième diminuée entre le ténor et le soprano, sur les mots : Destin crudel et les exclamations déchirantes qui suivent. Le chœur de la tempête , qui termine le second acte, est d'une énergie extraordinaire. Moins scénique et moins développé que le finale du Don Juan, il e&t cependant digne défigurer parmi les belles inspirations du maître. Au début du troisième acte, qui se passe dans les jardins du roi, IKa chante un andante délicieux :
Zcfftretti htsinghicri, Deh volale al mio tcsoro, EijU dite ch'io l'adoro ; Che mi serbi il cor fede.l.
Comme ici le tendre Mozart s'exprime éloquemment! et comme, sous la dictée de son cœur, sa plume sait faire parler dans l'instrumentation les syncopes et les triolets ! Le duo d'Ilia et d'Idamante : S'io non moro a questi accenti, n'est que joli; l'air d'Arbace est encore écrit dans la forme italienne; le quartette a de l'ampleur et est d'un4ntérêt soutenu; mais le morceau le plus saillant de l'ouvrage, à notre point de vue, est le chœur : O vota tremendo, dont le mouvement adagio, accompagné en triolets, est grandiose et magnifique. Dans la preghiera, les pizzicati des violons, qui imitent les harpes, et les ut tenus par les voix des prêtres, jusqu'à la cadence plagale de la fin, pendant que les arpèges tracent leurs méandres, produisent l'effet le plus puissant. Il est intéressant de suivre, dans cette partition , qui a précédé de sept ans celle de Don Giovanni , des analogies et même des similitudes qui montrent à nu le fond des idées dramatiques du compositeur, son goiit pour le surnaturel et la manière sérieuse et convaincue dont il entendait le sens du Beits ex machina. Que l'on compare la musique de la scène de la statue du commandeur avec le dernier finale d'Idoménée. Ici c'est la statue de Neptune qui s'agite ; on entend un bruit souterrain ; une voix profonde et grave prononce la sentence du ciel. Nonseulement le même style musical, mais encore les mêmes effets de sonorité que dans Don Juan sont employés. C'est ainsi que la voix de l'autre monde est accompagnée par les cors et trois trombones , comme l'était primitivement la réponse du commandeur à l'apostrophe de don Juan au deuxième acte : Di rider finirai. (V. l'article Don Giovanni.)
IDONTE, opéra italien, musique de Portogallo, représenté à Milan en 1800.
IFIG
IDOR , vaudeville , musique de Drechsler (Joseph), représenté à Vienne vers 1835.
IDYLLE DE LA PAIX (l") OU L'ÉGLOGUE DE VERSAILLES, paroles de Racine, musique de l.uUi , représentée à Versailles et à Paris en 1685. Le même sujet a été traité par Quinault, et LuUi en a composé également la musique. (Voyez le Temi>hc diï l.v paix.)
IFIDE, opéra italien, musique de Draghi (.\ntoinc), représenté à Vienne en 1670,
IFIGENIA, opéra italien, musique de Coletti, représenté à Venise en 170G.
IFIGENIA IN AULIDE, opéra italien , musique de Scarlatti (Dominique), représenté sur le théâtre particulier de la veuve du roi de Pologne, Marie- Casimire, en 1713.
IFIGENIA IN AULIDE, opéra italien, livret de Zeno, musique de Caldara, représenté à Vienne en 1718.
IFIGENIA IN AULIDE, opéra italien, livret de Zeno, musique de Porpora, représenté vers 1742.
IFIGENIA IN AULIDE, opéra italien, livret de Zeno, musique de Abcs, représenté à Naples vers 1745.
IFIGENIA IN AULIDE, opéra italien, paroles de Villati, musique de C.-H. Graun, représenté à Berlin en 1749.
IFIGENIA IN AULIDE, opéra italien, livret de Zeno, musique de Traetta, représenté à Vienne en 1759, avec succès.
IFIGENIA IN AULIDE, opéra italien, livret de Zeno, musique de Majo , représenté à Naples en 1762.
IFIGENIA IN AULIDE, Opéra italien, livret de Zeno, musique de P. Guglielmi, représenté en Italie vers 1765. C'est un des meilleurs ouvrages de ce maître.
IFIGENIA IN AULIDE, opéra italien, livret de Zeno, musique de Jomelli, représente à Saint-Charles, à Naples, en 1773.
IFIGENIA IN AULIDE, opéra italien, livret de Zeno, musique de Salari, représenté à Casal-Monferrato en 1770.
IFIGENIA IN AULIDE, opéra italien, livret de Zeno, musique du chevalier Sarti, représenté à Venise en 1777.
IFIGENIA IN AULIDE, opéra italien, livret de Zeno, musique de Martin y Solar, représenté à Florence vers 1781.
IFIG
IFIGENIA IN AULIDE, opéra italien, livret de Zeno, musique de Prati, repré.senté à Florence en 1784.
IFIGENIA IN AULIDE, opéra italien, livret de Zeno, musique de J. Giordani, représenté à Rome en 1786.
IFIGENIA IN AULIDE, opéra italien, livret de Zeno, musique de Zingarelli , représenté à iMilan en 1787.
IFIGENIA IN AULIDE, Opéra italien, livret de Zeno, musique do Bertoni , représenté à Trieste en 1790.
IFIGENIA IN AULIDE, opéra italien, livret do Zeno, musique de J. Mosca, représente vers 1798.
IFIGENIA IN AULIDE, Opéra italien, livret de Zeno, musique de Rossi (I<aurent), représenté à Gênes vers 1798.
IFIGENIA IN AULIDE, Opéra italien, livret de Zeno, musique de Trente, représenté au théâtre Saint-Charles, de Naples, le 4 novembre 1804.
