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n'est que bizarre ; le duo de baryton et basse, entre Macbeth et Banco, est bien écrit ; la cavatine de lady Macbeth est pleine d'énergie, mais exige trop de cris et d'efforts. Le meilleur morceau de tout l'opéra est le duo entre Macbeth et sa femme : Fatal mia donna. Dans le second acte , la scène du festin est médiocrement traitée , le brindisi est vulgaire. La scène de l'apparition, dans le troisième acte, est manquée. Le chœur : Ondine e silfidi est agréable. Dans le dernier acte , l'air de Macduff, la scène de somnambulisme et l'air de Macbeth n'offrent rien de bien remarquable. Cet opéra, mis en dix tableaux avec des paroles françaises de MM. Nuitter et Beaumont, fut représenté au Théâtre-Lyrique le 21 avril 1865. La tentative de M. Carvalho échoua. Nous le répétons : l'ensemble de l'opéra de Macbeth est monotone et n'offre pas de morceaux saillants. Nous nous empressons toutefois de constater que M. Verdi a écrit pour la scène française des airs de ballet d'une grande originalité rhythmique. Dans aucun de ses ouvrages il n'a fait chanter les premiers violons avec autant de délicatesse.

MACHABÉES (les), mélodrame allemand, musique de Seyfried, écrit à Vienne vers 1835.

MACHT DER LIBBE UND DES WEINS

(die) \le Pouvoir de l'amour et du vvi], opéra -allemand , musique de Ch. Marie de Weber, représenté à Munich vers 1799. Ce fut le premier essai de musique dramatique du grand compositeur.

MAÇON (le), opéra-comique en un acte, paroles de Sewrin, musique de Lebrun, représenté à Feydeau le 4 décembre 1799.

C'est une bluette sans intérêt,

MAÇON (le), opéra-comique en trois actes, paroles de Scribe et de Germain Delavigne, musique d'Auber , représenté à l'Opéra-Comique le 3 mai 1825. Tout est joli dans cet ouvrage, qui a eu le plus grand succès, et est resté au répertoire. Tout le monde connaît l'air : Du courage , à l'ouvrage.

MADAMA CIANA , opéra italien , musique de Latilla et de Galuppi , représenté à Venise en 1733.

MADA1MA UMORISTA (la) , opéra-bouffe italien, musique de Paisiello, représenté à Modène vers 1764.

MADAME BONJOUR, opérette, musique de M. de Flottow, représentée à Vienne dans le mois de juin 1861. Cet ouvrage est le même que celui qui a pour titre la Veuve Grappin.

MADAME MASCARILLE, opérette en un acte, paroles de M. Viart, musique de M. Bovery, représentée aux Folies-Nouvelles en mars 1856.

MADAME PAPILLON , bouffonnerie musicale, paroles de M. Jules Servières, musique d'Otfenbach, représentée aux Bouffes Parisiens en octobre 1855.

MADAME PYGMALION , Opérette -bouffe en un acte, paroles de MM. Jules Adenis et Francis Tourte, musique do M. Frédéric Barbier, représentée aux Bouffes-Parisiens le 6 février 1863. L'idée est burlesque et ne manque pas d'esprit. Clorinde , artiste peintre, conçoit une folle passion pour l'image d'un affreux Turc qu'elle vient de peindre. Sa camériste et son amoureux s'amusent aux dépens de l'artiste en transformant la toilo en tableau parlant , et achèvent de lui faire perdre la tête. M. Barbier a écrit dans ce petit ouvrage un morceau intitulé : Ronde de l'émir, qui a été bien accueilli. Jouée par Duvernoy, Jean-Paul, M^es Baudouin, Giraldine et Laurent.

MADBLON, opéra-comique en un acte, paroles de Cousin (Jacques), musique de Beffr. de Reigny, représenté à Montansier le 4 juin

MADELON, opéra en deux actes , paroles de Thomas Sauvage, musique de M. Bazin, représenté à l'Opéra - Comique le 26 mars

MADEMOISELLE DE GUISE , Opéra-COmi-

que en trois actes , paroles de Dupaty , musique de Solié, représenté au théâtre Feydeau le 17 mars 1808. L'auteur du livret a combiné les détails d'un roman de Mme de Genlis avec ceux de l'histoire de Charlemagne. Les personnages d'Eginard et d'Irma sont devenus , sous sa plume, M. de Beaufort, secrétaire du duc de Guise, et Mlle de Guise, sœur du duc. La partition a eu quelque succès et a été gravée.

MADEMOISELLE DE LAUNAY À LA BAS- TILLE , opéra-comique en un acte , paroles de Creuzé de Lesser, Roger et Mme Villiers, musique de Mme Gail , repésenté au théâtre Feydeau le 16 décembre 1813.

MADEMOISELLE DE MÉRANGES, opéracomique en un acte, paroles de MM. de Leuven et Brunswick, musique de Henri Potier, représenté àl'Opéra-Comique le 14 décembre 1841. La scène se passe à Fontainebleau. Un chevalier de Marcillac, assez mauvais sujet,

M.'EDC

pai"vient à se faire aimer si sérieusement d'une des filles d'honneur de la reine , de Mlle de Méranges, qu'il ne peut éviter de l'épouser malgré lui, par ordre de la reine- Marcillac est donc marié et envoyé à la Bastille avec sa femme, qui sera sa compagne de captivité. La pureté des sentiments de Ml'e de Méranges triomphe des instincts égoïstes de ce don Juan. Les auteurs ont introduit dans la pièce un personnage épisodiquo fort divertissant, un baron allemand du nom de Pompc>rnick, qui chante des couplets assez bien tournés :

Sur son château de Pompernick Qu'on voit aux portes de Munich, etc.

La romance de soprano , chantée à la fin de l'ouvrage et jouée dans l'ouverture , est distinguée et expressive. On a remarqué aussi un duettino entre l'héroïne et sa confidente, at l'adagio du duo entre Blanche et le chsvalicr. Ricquier, Couderc, Mox^^» Potier etDescot ont interprété cette partition , le début du compositeur, dont la muse facile et légère a reçu de la presse l'accueil le plus flatteur.

MADIANITI ( I ) [les Madianites] , opéra italien, musique de Raimondi , représenté à Palcrme vers I8I6.

MADONE {lk) , opéra-comique en un acte, paroles de M. Carmouche, musique de M. Louis Lacombe, représenté au Théâtre- Lyrique le 16 janvier I86I. Un peintre, frappé de la beauté d'une jeune paysanne, la fait venir dans son atelier, où elle pose pour une madone. Le pêcheur Matteo, amant de la jeune fîlle , est averti de cette circonstance. Il se croit trahi par sa maîtresse , et arrive chez le peintre. Celui-ci se fait alors reconnaître pour le célèbre Fra Angelico de Fiesole. A la vue du saint religieux , la jalousie lie Matteo fait place au respect et à l'admiration. La partition abonde en idées musicales développées avec un talent de premier ordre. On a remarqué surtout l'ouverture, la sérénade et deux beaux duos. Les rôles ont été créés par Legrand, Vanaud et MUe Orwil.

MADONE SIXTINE (la), opérette, musique de M. Conradi , représentée au théâtre Victoria, de Berlin, en septembre 1864.

MADRE DE' MACCABEI (la) [la Mère des Machabées], opéra sacré italien, musique de Ariosti, représenté à "Venise en 1704. Un autre oratorio sur le même sujet fut composé à Vienne par Girolamo Gigli vers le même temps.

M^DSHEN AUS DER FREMDE (das) [la

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