MENZIKOFF ET FŒDOR OU LE FOU DE
BÉRÉZOFF, opéra-comique en trois actes, paroles de La Martellière, musique de Chami pein, représenté à l'Opéra-Comique le 30 janj vier 1SO8. La partition a été dédiée à la I reine de Hollande. La pièce est des plus sini gulières qu'on puisse imaginer. Menzikoff, l'ami et le compagnon de Pierre le Grand , a été exilé en Sibérie, et se retrouve au milieu des prisonniers victimes de sa dureté et souvent de son injustice lorsqu'il était au pouvoir. Il cherche à cacher son nom et à éviter do cruelles représailles. Sa femme et sa fille Marie le consolent comme elles peuvent de sa disgrâce, et il trouve dans ce pays, dont la description est aussi invraisemblable que ridicule, une sympathie universelle. Un jeune noble, à qui Menzikoff a refusé sa fille en mariage, en est devenu presque fou, et se venge en protégeant cette famille infortunée. Dans cette pièce , personne ne se reconnaît , quoique parlant sans cesse les uns des autres. Ce fou, qui s'appelle Jean, organise des fêtes, donne des bals , soulage les souffrances des prisonniers et fait de la Sibérie le lieu le plus heureux de la terre. Il va sans dire qu'un ukase vient rendre la liberté à Menzikoff, à Jean Fœdor, qui épouse Marie. Le livret, qui a la prétention des grands sentiments et du haut style, offre des détails d'un comique achevé, et montre que tous les fous n'étaient pas alors à Bérézoff. Champein a