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ORLA

ORIMONTE, opéra italien, livret de Niccolô Minato, musique de Cavalli, représenté sur le théâtre de San-Cassiano, à Venise, en

ORION, opéra allemand, musique de Stvelzel, représenté à Naumbourg en 1712.

ORION, tragédie lyrique en cinq actes, en vers, précédée d'un prologue, paroles de Lafont , musique de Lacoste , représentée à l'Opéra le 17 février 1728. L'abbé Pellegrin collabora à cette pièce mythologique laissée inachevée par Lafont.

ORIONE, opéra italien, livret de Francesco Melosio, musique de Francesco Cavalli, représenté avec succès sur le théâtre royal de Milan en 1653, et repris à Venise en 1683.

ORIONE , OSSIA DIANA VENDICATA

{Orion ou Diane vengée), opéra italien, musique de Jean-Chrétien Bach, repi'ésenté à

ORISMANE, OVVERO GLI SDEGNI DE6LI AMORI (Orismane ou le mépris de l'amour), opéra italien , musique de Léo , représenté au théâtre Nuovo, de Naples , en 1726.

ORISTEO, opéra italien, livret de Faustini, musique de Cavalli, représenté sur le théâtre de Saint-Apollinaire, à Venise, en 1651, repris à Bologne en 1656 avec l'addition d'un prologue et d'intermèdes par Niccolô Zoppio Turchi. L'excellent maître vénitien écrivit aussi la musique de cette nouvelle version.

ORITHIA, opéra italien, livret de Bisaccioni, musique de Sartorio, représenté sur le théâtre des Saints-Apôtres, à Venise, en

ORKAN , opéra allemand, musique do Schœffer (Charles), représenté sur le théâtre du prince d'Anhalt-Cœthen , à Pleiss, en

ORLANDO {Roland), opéra italien, musique de Hsendel, représenté à Londres en 1732.

ORLANDO FINTO PAZZO , opéra italien, livret de Grazio Braccioli, musique de Vivaldi, représenté au théâtre San-Angiolo, de Venise, en 1714.

ORLANDO FURIOSO {Roland furieux), opéra italien, livret de Grazio Braccioli, musique de Bioni , représenté à Bade en 1724, et à Breslau en 1725.

ORLANDO FURIOSO, opéra italien, livret

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de Grazio Braccioli, musique de Alberto Ristori, représenté sur le théâtre de Sant'-Angiolo, à Venise, en 1713.

ORLANDO, OWERO LA GELOSA PAZZIA

(Roland, ou la Fureur jalouse), o^ériL italien, livret de Sigismondo Capeci , musique de Scarlatti ( Dominique ) , représenté sur le théâtre particulier de la reine Marie-Casimire de Pologne, à Varsovie, en I7ii.

ORLANDO PALADINO {le Paladin Roland), opéra italien en trois actes, musique de F. Haydn, représenté à Vienne vers 1790.

ORMINDO, opéra italien, livret de Faustini, musique de Cavalli, représenté à Venise, sur le théâtre de San-Cassiano , en

ORMISDA, opéra italien, livret de Zeno, musique de Caldara, représenté à Vienne en 1722, à l'occasion de la fête de l'empereur Charles VI.

ORMISDA, opéra italien, livret de Zeno, musique d'Orlandini, représenté sur le théâtre Malvczzi, à Bologne, en 1722.

ORMISDA, opéra italien, livret de Zeno, musique de Bartolommeo Cordans, représenté sur le théâtre San-Cassiano, à Venise, en 1728.

ORNOSPADE, opéra italien, livret de Zeno, musique de Caldara, représenté à Vienne en

ORO FA TUTTO (l') [l'Or fait tout\, opéra italien, musique de Paër, représenté à Milan en 1793.

ORONISBE, opéra italien, livret et musique d'Antonio Draghi, représenté à Vienne en 1663.

