OGUS OU LE TRIOMPHE DU BEAU SEXE
opéra-comique, musique de Winter, représenté à Prague en 1795.
OISEAUX DE MER (les), opéra-comique en un acte, musique de Martin, écrit vers
OISEAU BLEU (l'), féerie en quatre actes, paroles de Rougemont, musique de Foignet, représenté au théâtre des Jeunes-Artistes le 25 mars 1803.
OLAN LE DANOIS, Opéra, musique de Mercadante, représenté sans succès au théâtre de Kœnigstadt, à Berlin, dans le mois de janvier 1836.
OLANDESE IN VENEZIA (l') [le Hollandais à Venise] , opéra italien, musique de Blanchi, représenté en i784.
OLD BACHELOR (the) [le Vieux céliba-
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taire], opéra anglais, musique de Purccll , repré-sentéà Londres en 1693.
OLD CLOTHES-MAN (the) [le Vieux marchand d'habits], intermède anglais, musique d'Attwood, représenté à Coveut-Garden, à Londres, en 1799.
OLGA OU LA FILLE DE L'EXILÉ, opéra en trois actes, paroles de M'ne *'* , musique de Bernard, représenté à Saint-Pétersbourg en septembre 1845.
OLIMPIA, opéra italien , musique de Paisiello, représenté à Naples vers 1771.
OLIMPIA, opéra italien, musique dePrati, représenté à Naples en 1786.
OLIMPIA, opéra italien, musique de J.- A.-P. Hasse, représenté à Londres en 1740.
OLIMPIA TRADITA (l') , opéra italien , musique de Sacchini, représenté au théâtre des Fiorentini, à Naples, en 1758.
OLIMPIA VENDICATA, Opéra italien, livret de Aurelio Aurelj, musique de Fresclii, représenté au théâtre de San-Angiolo de Venise en 1681, repris à Bologne en 1688 et
OLIMPIA VENDICATA, opéra italien, musique de Vivaldi, représenté au théâtre San- Angiolo, de Venise, en 1734.
OLIMPIADE, opéra-séria en trois actes, livret de Métastase, musique de Pergolèse, représenté à Rome au printemps de 1735.
Cette tragédie lyrique est à la fois le cheld'œuvre du grand poëte italien et la pièce qui a le mieux inspiré les principaux compositeurs du siècle dernier et du commencement de ce siècle-ci. La versification est d'une harmonie incomparable, les situations fortes ; ce serait le modèle des livrets d'opéra, si le culte du beau, le respect du goiit n'avaient fait place à des effets heurtés, invraisemblables, à des sensations aussi violentes et passagères, et à des poëraes aussi négligés dans la forme que dépourvus d'un véritable intérêt. Voici l'argument du livret : Clystène, roi de Sicyone, eut deux enfants jumeaux, Philinte et Aristée. Averti par l'oracle de Delphes du péril qu'il courait d'être tué par son propre fils, il fit exposer son fils et conserva auprès de lui sa fille. Celle-ci devenue une des plus belles princesses du Péloponèse, fut aimée de Mcgaclès, jeune Athénien aussi noble que brave et de plus vainqueur aux jeux olympiques. La main de
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la jeune fille lui ayant été refusée par son père, à qui le nom athénien était odieux, dans son désespoir, il se retira en Crète. Là, il fut assailli par des brigands et ne dut la vie qu'à Lisidas, qu'on croyait être le fils du roi de l'île de Crète; il se lia d'une amitié étroite avec son libérateur. Lisidas était depuis longtemps l'amant d'Argène, noble Cretoise, à laquelle il avait promis secrètement la foi de l'époux. Mais le roi, ayant découvert leur amour, ne voulut pas permettre une telle mésalliance; il contraignit l'infortunée Argène à abandonner sa patrie et à aller vivre inconnue dans la campagne d'Elide où, sous le nom de Lycoris et sous des habits de bergère, elle sut se dérober aux ressentiments de ses parents et à la colère de son souverain. Lisidas paraissait inconsolable de la fuite d'Argène, et, au bout de quelque temps, pour se distraire de sa tristesse, il résolut de partir pour l'Elide et d'assister à la solennité des jeux olympiques qui, on le sait, réunissait les principales familles de la Grèce, et qui étaient célébrés tous les quatre ans. Le roi Clystène est choisi pour présider aux jeux olympiques, et il propose la main de sa propre fille en récompense au vainqueur. Lisidas voit la princesse, et, oubliant ses premières amours, il devient épris de ses charmes. Mais il ne s'est jamais exercé à la lutte et aux exercices dont il doit faire preuve dans les jeux. Pour conquérir Aristée, il a recours à la ruse, et, ignorant d'ailleurs la passioa de Mégaclès pour elle, il s'adresse à son ami ; il le supplie de venir en Elide et do combattre à sa place sous le nom de Lisidas. En effet. Mégaclés arrive de Crète dans ce dessein plus que généreux. C'est à ce moment du récit d'Hérodote et de Pausanias que commence l'action théâtrale dont on prévoit par ce qui précède le dénoûment, c'està-dire la reconnaissance de Philinte, exposé par son père d'après les menaces de l'oracle; dans le personnage de Lisidas, les amours éprouvés et à la fin heureux de Mégaclès et d' Aristée, l'amitié héroïque de Mégaclès, l'inconstance et les fureurs de Lisidas, enfin le généreux dévouement de la fidèle Argène, qui en voulant mourir pour l'ingrat qui l'a trahie, révèle la naissance royale de son amant.
