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LULLI ET QUINAULT OU LE DÉJEUNER

IMPOSSIBLE, opéra-comique en un acte, i-aroles de Gaugiran-Nanteuil, musique de Nicole, représenté au théâtre Feydeau le 27 février 1812.

LULU, opéra danois, musique de Kuhlau, représenté à Copenhague vers V830.

LUNA ABITATA (l\) [la Lune habitée], opéra italien, musique de Paisiello, représenté à Naples vers 1773.

LUNDI, MARDI, MERCREDI, Opérette autrichienne, musique de Kinki, Gyrowetz et Seyfried, représentée à Josephstadt, et à Vienne vers 1820.

LUNE (la) , opéra allemand , musique dEberwcin (Traugott-Maximilien), représenté à Rudolstadt en 1826.

LUPO D'OSTENDA (il). Opéra italien, musique de Vacaj, représenté à Venise, au théâtre San-Benedetto, en i8is.

LUPO D'OSTENDA (il) , opéra italien en deux actes, musique de Garcia, représenté à New-York en 1827.

LUSTIGE SCHUSTER (dkr) {le Joyeux cordonnier] , opéra allemand , musique de Holly, représenté en Allemagne vers 1777.

LUSTIGE SCHUSTER (der) [le Cordonnier

joyeux], opéra-comique allemand, musique de Schweitzer, représenté à Vienne vers

LUSTIGEN MUSIKANTEN (die) [les Musiciens joyeux) , opéra allemand, musique de

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E.-T.-G. Hoffmann , représenté à Varsovie vers 1805.

LnSTÏGEN STUDENTEN (die) [les Joyeux étudiants], musique de Remde, représenté à Weimar vers 1838.

LUSTIGEN WEIBER VON WINDSOR (die) [les Joyeuses commères de Windsor] , opéra allemand , livret imit'; de la pièce de Shakspeare, musique de Ditters, représenté à Oels en 1796.

LUSTIGEN WEIBER VON WINDSOR (die) [les Joyeuses commères de Windsor] , opéra allemand , livret imité de la pièce de Shakspeare, musique de O. Nicolaï, représenté au théâtre de Berlin en 1849. (V. les Joyeuses commères de Windsor.)

liUTHlER DE VIENNE , opéra-comîque en un acte, paroles de MM. de Saint-Georges et Hippolyte Leuven, musique de Monpou, représenté à rOpéra-Comique le 30 juin 1836. Le livret ne brille pas par l'invention, et le dénoûment est trop peu naturel. Un luthier de Vienne voudrait faire épouser à son fils Frédéric sa nièce, jeune fille accomplie, qui touche de l'orgue comme un ange, mais à qui une santé délicate interdit le chant. Frédéric raffole d'une baronne de Castelfiore , qu'il a entendue chanter dans un concert. Cette baronne cantatrice ne veut pas être un obstacle à l'accomplissement des vœux du bon luthier. Elle rend Frédéric plus sage, et elle se résigne à épouser elle-même un vieux conseiller aulique. Maître Crespel, le luthier, fabrique à la fois des orgues , des pianos , des violons et des hautbois. Les auteurs de ce livret d'opéra-comique auraient dû l'intituler avec plus de raison : le Facteur d'orgues. La partition du Luthier de Vienne est fort curieuse à étudier. On y voit les efforts tentés par Monpou dans le but de s'affranchir des formes classiques, d'imaginer des modulations et des rhythmes nouveaux. Il échoue parfois , et

cette manie d'innover lui fait trouver des chants bizarres et des harmonies tourmentées. D'autres fois, il est plus heureux et vraiment inspiré. L'ouverture a beaucoup d'intérêt , quoique manquant d'unité. Elle commence en ut mineur et finit en mi bémol. Les morceaux les mieux réussis sont la chanson dite par Couderc : Les fils de l'université ; la cavatine ; le cantique de sainte Cécile , véritable morceau de musique religieuse , et la chanson du vieux chasseur : Ramenons mon troupeau, chantés tous trois par la vaillante Mme Damoreau, à qui cet ouvrage a valu un succès de plus.

LUTIN AU PRATER (le), opéra-comique allemand, musique de Yoikert, représenté à Leopoldstadt en iszi.

LUTIN DE LA VALLÉE (le) , opéra-comique en deux actes et trois tableaux, livret de MM. Michel Carré et Alboize, chorégraphie de Saint-Léon, musique de M. Gauthier, représenté au Théâtre-Lyrique le 22 janvier 1853. Le livret n'avait pas d'autre prétention que celle de fournir l'occasion à Saint-Léon de déployer son multiple talent de violoniste, de danseur et d'acteur. Il a été secondé par jfme Guy Stéphan, qui a dansé la Madrilegna et El Zapateado , et par Mme Petit- Brière. Il y a des choeurs assez jolis dans la partition.

LUZINNE , opéra anglais en trois actes , musique de Wallace, représenté à Londres, au théâtre Royal, en 1860.

LYCIDAS, drame anglais, musique de W.

Jackson, représenté à. Covent-Garden, à Londres, en 1767.

LYSIS ET DÉLIE, opéra-baliet, paroles de Marmontel, musique de Rameau, représenté par les artistes de l'Académie royale de musique, au château de Versailles, en 1753.

