NOUVELLE AU CAMP DE L'ASSASSINAT DES MINISTRES FRANÇAIS À RASTADT
(la), opéra-comique en un acte, musique de Henri Berton, représenté à l'Opéra le 14 juin 1799.
NOUVELLE ÉCOLE DES FEMMES (la) , opéra en trois actes, paroles de Moissy, musique de Philidor (François-André-Danican), représenté à la Comédie-Italienne le 22 janvier 1770.
NOUVELLE FANCHON (la) , comédie on cinq actes, avec des morceaux de musique do Schiffer (Auguste) , représentée en Allemagne en 1854.
NOUVELLE OMPHALE (la), comédie en trois actes, en prose, mêlée d'ariettes, paro-
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les de Mme de Beaunoir, musique de Floquet, représentée aux Italiens le 28 novembre 1782. Le sujet est tiré d'un conte de Sénecé, qui a pour titre : Camille ; mais la scène, au lieu de se passer au temps de Charlemagnc, a été transportée au règne de Henri IV. Floquet était bon musicien et il a eu son heure de popularité. Sa chaconne , tirée de la Cour d'amour, a été jouée sur tous les clavecins.
NOUVELLE-ZÉLANDAISE (la), opéra-CO-
mique, musique de Chapelle (Pierre-David - Augustin), représenté à l'Ambigu-Comique en 1793.
NOVICE DE PALERME (la) , opéra, musique de Wagner (Richard), représenté une seule fois sur le théâtre de Magdebourg le 29 mars 1836. M. Wagner en a emprunté le sujet à la comédie de Shakspeare : Measure for measure. Sa musique se ressentait alors de l'admiration qu'il professait pour celle de M. Auber, et son biographe, M. de Gaspérini, assure que les mélodies dans cet ouvrage sont vives, claires, entraînantes, abondantes et lumineuses. Ainsi soit-il! Comment se fait-il qu'il convienne un peu plus loin dans son récit que le compositeur eut beaucoup de peine à faire apprendre à ses chanteurs cette musique claire, ces mélodies abondantes et lumineuses? qu'enfin l'ouvrage tomba le plus lourdement possible, puisqu'il ne put se relever? Un des membres de ce novice ressuscita toutefois pour reparaître dans le Tannhauser et retomber de nouveau inanimé. C'est la mélodie claire et lumineuse que répètent, dans l'introduction du troisième acte du Tannhauser, les instruments à vent et à cordes : c'est le chant des pèlerins en présence du saintpère.
NOVITÀ, opéra italien , musique de Felice Alessandri, représenté à Londres en 1775.
NOWB KRAKOWIAKI ( les Cracovicns) , opéra polonais en deux actes, musique de Kurpinski, représenté à Varsovie en 1816.
NOZZE (le), opéra italien, musique de Galuppi, représenté à Venise en 1756.
NOZZE CAMPESTRI (le), opéra italien, musique de J. Niccolini , représenté à Milan dans l'automne de 1794.
NOZZE CHIMERICBE (lr). Opéra italien, musique de F. Orlandi , représenté à Milaa en 1805.
NOZZE COL' NEMICO {lk), opéra italien, musique de Searlatti , représenté à Rome vers 1700.
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NOZZE CONTRASTATE (le), opéra italien, musique de Traetta, représenté à Rome en
NOZZE DARIANNA E DI BACCO (le), opéra italien, musique de J. Holzbauer , repi-ésenté à Vienne vers I78i.
NOZZE D'ENEA CON LAVINIA (le), opéra italien, musique de Monteverde, représenté àSan-Mosè à Venise en 1641.
NOZZE D'ERCOLE E D'EBE (le), opéra italien, musique do Porpora, représenté à Venise en 1744.
NOZZE DE' SANNITI (le) [les Mariages samnites] , opéra italien, musique de Gnecco, représenté à Turin vers 1796.
NOZZE DE' SANNITI (le) , opéra italien, musique de Raimondi, représenté à Rome vers 1820.
NOZZE DEI MORLACCHX (le) , opéra italien, musique de J. Niccolinij représenté à Vienne en isii.
