MECH
offrant on cadre plus vaste que celai d'an album. L'expression et la sensibilité qu'on troore dans ses romances ne ranrait pas placée trop loin de Dezède, de Gresnick et de Délia Maria.
Un jenne muletier, nommé Pedro, est fiancé à Inès, fille de l'alcade, n raconte à ses camarades l'histoire de sa mule qui est, dit-il, ensorcelôe par le mauvais œil, l'œil da diable. De son côté, Inès, se promenant dans la vallée, a ca l'occasion de sauver de la mort un otBcier de l'année de Christine que les carlistes poursuivaient. Son œil, disait-elle, l'avait tasdnée. Depuis ce moment, elle est rêvease et triste. Pedro prétend que sa fiancée est comme sa mule. On lui enjoint de laire venir l'enjôleur au moyen d'une chanson qui doit servir de signal à un rendez -vous demandé et promis. Un moine vient à passer, les paysans l'invitent à les aider à conjurer le mauvais œil. Ce moine, comme dans le Comte Ory, n'est rien moins que le beau militaire lui-même, qui finit par obtenir de l'alcade la main d'Inès. On a remarqué de jolis passages dans cette partition , notamment la romance jouée par le cor et reproduite dans le cours de la pièce, le duo chanté par Ponchard et par Mie Damoreau, qui a eu un succès d6mplet comme actrice et comme chanteuse dans ce petit opéra.
MAZEPPA, mélodrame, musique de J.-M.
Maurer, représenté à Bamberg en 1837.
MAZEPPA, opéra nisse , musique de M. le baron Wietinghoff, représenté à Saint-Pétersbourg en juillet 1859.
MAZEPPA , opéra italien en quatre actes, musique de Pedrotti, représenté à Bologne dans le mois de décembre I86I.
MAZET, comédie en deux actes, mêlée d'ariettes , paroles d'Anseaume , musique de Duni , représentée aux Italiens le 34 septembre 1761. Le sujet est tiré d'un conte de La Fontaine.
MAZBT, opéra allemand, d'après la pièce française, musique de Kozeluch, représenté k Vienne en 1780.
MAZZINA, opéra italien, musique de Piccinni , représenté à Naples vers 1767.
MÉCHAirTE FEMME (la), opéra allemand, paroles de Herkiots, musique de Ignace Waller, représenté à Vienne en 1795.
UÉCHANTE FEMME (la), opéra allemand.
MÉDE
I paroles de Hertlots , musique de Biercy , re- ! présenté à Dresde en 1805.
■ MÉDAILLE (la), opérette, musique de ; Canoby, jouée et s: (fiée aux Bouffes-Paril siens le 16 février 1865.
MEDEA, opéra italien , musique de Perez, représenté à Païenne vers lin.
MEDEA, opéra italien en deux actes, musique de J.-S. Mayer, représenté à la Fenice, , à Venise, en I812, et à Paris le i-» janvier
MEDEA, opéra italien, nlcsique de Celli, [ représenté à Rome en 1838.
' MEDEA, opéra italien, musique de J. Pa- \ cini, représenté à Palerme en 1844.
MEDEA E GlASOlTE, opéra italien, livret de Giovanni Paiazzi, musique de Francesco Brusa, représenté au théâtre de San-.\ngiolo I de Venise en 1726.
[ MEDEA IN ATENE, opéra italien, livret de [ Anrelio Aurelj, musique de Zanettini (Anti>nio), représenté au San-Mosè de Venise en 1673 , repris en 1678 an San-Angiolo.
MÉDECIN DE L'AMOUR (le), opéra-comique en un acte, en vers, mêlé d'ariettes , paroles d'Anseaume et Marcouville, musique ! de Laruette, représenté au théâtre de la foire Saint-Laurent le 22 septembre 175S. Le I sujet de cette pièce est le même que celui de 1 Stratonice. Le roi de Syrie a été transformé j en bailli de village , et tout le reste à lave- I nant. Cette pièce a été remise en musique par Saint-Amand et par Coignet.
MEDECIN ET L APOTHICAIRE (le), Opéra-
comique, musique de Ditters, représenté à Leipzig en 1846. Cet ouvrage médiocre a cependant eu du succès.
MEDECIN MALGRÉ LUI (le), opéra-comique en trois actes, paroles de Désaugiers fils, musique de Désaugiers père, représenté au théâtre Feydeau le 26 janvier 1792. C'est la pomédie de Molière avec des couplets et quelques morceaux d'ensemble. Le sujet ne comporte guère plus de musique. La pièce est trop littéraire pour être traitée comme les canevas italiens, et elle ne renferme pas assez de scènes dramatiques pour inspirer un compositeur. L'air révolutionnaire : Ça ira .' se retrouve adapté dans cet ouvrage à une situation burlesque. Triste plaisanterie.