MA TANTE AURORE OU LE ROMAN IMPROMPTU, opéra - comique en deux actes, paroles de Longchamps, musique de Boieldieu, représenté au théâtre Feydeau le 13 janvier 1803. Cet ouvrage avait primitivement trois actes ; mais le dernier, ayant été mal accueilli à la première représenta-

tion, fut définitivement supprimé à la seconde. Le sujet du poëme ne manque pas d'originalité. La Tante Aurore est une vieille fille romanesque' qui ne veut marrer sa nièce qu'à un héros éprouvé par mille aventures. On organise une scène de brigands, d'attaque à main armée, etc., et on triomphe de la

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résistance de la tante. La musique de cet opéra est plus correcte, mieux instrumentée que celle du Calife de Bagdad, et offre des motifs pleins de grâce et d'esprit. L'ouverture ne module que de la quinte à la tonique, et cependant son allure mélodique est si élégante*, l'orchestration en est si finement agencée qu'on l'entend encore avec plaisir. Le premier duo entre Valsain et Frontin : Malgré de trop justes alarmes , joint à une facture tout italienne un accompagnement d'un goiit exquis. Le quatuor des amants : Toi par qui l'on fait des romans ! est une imitation visible du célèbre quatuor de l'Irato , opéra de Méliul , représenté deux ans auparavant, et lui est bien inférieur. Les fautes de prosodie y abondent; mais il y règne une franche gaieté. Vient ensuite le rondeau de Julie : D'un peu d'étourderie. Dans les couplets de la tante Aurore : Je ne vous vois jamais rêveuse, une des meilleures inspirations do Boieldieu , le caractère et la manie de la vieille fille sont exprimés avec cette finesse de touche dont il avait le secret. Le duo qui suit : Quoi, vous avez connu l'amour? est traité avec beaucoup d'esprit ; les rentrées ajoutent à la partie vocale des nuances qui la fontvaloircomme dans les meilleurs ouvrages de Cimarosa. Le second acte est loin d'égaler le premier ; l'intérêt de la pièce s'amoindrit et avec lui la verve du compositeur. Il renferme cependant un duo qui est un chefd'œuvre :Z)e toi, Frontin, je me défie. L'opéra de Ma tante Aurore eut un grand succès et consacra définitivement la réputation naissante de Boieldieu. Le rôle de Frontin fut un triomphe pour le chanteur Martin.

MA TANTE DORT, opéra-comique en un acte, paroles de M. Hector Crémieux, musique de M. Henri Caspers , représenté au Théâtre-Lyrique le 21 janvier 1860. C'est une fort jolie pièce , à la fois plaisante et de bon goût. L'introduction jouée par l'orchestre et accompagnée discrètement par les voix, le quatuor : Ma tante dort, l'air bouffe de Scapin : Chez les valets, il faut le reconnaître, et le trio : Scapin est mort , sont les morceaux saillants de la partition, qui a été interprétée par Meillet et M™e Ugalde. Cet ouvrage a été repris à l'Opéra-Comique en 1862.

MACBETH, tragédie de Shakspeare, musique de Lock, représentée en Angleterre en

MACBETH, tragédie de Shakspeare, muîîique de André, représentée à Berlin vers

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MACBETH, tragédie de Shakspeare, musique de Stegmann, représentée à Hambourg vers 1784.

MACBETH , tragédie de Shakspeare, traduite par Burger , musique de Reichardt, représentée à Munich vers 1795.

MACBETH, tragédie de Shakspeare, musique de Rastrelli , représentée à Dresde vers

MACBETH , tragédie de Shakspeare , traduite en allemand, musique de Rietz, représentée au théâtre d'Immermann, à Dusseldorf, vers 1840.

MACBETH, opéra en trois actes, paroles de Rouget de l'Isle, musique de Chelard, représenté à l'Académie royale de musique le 29 juin 1827. L'arrangement du chef-d'œuvre de Shakspeare pour la scène lyrique n'était pas heureux, surtout à l'Opéra français, oii l'action et les paroles du poëme sont pour la majeure partie du public le principal de la représentation. Chelard, compositeur excellent, vit sa partition dédaignée, abandonnée par l'administration elle-même. Il y a de trèsl)ellcs choses dans cet ouvrage, mais l'harmonie en est tellement travaillée qu'il n'a pu être compris du public. Le compositeur quitta la France et fit entendre Macbeth à Munich avec le concours de Pellegrini et de Mlle Nanette Schechner, bonne cantatrice. L'opéra réussit complètement. Il en fut de même en .Vngleterre , où M^e Schroeder - Devrient chanta avec talent le rôle de lady Macbeth. JI. Chelard , excellent contre-pointiste, a été dédommagé plus tard de son insuccès en France par la vogue qu'ont obtenue ses solfèges.

MACBETH, opéra allemand, musique do Taubert, représenté à Berlin Je 16 novembre 1857. Les rôles de lady Macbeth et de Macduff ont été chantés par M'ie Wagner et M. Formés.

MACBETH, opéra italien en quatre actes, livret de Piave , musique de Verdi , représenté à la Pergola de Florence en mars 1847. Ce sujet fantastique, où le surnaturel joue un rôle si puissant, était complètement en dehors des moyens du compositeur et en opposition avec la nature très-humaine et toute nerveuse de son talent. Aussi nous ne pouvons signaler que des efforts plus ou moins heureux, mais aucun morceau vraiment inspiré ni exprimant une situation avec la force qu'exige le drame de Shakspeare. Le chœur des sorcières

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