La mise en scène offrait une variété suffisante : le théâtre représentait tour à tour une étroite vallée ombragée de grands arbres, un pont -rustique sur le fleuve Alphéc, la ville d'Olympie en perspective, un hippodrome antique, le temple de Jupiter olympien. Mais ce sont les vers de Métastase qui
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ont évidemment ravi et transporté d'enthousiasme plusieurs générations de spectateurs. Les Italiens ont surnommé cette œuvre du poote : la Divine. Un des airs, que nous allons citer entre autres, a inspiré des chefs-d'œuvre de sentiment, de mélodie, de passion : il forme la scène x du second acte. Dans la scène précédente , Mégaclès annonce à son amante qu'il doit la quitter, qu'il faut se dire un éternel adieu. Aristée témoigne sa surprise et sa douleur par ces accents sublimes :
Vultimo! Ini/rato...
Soccoretcmi, o nitmi! Il piè vacilla :
Freddo sutlov mi hatjna il volto, e jmrmi Ch' ima ijclida iitim m'opprima il core. Aristée s'évanouit. Mégaclès, le cœur aussi brisé, la laisse aux soins do son ami dont le triomphe vient de lui ravir celle qu'il aime. Mais avant de partir, il le charge de ses suprêmes adieux en ces termes touchants :
.Se ccrca, se dice
Vamico, doo'é' f
L'amico infclice,
liixjiondi, moH.
A no ! si fjran duolo
Xoii darle pcr me.
liispoiidi ma solo,
Piantjcndo parti!
Clic, abisso dipciic!
l.ttSfiari: il suo benc!
Jjisciarlo pcr scmprcl Lasciarlo cosi!
;i Si elle te demande où est son ami, son ami • infortuné, réponds-lui qu'il est mort! Ah! non, épargne-lui une si grande douleur; réponds-lui seulement qu'il est parti en picui-ant. Quel abîme de maux! abandonner sa bien-aimôe! l'abandonner pour toujours! et l'abandonner ainsi! «
On comprend facilement que cet air Se cerca, se dice ait fait vibrer le cœur d'un Pergolèse, d'unJomelli,ct aussi de Mereadantc. Voici les morceaux qui devront fixer l'attention dans l'étude qu'on pourra faire des nombreuses partitions écrites sur le poëme : Superbo di me stesso, par Megacle ; Quel destrier, eh' ail' albergo è vicino, par Lisida; Oh care selve , oh cara, chœur de nymphes; Del destin non vi Icgnate, par Clistenc ; Ta di saper proccura, par Aristea; Piû non si trotxmo, par Argenc ; Mentre dormi, amor fomenti , par Lisida ; Ne' (jiorni tuai felici, duetto par Megacle et Aristea; Grandi, è ver, son le tue pêne, par Aristea ; Che non mi disse un di, par Argene ; Siam navi ail' onde algenti, par Aminta; Del forte licida, chœur d'athlètes; So, ch' è fanciullo amore, par Clistenc ; Se cerca, se dice, par Megacle ; Tu, me da me diuidi, par Ariswa; A'o, la spera)(ja, par Argene; Gnno in
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(1/1 punto, e frcmo, par Lisida ; Caro, son tua cosi, par Aristea; Lo seguitai felice, par Megacle ; Fiamma ignota nelV aima mi scende, par Argene; Son quai per mare ignoto, par Aminta; / suoi strali, terror de' mortali , chœur de prêtres; Non so. donde viene, par Clistene; Viva il fîglio deiinquente, finale, chœur des prêtres et du peuple.
OLIMPIADE, opéra italien, livret de Métastase, musique de Caldara, représente à Vienne en 1733, dans les jardins de la résidence impériale, par ordre de l'empereur Charles VI, repris au théâtre de San-Angiolo, à Venise, en 1734, avec la musique do Vivaldi.
OLIMPIADE, opéra italien, livret de Métastase, musique de Léo, repi'csentc à Naples vers 1740.
OLIMPIADE, opéra italien, livret de Métastase, musique de Duni, représenté en Italie vers 1741.
OLIMPIADE, opéra italien, livret de Métastase, musique de Scolari, représenté en Italie vers 1747.
OLIMPIADE, opéra italien, livret de Métastase, musique de Latilla, représenté à Venise en 1752.
OLIMPIADE, opéra italien, livret de Métastase, musique de Ferez, représenté à Lisbonne en 1754.
OLIMPIADE , opéra italien en trois actes, musique de Sarti, représenté à Florence vers
OLIMPIADE, opéra italien, livret de Métastase, musique de J.-A.-P. Hasse, représenté à Dresde en 1756.
OLIMPIADE, opéra italien, livret de Métastase, musique de Piccinni, représenté à Rome en 17G1.