MÉDECIN MALGRÉ LDI (le) , comédie de
MEDE
MEDE
Molière, mise en musique par M. Gounod, représentée au Thcâlrc-Lvrique le I5 janvier 1858. En adaptant cette comédie à la forme lyrique, en transformant les scènes en trios, sextuors, couplets et chœur, on n'a pas pu parvenir à lui donner l'air d'un opéracomique. La musique de M. Gounod paraît être une œuvre séparée du sujet. On l'écoute avec plaisir, parce qu'elle est fort intéressants, fort distinguée. Malgré les efforts du compositeur pour lui donner une tournure archaïque, et particulièrement l'empreinte du xviie siècle, elle est restée une œuvre très moderne , très-raffinée , pleine de détails , parfois trop ingénieux et maniérés, accusant partout une science exubérante de l'orchestration et du contre-point. Quant à la gaieté, la rondeur, le tour gaulois de la pièce de Molière, la musique n'en offre nulle part la plus légère trace, et les passages les plus intéressants du dialogue ont je ne sais quelle teinte mélancolique dont l'auteur no peut jamais s'affranchir. Nous n'exceptons pas les couplets de la Bouteille, chantés par Sganarelle :
Qu'ils sont doux, Bouteille jolie.
Qu'ils sont doux Vos petits glouglous,
Il est impossible d'imaginer des combinaisons plus ingénieuses et dont l'effet soit plus imitatif tout en restant musical, que celles de l'accompagnement par les flûtes, les cors, les clarinettes et les bassons. Mais tout ce luxe n'est pas de mise lorsqu'il s'agit d'un bûcheron entonnant une chanson à boire. Parmi les morceaux saillants de la partition, nous rappellerons le duo de Sganarelle et de Martine, le sextuor de la consultation, les couplets de la nourrice, la pastorale chantée par Léandre déguisé en berger ; le chœur : Serviteur, monsieur le docteur, et le quintette du troisième acte. Les rôles ont été créés par Meillct, Girardot, M'ies Faivre et Girard.
MÉDECIN TURC (le), opéra-boufTon en un acte, paroles de Villiers et Armand Gouffé, musique de Nicolo Isouard, représenté à l'Opéra-Comique en 1803. La pièce est bien conduite et amusante. Forlis, lieutenant de vaisseau français, a été pris par des corsaires et vendu comme esclave au grand vizir à Constantinople, tandis qu'Adèle, sa femme, fait partie du harem d'un vieux médecin turc nommé Kalil. Tous deux sont désolés de leur séparation. Forlis apprend par hasard que le médecin, épris des charmes d'une esclave française, a refusé de la céder au Grand-Sei-
gneur; que, pour venger Sa Hautessc, le vizir veut mettre la science de Kalil à l'épreuve. On lui donnera à guérir un fou, e; s'il échoue, il subira un châtiment exemplaire. Forlis a le pressentiment que cette esclave si intéressante est sa femme ; il contrefait le fou et se fait conduire chez le docteur. Mais celui-ci, malgré les conseils de Bouzoula, sa femme en titre, à laquelle Adèle inspire de la jalousie, malgré la promesse qu'on lui fait de le nommer médecin de Sa Hautesse s'il réussit dans sa cure, ne consent pas à rendre Adèle à son époux. Cependant la guérison de celui-ci est à ce prix et chaque fois que l'entêté docteur refuse la liberté à son esclave, Forlis redevient aussi fou qu'auparavant. A la fin Kalil cède et le jeune couple s'embarque pour la France.
L'ouverture, dont le thème principal est une espèce de marche turque, a de l'entrain et une couleur originale. La romance d'Adèle : Sans plaisir et sans espérance est gracieuse ; mais, au lieu de faire connaître de suite les sentiments de regret de cette jeune femme, cette romance la montre au contraire occupée à se distraire par le chant et la danse des ennuis do la captivité. C'est d'ailleurs conforme à la manière frivole dont l'auteur de Joconde traite les sentiments sérieux. Les couplets de Bouzoula : Les plaisirs volaient sur mes traces, ont la désinvolture du genre. L'air dans lequel Kalil peint tour à tour son triomphe et sa chute n'est qu'assez comique : Oui, partout il faudra qu'on publie, etc. Nicolo, qui avait connu en Italie des modèles excellents de l'air bouffe, ne trouvait pas en France des artistes capables de les interpréter. Il s'est plié au goût français de cette époque, et son air do basse, tout en étant bien écrit, est lourd. Le trio qui suit : 2'âchezpar des agaceries, est bien développé. La partie de soprano est tantôt chantée, tantôt dansée par Adèle, ce qui alors passa pour une invention piquante, mais compromit le succès de l'œuvre à cause de la difficulté de trouver les deux talents réunis dans la même personne. La grande scène de la folie simulée de Forlis est un des bons morceaux de l'œuvre du compositeur. Elle a été écrite pour le célèbre chanteur EUeviou. Mentionnons encore le quatuor de la reconnaissance : Du courage, point de frayeur. La partition du Médecin turc est une des meilleures de l'auteur, et on l'entendrait encore avec plaisir si elle était interprétée par des chanteurs habiles. Nicolo l'a dédiée à In princesse Louis. A cette époque, les compo-
MEDE
MEDE
siteurs se préoccupaient déjà d'échapper aux fourches caudines des marchands de musique. Plusieurs d'entre eux et les plus illustres s'étaient formés en société pour l'exploitation d'un magasin de musique situé rue de la Loi, no 268, vis-à-vis de la rue Ménars. C'étaient Cherubini, Méhul, Kreutzer, Rode, Nicolo Isouard et Boieldieu. Le Médecin turc fut publié dans cette maison. L'entreprise commerciale des compositeurs réunis ne réussit point.