IFIGENIA IN AULIDE, opéra italien, livret de Zeno, musique de J.-S. Mayer, représenté à Parme en 1800. l^'auteur refit la musique de cet ouvrage en i8ii pour le théâtre de Brescia.
IFIGENIA IN AULIDE, opéra italien, livret de Zeno, musique de Federici, représenté ii Milan en 1809.
IFIGENIA IN TAURIDE, Opéra italien, musique de Scarlatti (Dominique), représenté en Pologne en 17 13.
IFIGENIA IN TAURIDE, Opéra italien, musique de Orlandini, représenté en Italie en
IFIGENIA IN TAURIDE , opéra italien , musique de Vinci , représenté à Venise en,
IFIGENIA IN TAURIDE , opéra italien , musique de Jomelli, représenté à Rome en
IFIGENIA IN TAURIDE, opéra italien, musique de A. Mazzoni, représenté à Trévise en
IFIGENIA IN TAURIDE, Opéra italien, musique de Jean-Fiédéric-Agricola, représenté à Berlin en 1765.
IFIGENIA IN TAURIDE , Opéra italiCD;
"ILDE
ILED
•Tiusique de Monza , représenié à Milan en
IFIGENIA IN TAURIDE, opéra italien, musique de Tarchi, représenté à Venise en 1785.
IFIGENIA IN TAURIDE, opéra italien, musique de Carafa (Michel), représenté à Saint- Charles, à Naples, en 1817.
IGINIA D'ASTI, opéra italien, musique de Levi, représenté au théâtre de la Fenice en
IGINIA D'ASTI, opéra italien, musique de Casamorata, représenté à Bologne en 1838.
IGINIA D'ASTI, opéra italien, musique de Genoves, représenté au théâtre del Fondo, à Naples, en 1840.
IGINIA D'ASTI, opéra semi-séria espagnol, musique de Sanchez, représenté à Cadix en
IGNORANTE ASTUTO (i.') [l'Ignorant rusé], opéra italien, musique de Piccinni , représenté à Naples vers 1772.
ILDA D'AVENELLO, Opéra italien, musique de J. Niccolini, représenté à Bergame le 14 août 1828.
ILDA D AVENELLO, opéra italien, musique de Morlacchi, représenté sur le théâtre de la Fenice, à Venise, en 1824 pendant le carnaval. Le compositeur en refit la musique en grande partie deux ans après. Une cavatine de cet opéra obtint un certain succès : lo primier ti rendo omaggio. Ce compositeur, qui a joui d'une grande réputation en Italie, est presque complètement inconnu en France. On pourra consulter siir Morlacchi, dont l'existence a été si honorable et si bien remplie, l'ouvrage -suivant : Délia vita e délie opère deW cav. Francesco Morlacchi di Perugia, primo maestro nella real cappella di Dresda, diretlore deW opéra italiana e délie musiche di corte di S. M. il re di Sassonia, memorie istoriche, per Giô-Battista de' Conti Rossi-Scotti (Pcrugia, 1860).
ILDEGONDA, opéra italien, musique de Charles Yaleatini , représenté à Palerme en
ILDEGONDA, opéra italien, musique de David Bini, représenté à Pise au mois de février 1836.
ILDEGONDA, opéra-séria en trois actes, livret de Giannone , musique de Marliani , représenté au Thé.itre-Italien , à Paris, le 7 mars 1837. L'action se passe au xiie siècle , chez un grand-duc de Milan. Hilde-
gonde aimo un jeune guerrier qui s'est illustré dans une croisade. Le podestat et son fils, Roger, s'opposent à cette union. Richard, le héros de la pièce, provoqué en duel par Rogei, le désarme et lui laisse la vie. Celui-ci dénonce alors son ennemi comme hérétique. Un bûcher est dressé; le peuple le renverse, et Hildebrand, le podestat, accorde sa fille au généreux Richard. On a remarqué un beau chœur puissamment rhythmé :
Ornato le chiome, Del bellico allor, Dell' Halo nome Son sacro ail' onor.
L'air -.Ah! si fugga, chanté par la Grisi, a de l'énergie et de la grâce ; le duo : O sant' aima délia madré , chanté par Rubini et la Gi'isi , porte l'empreinte d'une douce tristesse et est bien instrumenté. Au troisième acte , la valeureuse tragédienne était admirable lorsque elle excitait le peuple à sauver son amant :
Ma valor voi non avete JVë a salvarlo né svenarmi!
Via codardi! Indéfini sicte Di vedere il mio dolor.
' Le caractère du compositeur, ses aventures
politiques disposaient alors le public en sa
faveur, mais elles ne suffirent point à assurer
le succès de son ouvrage.
Ildegonda fut représenté au théâtre de la
Pergola, à Florence, en 1841.
ILDEGONDA , Opéra milanais, musique et livret de Solera , représenté au théâtre de la Scala, à Milan , pendant le carnaval de 1840. Moriani et Mme Frezzolini chantèrent les principaux rôles.
ILDEGONDA, Opéra espagnol , musique do Arrieta, représenté à Madrid et ensuite à Milan vers 1846.
ILDEGONDA , opéra italien , musique de Carlini, représenté à Florence en 1847.
ILDEGONDA E RICCARDO, Opéra italien, musique de Graffigna, représenté à Milan en
ILDEGONDA E RICCARDO , Opéra italien, musique de Somma, représenté au théâtre de la Scala, de Milan, en 1835.
ILE D'AMOUR (l'), opérette en un acte, paroles de ]\L Dulocle, musique de M. Delehelle, représentée au théâtre des Champs-Elysées le 8 juin 1859.
ILE DE BABILARY (l'), opéra-comique en trois actes , paroles de Paul de Kock , musique de Mengal , représenté au théâtre Feydeau le 27 mars 18 lo.