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MAÎTRE BIOCH OU LE CHERCHEUR DE

TRÉSORS , opéra-comique en deux actes , musique de Terry , représenté à Liège vers

MAÎTRE CHANTEUR (le) , opéra en deux actes, paroles de M. Henri Trianon, musique de M. Limnander, représenté à l'Opéra le 17 octobre 1853. Le titre donne une fausse idée de la pièce et l'intérêt s'en trouve diminué. Il n'y a pas de maître chanteur, mais bien un empereur , ce qui n'est pas la même chose. Cet empereur , redresseur de torts, se déguise et se fait passer pour maître chanteur, sans doute dans le but de mieux savoir ce qui se passe dans ses Etats. Or, comme ce n'est nullement avec cette qualité qu'il agit dans la pièce, il importait de changer le titre si on voulait reprendre l'ouvrage. C'est ce qui a eu lieu. La partition de M. Limnander ne vaut la peine. Rodolphe, fils du landgrave

MAIT

de Hesse, veut séduire la fille de l'armurier Gunther. Il lui propose le mariage. Elle l'accepte; il a lieu devant des témoins supposés au nombre desquels se trouve un inconnu, le soi-disant maître chanteur. Rodolphe ne tarde pas à se repentir d'une aussi lâche action. Le maître chanteur en informe le landgrave , qui veut chasser la maîtresse de son fils. Mais cet inconnu, c'est l'empereur Maximilien qui consacre par son autorité l'union de la fille de l'armurier avec Rodolphe. C'est un sujet musical, et M. Limnander en a tiré un bon parti. L'ouverture est bien traitée, bien instrumentée ; le chœur d'introduction, composé sur un mouvement de valse allemande avec accompagnement d'un bruit d'enclumes, produit un bon efi'et ; la chanson de l'armurier a du caractère, et le chant de Charlemagne de la noblesse ; la phrase : 0 mon pays, chère Allemagne, est une belle inspiration ; la romance : Nocturne solitude, en rè bémol et le duo scénique terminent bien le premier acte. Le second acte est tout à fait poétique. Nous rappellerons la romance du sommeil, la phrase de Marguerite : Moi qui l'aimais; l'air de Gunther et l'ensemble en si bémol : Prends le glaive de Charlemagne ; ce sont là des morceaux qui attestent l'inspiration et le style distingué du compositeur. Les rôles ont été créés par Obin, Gueymard, Marié, Mlles Marie-Dussy et Poinsot. Cet opéra a été repris sous le titre de Maximilien, à l'Opéra, le 5 mars 1856.

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