NOZZE DELiiA CITTÀ (le) , Opéra italien, musique de Oitani , représenté à Florence dans l'été de 1778.
NOZZE Di DORINA (le), opéra italien, musique de Cocchi (Joachim) , représenté à
NOZZE DI DORINA (le), opéra italien, musique de Sarti, représenté à Venise en 1782, et à Paris le 14 septembre 1789.
NOZZE DI FAUNO E DI DORINDA (le), opéra pastoral italien, livret de divers auteurs, musique de Pacello, représenté en 1724, dans le palais du chevalier Erizzo, à Mestre.
NOZZE DI FIGARO (le) , Opéra italien, musique de Persicchini, représenté au théâtre Royal de Varsovie vers 1782.
NOazE DI FIGARO (le) [fes Noces de Figaro], opéra en quatre actes, livret de Lorenzo da Ponte, d'après la pièce de Beaumarchais, musique de Mozart, représenté pour la première fois à Vienne le 28 avril 1786. Ce fut l'empereur Joseph II qui fit au compositeur la commande de cet ouvrage. Mozart était alors en butte aux cabales combinées des maîtres italiens et de quelques musiciens allemands. Salieri, l'élève de Gluck, comprenant la supériorité du jeune Wolfgang, n'eut pas honte d'exciter contre lui et son œuvre les petites passions des artistes de l'orchestre et du chant. On rapporte que l'exécution des
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dcu.'c premiers actes de son chef-d'œuvre fut si négligée à la première représentation, que l'auteur courut à la loge impériale pour réclamer la protection de l'empereur. Joseph , qui inclinait cependant du côté de ses adversaires, ne put la lui refuser, et la suite de la représentation s'effectua d'une manière plus régulière. LeNosze di Figaro n'obtinrent pas toutefois un grand succès à Vienne; mais, l'année suivante, cet opéra fut accueilli avec enthousiasme à Prague. Le public, apprenant que Mozart assistait à la représentation , lui fit une ovation chaleureuse et redemanda presque tous les morceaux. Les Noces de Figaro, avec Don Juan et la Flûte enchantée, forment les trois fleurons de la couronne lyrique de Mozart. La partition ne renferme pas moins de trente morceaux. L'air de Figaro : Non piu andrai farfallone amoroso, celui de Chérubin : Yoi che sapete, le duo de la comtesse et de Suzanne : SulU aria, ont été regardés depuis quatre-vingts ans comme des chefs-d'œuvre d'inspiration et de goût. L'enjouement un peu malicieux du premier, la tendresse et la suavité des deux autres peignent admirablement le caractère de Mozart à cette époque de sa vie, et la lecture de sa correspondance peut corroborer cette réflexion. Lorsqu'on ne trouve dans une œuvre que du talent, il n'est pas toujours prudent d'y rechercher en même temps les éléments d'appréciation du caractère de l'auteur ; mais les productions d'une nature supérieure comportent avec elles des révélations plus exactes. Cette partition offre déjà la perfection la plus accomplie dans les détails, une instrumentation sobre et constamment intéressante. On est frappé de l'habileté avec laquelle Mozart a su rendre l'expression ironique dans la cavatine: Se vuol ballare, le double jeu de Suzanne dans le duetto : Crudel perche finora, la mélancolie dans l'air admirable de la comtesse : Dove sono, enfin la gentillesse la plus ingénue dans les couplets : L'ho perduta. Un arrangement du Mariage de Figaro, de Beaumarchais, avec la musique de Mozart, fut représenté à l'Opéra le 20 mars 1793; Làj'S chantait le rôle de Figaro. Il est inutile do faire observer qu'en un pareil moment, tout succès lyrique était impossible. Cette mauvaise version fut encore donnée, à Feydeau, le 31 décembre 1818; mais la partition originale fut représentée au Théâtre-Italien, de Paris, le 23 décembre 1807, et elle resta au répertoire jusqu'en 1840. Les artistes qui s'y firent remarquer le plus furent Garcia, Morandi, Levasseur, Pellegrini, Lablache et Tambu-
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