OLIMPIADE, opéra italien, livret de Métastase, musique de Bernasconi, représenté il la cour de Bavière en 1764.
OLIMPIADE, opéra italien, livi-et de Métastase, musique de Gassmann, représenté à Vienne en nG4.
OLIMPIADE, opéra italien, livret de Métastase, musique de Bertoni, représenté à Xaples en 17G5.
OLIMPIADE, opéra italien, livret de Métastase, musique de Jomelli, représenté à Stuttgard vers 1765.
OLIMPIADE, opéra-comique en trois ac-
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te?, musique do Sacchiui, représenté à Milan en 1767. Une traduction de cet ouvrage fut faite par Framery, et il fut représenté à la Comédie-Italienne le 2 octobre 1777, sous le titre de YOhjmpiade, drame héroïque en trois actes et en vers.
OLIMPIADE, opéra italien, livret de Métastase, musique de Cafaro, représenté au théâtre Saint-Charles, à Naples, en 1769.
OLIMPIADE, opéra italien, livret de Métastase, musique de Chrétien Bach, repré- .^enté à Vienne en 1769.
OLIMPIADE, opéra italien, livret de Métastase, musique de Traetta, représenté à .Saint-Pétersbourg en 1770.
OLIMPIADE, opéra italien , musique de Ame, représenté au théâtre de Drury-Lane, à Londres, vers 1770.
OLIMPIADE, opéra italien, livret de Métastase, nouvelle musique de Piccinni, représenté à Naples en 1771.
OLIMPIADE, opéra italien, livret de Métastase, musique de Anfossi, représenté au théâtre deUe Damme, à Rome, en 1770.
OLIMPIADE, opéra italien, livret de Métastase, musique de Mysliweczer, représenté à Naples en 1779.
OLIMPIADE, opéra italien, livret de Métastase, musique de Andreozzi, représenté à Livourne en 1780.
OLIMPIADE, opéra italien, livret de Mé- ' tastase, musique de Schwanberg, représenté à Brunswick en 1782.
OLIMPIADE, opéra italien, livret de Métastase, musique de Gatti (Louis), représenté à Plaisance en 17S4.
OLIMPIADE, opéra italien , livret de Métastase, musique de Borghi, représenté à Florence en 1785.
OLIMPIADE, opéra italien, livret de Métastase, musique de Paisiello , représenté à Naples vers 1786.
OLIMPIADE, opéra italien, livret de Métastase, musique de Federici, représenté à Londres en 1790.
OLIMPIADE, opéra italien, livret de Métastase, musique de Reichardt, représenté à Bei-lin en 1790.
OLIMPIADE, opéra italien, livret de Mé-
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tastase, musique de Tarchi, représenté à Rome en 1791.
OLIMPIADE, opéra italien, livret de Métastase, musique de Perrino, représenté sur le théâtre Saint-Charles vers 1795.
OLIMPIADE, opéra italien, livret de Métastase, musique de Conti (Charles), représenté au théâtre Saint-Charles, à Naples, vers 1829.
OLITORIO (il) \le Marché aux herbes], OTpéva. italien, musique de Scarlatti, représenté à Naples vers 1700.
OLIVIER BASSELIN , chronique normande en un acte, paroles de MM. Brazier et de Courcy, musique de M. Pilati, représentée au théâtre de la Renaissance, le 15 novembre 1838. Cet ouvrage n'obtint qu'un demi-succès.
OLIVO E PASQUALE , opéra italien, musique de Donizetti, représenté à Rome en
OLYMPIE, opéra sérieux en trois actes, musique de Hoszisky , représenté au théâtre de Rheinsberg vers 1792.
OLYMPIE, tragédie-lyrique en trois actes, paroles de Voltaire et de Guillard, musique de Christian Kalkbrenner , représenté à l'Opéra le 18 décembre 1798. '
OLYMPIE, opéra en trois actes, paroles de Briffault, Dieulafoy et Bujac, d'après la tragédie de Voltaire , musique de Spontini , représenté à l'Académie royale de musique le 20 décembre 1819. Après l'immense succès de l'opéra de la Vestale, le public s'attendait à trouver dans Ohjmpie de ces beautés de premier ordre qui commandent l'admiration et imposent silence à la critique. Celle-ci était très-animée contre Spontini, et on peut affirmer qu'elle exerça une influence funeste sur le génie de ce compositeur, en l'obligeant à se défendre sans cesse dans les journaux, tantôt à douter de son mérite, tantôt à l'affirmer avec affectation. Son opéra à'Ohjmpie fut remanié pendant les répétitions, de telle sorte que les frais de copie s'élevèrent à 15,000 fr. Il y a eu chez Spontini, dans cette circonstance, des incertitudes, des hésitations qui ont très-probablement été nuisibles à son œuvre ; elle eut une douzaine de représentations. Cette chute décida Spontini à ne plus écrire pour l'Opéra français, et à accepter les offres avantageuses qui lui étaient faites par le roi de Prusse. Lorsque son opéra à'Objmpie fut représenté l'année suivante en Allemagne, le succès fut incontesté et durable. On disait :
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