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NOCE

un acte, paroles de Dumersan, musique de Dugazon (Gustave), représenté à Feydeau le 19 novembre 1814.

NOCES À OLIVO (les), opéra, musique de M. Schrameck, représenté au théâtre de Riga, au mois de janvier 1847.

NOCES DE CANA (les), mystère avec soli, chœur et orchestre, musique de M. Elwart (Inédit).

NOCES DE GAMACHE (les), opéra en trois actes, paroles de Planard, musique de Bochsa, représenté à l'Opéra-Comique le 16 septembre 1815.

NOCES DE GAMACHE (les), opéra-comique en deux actes , musique de Mendels- .sohn-Bartholdy, représenté à Berlin en 1824. Le compositeur avait alors quinze ans. Cet ouvrage n'eut pas de succès et fut aussitôt retiré de la scène. Cependant on n'en fit pas moins graver la partition réduite pour piano.

NOCES DE GAMACHE (les), opéra-comique en deux actes, paroles de Dupin et Thomas Sauvage, musique de Mercadante, arrangée par Guénée ; représenté à l'Odéon le 0 mai 1825.

NOCES DE JEANNETTE (les) , opéra-«0mique en un acte , paroles de MM. Carré et Barbier, musique de M. Victor Massé, représenté à rOpéra-Comique le 4 février 1853. Le livret met en scène une jeune fille sage et laborieuse, qui parvient à force de tendresse et d'adresse à ramener au devoir un paysan son fiancé, ivrogne, colère et brutal. Il y a dans cette jolie pièce une sensibilité vraie, de la grâce et quelquefois aussi , il £aut le dire, un peu de trivialité. La scène dans laquelle Jeannette raccommode l'habit que Jean a déchiré dans un accès de mauvaise humeur est touchante, et la romance : Cours, mon aiguille, dans la laine, est devenue populaire. Les vocalises en duo avec la flûte, imitant le chant du rossignol, ont produit de l'effet, surtout lorsqu'elles étaient chantées par M™e Miolan. La scène du raccommodement des deux époux :

Allons, rapprochons-nous un peu...

Je sens mon cœur tressaillir d'aise

a été traitée avec infiniment de goût. Couderc a joué en comédien achevé le rôle de Jean. Parmi les ouvrages de M. Victor Massé, celui-ci a obtenu le succès le plus décidé et le plus général.

NOCES DE LUCETTE (les) , opéra-comique, musique de Foignet (François), écrit vers 1800.

NONN

NOCES DE PELÉE ET DE THÉTIS (les), célèbre ballet de Benserade, à dix entrées, exécuté pour la première fois le 26 janvier 1654. Ce ballet fut précédé d'une comédieopéra portant le même titre, en trois actes, en vers, et d'un prologue, le tout traduit de l'italien. Il fut dansé par Louis XIV, les princesses et les dames de la cour. (Voir le Nozze di Teti e Peleo.)

NOCES DE VÉNUS (les) OU LES DIEUX,

opéra, musique de Carapra, composé en 1740. L'auteur avait quatre-vingts ans lorsqu'il écrivit cet ouvrage.

NOCES DE ZERBINE (les), opéra-comique, musique de Rochefort (Jean-Baptiste), représenté à Cassel vers 1780.

NOEKKEN, opéra, paroles du poëte danois Andersen, musique de M. Glaeser, représenté au théâtre Royal de Copenhague en mars 1853.

NOËL À LA CAMPAGNE , opéra , musique de Schenck, représenté à Vienne en 1792.

NOMS SUPPOSÉS (les), opéra-comique en deux actes, paroles de Pujoulx, musique de Gaveaux (Pierre) , représenté à Feydeau le U décembre 1798. Cet ouvrage a été réduit à un acte à la deuxième représentation.

NON CREDERE ALLE APPARENZE (Il ne faut pas se fier aux apparences), opérabuffa, musique de Orgitano, représenté au ' théâtre des Fiorentini, à Naples, en 1804.

