MIRE
rore est plus beau dans les deux, ll'lc Darcicr a interprété avec talent le rôle difficile et ingénu de Mina. Mmcs Félix, Boulanger, Roger, Mocker, Moreau-Sainti complétaient le personnel de la représentation. Nul doute"' qu'avec vingt ans de plus d'éducation musicale , le public de l'Opéra-Comique ne fasse bon accueil à la reprise d'une œuvre aussi distinguée. Le troisième acte contient une jolie valse chantée et un remarquable quatuor terminé par un unisson d'un effet entraînant.
MINATORI SCOZZESI ( i ) [les Mineurs écossais], o^éra. italien, musique de Raimondi, représenté à Messine vers 1829.
MINERVE, opéra allemand, musique de Keiser, représenté à Hambourg en 1703.
MINIERE DI FREIBERG (lb) [les Mines de Freiberg], opéra italien, musique de Pctrella, représenté pendant le carnaval, à Naplcs, en 1843.
MINIERE DI POLONIA (le) [les Mines de Po/o^He], opéra italien, musique de Palnia, représenté en Italie vers 1800.
MI.NNESAENGER (der) [le Troubadour], opéra allemand, musique de François Schubert , partition inachevée. On ne sait ce qu'est devenu le manuscrit.
MINORA, mélodrame en quatre act€s, musique de Schulz , représenté à Hambourg en
MINUIT, opéra en trois actes , musique de Chelard, représenté sur le théâtre de la Cour, à Munich, au mois de juin 1831. Cet ouvrage avait été primitivement écrit à Paris pour le théâtre Ventadour. Chelard, étant allé s'établir en Allemagne , fit traduire le poëme et obtint une véritable ovation. L'ouverture , les chœurs , un beau finale excitèrent l'enthousiasme du public. L'opéra de Minuit a eu pour interprètes une cantatrice alors en vogue, Mlle Schechner, et M™e Vespermann. Chelard avait été l'élève de Gossec, et avait obtenu le prix de Rome en i8ii. Après le sucîès de grande estime que son opéra de Macbeth avait eu en 1827 , malgré l'arrangement plus que médiocre que Rouget de Lisle avait fait de la pièce du grand poète anglais, on avait pu penser que Chelard serait devenu un de nos meilleurs compositeurs français. Il avait la science, il aimait son art avec passion, et joignait à ces qualités une conception élevée, un style ample et correct.
MIRACLE (uc) ou LES KRAKOVIENS ET
LES GORALES, opéra polonais, musique de Stefani, représenté à Varsovie en 1794. Cet ouvrage a été écrit pour la troupe dramatique de Boguslàwski. Le compositeur a introduit dans cet ouvrage des airs nationaux polonais qui l'ont fait accueillir avec enthousiasme.
MIRANDA, opéra allemand, musique de Kanne, représenté à Berlin vers 1825.
MIRANDOLINA, Opéra italien, musique de P. Gugliclrai, représenté àNaples en 1773.
MIRANDOLINA (la), opéra italien, musique de Caruso, représenté pendant le car^ naval, à Trieste, en 1776.
MIREILLE, opéra en cinq actes, paroles de M. Michel Carré , musique de M. Charles Gounod, représenté au Théâtre-Lyrique le 19 mars 1864. Le livret a été tiré du charmant poëme Mireïo de M. F. Mistral, déjà trèsadmiré dans le midi de la France avant que M. de Lamartine n'en ait fait l'éloge dans un de ses Entretiens littéraires. Mireille, la jeune et jolie Arlésienne , est fille de maître Ramon. Un riche bouvier de la Camargue, Ourrias, l'a demandée en mariage à son pèro et a obtenu de lui sa main ; mais la jeune fille aime ailleurs. C'est le pauvre vannier Vincent qui possède les trésors de tendresse de cette pure et innocente créature. Elle résiste aux menaces, aux imprécations de son père. Son amour est plus fort que la mort. Les deux rivaux se rencontrent au val d'Enfer; Ourrias frappe Vincent de son bâton ferré et le laisse mourant sur la place ; mais la vieille sorcière Taven le rappelle à la vie. Le meurtrier, en proie à ses remords, erre sur les bords du Rhône ; son imagination est frappée par des apparitions funèbres; les noyés, des jeunes filles trompées par l'amour défilent en procession devant ses yeux. Il appelle le passeur, monte dans son bateau ; mais sa présence porte malheur. La barque chavire et le bouvier disparaît dans les flots. Mireille ignore ce qu'est devenu Vincent. On fait la moisson. Vincenette, jeune sœur de Vincent, lui apprend ce qui est arrivé à son frère et sa guérison. Mireille et son amant s'étaient donné rendez-vous au pèlerinage des Saintcs-Maries, dans le cas où un malheur viendrait à l'un d'eux. Elle part, traverse la plaine aride de la Crau sous un soleil brûlant. Là se trouve l'épisode charmant d'un petit chevrier blotti sous les bruyères pour se dérober à la chaleur du jour. Mireille arrive aux Saintes , mais en proie à une fièvre vio-