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lente, el elle meurt de fatigue et d'amour dans les bras de Vincent et de son père au désespoir. La partition de Mireille nous semble la plus remarquable et la mieux inspirée de celles que M. Gounod ait produites au théâtre. La partie descriptive, qui occupe une grande place dans l'ouvrage, est peutêtre mieux traitée que l'action dramatique. Le chœur d'ouverture : Chante: , chante:: , magnanar elles, au premier acte ; le chœur de la farandole , la chanson du magali , la déclamation dogmatique de Ramon au second acte; le tableau fantastique du Rhône au troisième ; le chœur de la moisson, la chanson pastorale du petit Andreloun : Le jour se lève et fait pâlir la sombre nuit , l'air de Mireille : Heureux petit berger, au quatrième acte, tels sont les morceaux dans lesquels le compositeur a su le mieux allier à un goût littéraire très- vif une science musicale flexible et expérimentée. Ce sont là des tableaux et des études du plus haut intérêt. Quant au côté dramatique de l'œuvre , il offre aussi des beautés incontestables. Dans la scène de l'entrée de Mireille au premier acte, cette phrase : Oh! c'Vincent! comme il sait gentiment tout dire, peint la situation avec vérité et délicatesse. Le grand air de Mireille : Mon cœur ne peut changer, souviens-toi que je t'aime, est un des plus beaux airs du répertoire moderne. Nous signalerons encore le finale du second acte, dans lequel se détache cette phrase inspirée : Ah! c'en est fait, je désespère. Mme Miolan-Carvalho a interprété avec un grand talent cette remarquable partition. Les autres rôles ont été créés par Ismaël, Petit , Morini , M^e Faure - Letebvre et Mlle Reboux. Cet ouvrage a été repris en trois actes, le 15 décembre 1864, avec des changements qui avaient pour objet de raccourcir un peu la représentation. Il faut espérer que l'adoption d'une forme définitive aidera à le maintenir au répertoire. Il y aurait aussi quelques modifications à introduire dans le cinquième acte. M. Gounod est un homme de goût. Il en a manqué une fois en sa vie en choisissant, pour être joué sur l'orgue de l'église des Saintes-Mariés , le chant de la prose : Lauda Sion salvatorem. Ce chefd'œuvre de la liturgie ne doit être entendu qu'à l'église. Entonné par les choristes du Théâtre-Lyrique, il affecte péniblement le cœur et l'oreille des auditeurs catholiques. Le christianisme n'est pas devenu une mythologie où l'on a le droit de prendre ce qu'on veut pour produire un effet dramatique. Tous les compositeurs, sans exception, qui ont eu

à traiter des scènes religieuses, se sont bien gardés de dérober à la liturgie des chants consacrés par le culte public. Meyerbeer dans Robert le Diable, Halévy dans la Juioe, Hérbld dans Zampa, Verdi lui-même dans // Trovatore, se sont donnés la peine d'écrire une musique spéciale pour exprimer l'effet dont ils avaient besoin. M. Gounod aurait dû imiter en cela leur réserve et puiser, comme ils l'ont fait, dans sa propre inspiration les chants religieux dont il avait besoin.

MIROIR (le), opéra-comique en un acte, paroles de MM. Bayard et Davrecourt, musique de M. Gastinel, l'eprésenté à l'Opéra- Comique le 19 janvier 1853. Canevas fort léger. Joli duo chanté par Jourdan et M'i « Tal mon. Mlle Lefebvre a chanté aussi dans ce petit acte.

MIRINA, mélodrame en un acte , musique de Gyrowetz, représenté à Vienne vers 1810.

MISANTROPIA E SENTIMENTO , opéra italien, musique de Conti (Charles), représenté au théâtre Nuovo de Naples vers 1725.

MISANTROPIA E SENTIMENTO, Opéra

italien , musique de Generali, représenté à Venise en 1805.

MISS FAUVETTE , opéra-comique en un acte, paroles de MM. Michel Carré et Jules Barbier, musique de M. Victor Massé, représenté à rOpéra-Coraique le 13 février 1855. Un milord a pour voisine une jolie fleuriste qui chante du matin au soir. L'Anglais , peu dilettante, en a les nerfs agacés , et cherche les moyens d'empêcher miss Fauvette de chanter. La fable le Savetier et le Financier éclaire sa vengeance ; il comble de guinées la jeune fleuriste, qui roucoule de plus belle ; car elle va enrichir Robin , qui est pauvre et qui l'adore. L'Anglais, désappointé, a recours à ufc autre moyen; il excite la jalousie de Robin. Cette fois on ne chante plus, et , milord attendri, répare le mal qu'il a fait en hâtant le mariage des jeunes gens. La pièce a été bien jouée par Nathan, Sainte-Foy, Jourdan et MUe Lefebvre. On a remarqué la romance de Robin : Lise, prenez garde! dont la mélodie et l'harmonie sont distinguées ; les couplets intercalés dans le trio du Champagne, et qui ont été parfaitement dits par Sainte-Foy, jouant le rôle de l'Anglais :

La femme était toujours un' créatiour pervers; L'amour avait toujours chagriné l'iounivers.

et enfin une romance sentimentale de Li-

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