MÉDECIN TURC (le), opéra-comique, musique de Meynne et T. Jouret, représenté sur un théâtre de société, à Paris, en 1845.
MÉDECINE SANS MÉDECIN (la), opéra-
comique en un acte , paroles de Scribe et Bayard , musique d'Hérold , représenté à l'Opéra-Comique le 18 octobre 1832. Il s'agit dans cette pièce d'un médecin qui, sans avoir recours à son art, guérit un négociant malade d'une faillite imminente , en faisant épouser sa fille par un jeune Anglais fort riche qui, cédant à un accès de spleen, voulait aussi se tuer. Un si pauvre livret ne se prêtait point à la musique, et cependant Hérold \ y a adapté de fort jolis motifs qui n'ont pas survécu malheureusement au naufrage de la pièce. Mlle Massy a débuté dans cet opéracomique.
MÉDÉB , tragédie lyrique en cinq actes, avec un prologue, paroles de Thomas Corneille, musique de Charpentier, représentée par l'Académie royale de musique le 4 décembre 1693. Les rôles de Créon et de Jason furent représentés par les acteurs Dun et Dumesny, celui de Creuse par Mlle Moreau, et celui de Médée par la célèbre MUe Marthe Le Rochois.
MÉDÉE, opéra allemand, musique de Gebel (George), représenté à Rudolstadt en
MÉDÉE , opéra allemand , musique de Benda, représenté à Gotha vers 1769, et à Leipzig en 1778.
MÉDÉE, tragédie lyrique en trois actes et en vers , paroles d'Hoffman , musique de Cherubini, représentée sur le théâtre Feydeau le 23 ventôse an V (i3 mars 1797). Le journal le Censeur avait inséré le jugement suivant sur cet ouvrage : « La musique, qui est de Cherubini, est souvent mélodieuse et quelquefois mâle, mais on y a trouvé des réminiscences et des imitations de la manière de itfe7(«/.« Dans un beau mouvement d'enthou-
siasme, Méhul lui répondit : « O Censeur , tu ne connais pas ce grand artiste. Mais moi qui le connais et qui' l'admire, parce que je le connais bien, je dis et je prouverai à toute l'Europe, que l'inimitable auteur de Démophon, de Lodoïska, à'EJisa et de Médée n'a jamais eu besoin d'imiter pour être tour à tour élégant ou sensible , gracieux ou tragique, pour être enfin ce Cherubini que quelques personnes pourront bien accuser d'être imitateur, mais qu'elles ne manqueront pas d'imiter malheureusement à la première occasion. Cet artiste justement célèbre peut bien trouver un Censeur qui l'attaque ; mais il aura pour défenseurs tous ceux qui l'admirent, c'est-à-dire tous ceux qui sont faits pour sentir et apprécier les grands talents. Méhul. « Je demandais un jour à un des rares spectateurs vivants de l'opéra de Médée, au successeur de Cherubini, ce qu'il pensait de. cet ouvrage : « C'est de la musique bien faite, « me répondit M. Auber.
MÉDÉE, opéra, musique de Langlé, composé vers 1805 (inédit).
MÉDÉE ET JASON, tragédie lyrique en cinq actes, avec un prologue, paroles de l'abbé Pellegrin , sous le nom de La Roque . musique de Salomon , représentée par l'Académie royale de musique le 24 avril 1713. La victoire de Denain venait de jeter un rayon d'espérance au milieu des revers qui attristèrent la vieillesse de Louis XIV. Dans le prologue de l'opéra de Médée et Jason. l'Europe, sous les traits de Mlle Poussin, est rassurée par Apollon (M. Hardouin) et Melpomène (MUe Antier), qui lui annoncent la fin de ses malheurs et le retour de la victoire qui vient de se déclarer pour les drapeaux de la France. Cette scène allégorique, plus que l'opéra proprement dit , assura son succès pendant trente-six ans, quoique les événements lui aient souvent donné des démentis. Salomon avait cinquante-deux ans lorsqu'il aborda la scène lyrique. Il jouait de la basse de viole dans la musique du roi. Les rôles de Médée , Creuse , Nérine et Cléone furent chantés par Mlles Journet, Pestel, Dun, Antier, Poussin, Pélissier, Souris, Fel, Chevalier ; ceux de Jason , de Créon et d'Arcas, par Cochereau, Thévenard, Dun, Tribou, Chaàsé, Jélyotte. On cite, au nombre des parodies faites de cet opéra, celle de Dominique Riccoboni fils et Romagnési , jouée au Théâtre-Italien le 28 mai 1727. On en joua encore une autre au même théâtre le 13 décembre
MEDU