ORO NON COMPRA L'AMORE (l') [l'Or n'achète pas l'amour], opéra italien, musique deCaruso, représenté à Venise en 1794.

ORO NON COMPRA L'AMORE (l') [l'Or n'achète pas l'amour], opéra italien, musique de Fortogallo, représenté à Milan vers 1774.

ORO SENZA ORO (l'Or sans or), opéra italien, musique de FarineUi, représenté à Venise vers 1792.

ORONTA, opéra italien, livret de Stampa, musique de Orlandini, représenté à Milan, pendant le carnaval, en 1724.

ORONTA DEGITTO, opéra italien, livret

et musique de l'abbé Roniolo Pignatta, représenté au théâtre d'Udine en 1705.

ORONTE DI MEMFI (Oronte de Memphis), opéra italien, livret de Stanzani, musique do Franceschini (Petronio), représenté sur le théâtre Formagliari, à Bologne, en 1676.

ORONTE RE DE' SCITI (Oronte, roi des Scythes), opéra italien, livret de Goldoni, musique de Galuppi, représenté sur le théâtre de Saint-Jean-Chrysostome, à Venise, en

ORONTEA, opéra italien, livret de Cicognini, mineur conventuel, musique de Cesti, représenté à Venise, sur le théâtre des Saints- Apôtres, en 1649. Cet ouvrage eut un trèsgrand succès. Il fut réimprimé en 1654, en 1G62, en 1669 et en 1683.

ORONTEA, opéra italien, livret de Cicognini, musique de Mancini, représenté à Naples en 1728.

ORONTEA , REGINA D EGITTO , Opéra italien, livret de Cicognini, musique de CeriUi, représenté à Naples en 1654.

ORPHÉE , opéra en trois actes, avec un prologue, paroles de DubouUay, musique de Louis Lulli, représenté à l'Opéra le 8 avril 1690. Son frère, Jean-Baptiste Lulli, l'avait aidé dans la composition de cet ouvrage avant d'entrer au séminaire de Saint-Sulpice. Il n'eut aucun succès.

ORPHÉE, opéra allemand, musique de Keiser, représenté à Hambourg en 1702.

ORPHÉE , opéra allemand , musique de Henri Benda, représenté à Vienne en 1789.

ORPHEE , opéra, musique de Cannabich (Charles), représenté à Munich en 1800.

ORPHÉE, grand ballet, avec des chœurs, musique de Winter, représenté à Londres en

ORPHÉE , opéra allemand , musique de Kanne, représenté à Vienne vers 1810.

ORPHÉE, opéra en trois actes, paroles de Moline, musique de Gluck, représenté pour la première fois à l'Académie royale de musique le 2 aoiit 1774. La partition à'Orphée fut écrite à Vienne en 1764, sur un livret italien de Calzabigi. L'auteur sut tirer d'un des épisodes principaux des Géorgiques un poëme favorable à la musique. Les situations dramatiques y sont heureusement disposées,

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€t le souffle de Virgile y règne dans toute sa force. Le rôle d'Orphée fut écrit pour le célèbre sopraniste Guadagni. La traduction française fui faite par Moline avec assez d'habileté ; mais Gluck dut ti-ansposer la partie d'Orphée pour la voix de haute-contre du chanteur Legros, auquel il fit une concession plus regrettable encore en introduisant des notes d'agrément et des traits peu en rapport avec le caractère du rôle. Mme Pauline Viardot nous a rendu en partie les effets primitifs de la partition italienne grâce à une nouvelle transposition. Cette éminente artiste a obtenu dans cet ouvrage un succès d'enthousiasme, le plus grand peut-être de sa carrière théâtrale. Orphée forme, avec Aleeste et les deux Iphigénies , les quatre assises de la gloire de Gluck. Joué à Parme, aux fêtes du mariage de l'infant, avec un succès sans précédent, cet opéra, traduit dans notre langue, obtint dix ans après le même succès à Paris ; il fut donné quarante-neuf fois de suite , au milieu de l'été.