NON IRRITAR LE DONNE (// ne faut pas irriter les femmes), opéra italien, musique de Portogallo, représenté à Plaisance en 1799, et à Paris le 1er mai 1801.

NON TUTTI I PAZZI SONO ALL' OSPI- TALE {2'ous les fous ne sont pas à l'hôpital) , opéra, musique de Fioravanti (Vincent), représenté à Turin en 1844.

NON TUTTO IL MALE VIEN PER NUO- CERE (Le mal n'est pas toujours fait dans l'intention de nuire), opéra italien, musique de Scarlatti, représenté à Naples vers 1690.

NONNA PER FARE DORMIRE I BAM- BINI (la Bonne d'enfants), opéra italien, musique de Millico, représenté à Naples en 1792.

NONNE SANGLANTE (la), opéra en cinq actes, paroles de Scribe et Germain Delavigne, musique de M. Charles Gounod, représenté à l'Opéra le 18 octobre 1854. Le sujet du livret a été tiré du roman de Lewis, intitulé : le Moine. L'action se passe en Bohême, au xie siècle. Deux seigneurs, le baron de Luddorf et le comte de Moldaw, mettent fin

NONN

à leurs querelles à la voix de Pierre l'Ermite. Un mariage entre Agnès , fille de Moldaw, et ThéolDald , fils aîné de Luddorf , doit cimenter cette réconciliation; mais c'est Rodolphe, frère de Théobald, qui aime Agnès et qui en est aimé. Il déclare son amour et s'atlire ainsi la malédiction de son père. Agnès consent à fuir avec son amant. Il est convenu entre eux qu'elle revêtira le costume de la ::Vonne sanglante, fantôme qu'on voit errer la nuit comme une âme en peine et qui inspire la plus grande terreur dans tout le pays ; et qu'à la faveur de ce travestissement, elle franchira l'enceinte du manoir paternel. Cette résolution paraît bien extraordinaire de la part d'une jeune fille, surtout en plein moyen âge. Rodolphe , voltairicn de l'avant-veille, ne croit pas d'ailleurs aux apparitions ; mais voici que nous entrons dans le vrai domaine de la fantasmagorie. En effet, à minuit, la Nonne sanglante se présente; Rodolphe la prend pour Agnès déguisée, lui jure un amour éternel, lui donne son anneau et se laisse entraîner par elle ; mais ce fantôme, souillé de sang, le poignard à la main, est celui d'Agnès, la nonne, qui vient chercher sur la terre celui qui fut son séducteur et son meurtrier. Elle conduit Rodolphe, plus mort que vif, dans les ruines du vieux château de Luddorf, et là, au milieu de rites funèbres qui n'ont que des spectres pour téînoins, leurs fiançailles sont célébrées. Rodolphe apprend que, son frère Théobald étant mort, rien ne s'oppose plus à son union avec .Vgnès de Moldaw. La Nonne sanglante consent à lui rendre la liberté, à la condition ([u'il frappera celui qui fut son meurtrier. Il s'y engage; mais quel est son effroi lorsque, au milieu d'une fête, elle lui désigne du doigt son père, le baron de Luddorf 1 II ne restait ,;;uère qu'un moyen de terminer cet opéra déjà excessivement long, c'était d'amener la mort de ce perfide. Il est en proie aux remords et finit par s'offrir aux coups de poignard que les amis de Moldaw destinaient à son fils. La Nonne sanglante, apaisée par ce sang, x^ardonnc à Luddorf et l'emporte au ciel dans un tableau final. Ce pardon in extremis et cette apothéose de la haine posthume et assouvie terminent d'une manière aussi absurde que ridicule cette pièce légendaire. En assumant la responsabilité d'un tel livret, M. Gounod a fait preuve d'un courage que certaines personnes ont traité de lémérité. En effet, la pièce, sous une apparence fantastique et bizarre, offrait au compositeur des situations très-connues au théà-

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