Le premier acte s'ouvre par un chœur empreint d'une sombre tristesse, pendant lequel on rend les honneurs funèbres à Eurydice. Il est plusieurs fois interrompu par les accents déchirants d'Orphée. Le rhytbtne produit par l'effet des syncopes est d'une invention admirable. Resté seul avec sa douleur, Orphée lui donne un libre cours. Les deux strophes , entrecoupées de récitatifs , offrent une succession de mouvemeuts à trois et à quatre temps qui expriment bien le désordre de ses pensées. Après l'ariette charmante chantée par l'Amour, le grand air paraît un peu longettrop chargé de vocalises. Depuis la première note jusqu'à la dernière , le deuxième acte est un chef-d'œuvre complet et une des productions les plus étonnantes de l'esprit humain. Le chœur des dénions : Quel est l'audacieux! tour à tour gronde, s'irrite, éclate menaçant, s'apaise, s'éteint, comme vaincu et sympathique aux accents de la lyre d'Orphée. Quoi de plus émouvant que la phrase : Laissez-vous toucher par mes pleurs?^n'voya.xii un nombreux auditoire captivé par ce sujet mythologique, l'auditoire de nos salles de spectacle, si mêlé, si distrait, si frivole, transporté moralement sur la scène, on reconnaît la puissance réelle de la musique ; le compositeur a vaincu ses auditeurs comme son (')rphée a soumis les démons. Nulle part, dans aucun ouvrage, l'impression n'est plus vraie, plus saisissante. L'acte des champs Elysées a aussi ses beautés. L'air d'Eurydice, le cliœur •des ombres heureuses, respirent un calme.

une paix, une sérénité inaltérables. Là encore Gluck a trouvé dans la science du rhythme les effets les mieux appropriés à son sujet. Nous passons rapidement sur le duo qui suit et qui nous semble la partie faible du chefd'œuvre, à l'exception de la phrase : Fortune ennemie, pour arriver à l'air incomparable : Che faro sensa Euridice;

J'ai perdu mon Eurydice,

Rien n'égale mon malheur ! *

dans lequel le compositeur s'est surpassé. Roger l'a de nouveau popularisé et Mme Viardot l'a interprété dignement lors de la reprise de cet ouvrage qui eut lieu au Théâtre- Lyrique le 19 novembre 1859. Toutes les formes du langage ont été épuisées pour louer la stupeur, la passion, le désespoir exprimés dans cette page sublime, qui n'est égalée que par les vers du poëte de Mantoue :

Yox ipsa et frigida lingua, » Ah ! misermn Eurydicen, • anima fuyicnte, vocabat ; ' Evrydice7i, ' toto refercbant flumine ripœ.

ORPHÉE AUX ENFERS , opéra-bouffon en deux actes et quatre tableaux , paroles de M. Hector Crémieux, musique de M. Jacques Offenbach, représenté aux Bouffes-Parisiens le 21 octobre 1858. Cette parodie grossière et grotesque , qui commence par transformer Orphée en maître de violon , courant le cachet, pour finir par une danse populacière appelée vulgairement cancan, a obtenu un succès immense, général, dans toute la société européenne. Cette vogue a déjà duré plusieurs années et se renouvellera probablement encore. Cette pièce ayant valu à ses auteurs des avantages de toute espèce, même les faveurs honorifiques que le gotivernement décerne volontiers au succès , sinon toujours à ce qui est beau et utile , a servi de signal pour la fabrication de pièces du même genre, et tous les théâtres en ont été inondés au grand détriment du goût, de l'esprit et de l'art. L'opéra bouffon à'Orphée aux enfers a inauguré dans l'histoire de la musique une ère nouvelle. C'est une date. C'est le point de départ de toute une génération de compositeurs. Presque tous à l'envi ont gravité et gravitent encore autour de cet astre lumineux, qui à nos yeux n'est qu'un lampion fumeux répandant une lueur blafarde et exhalant une odeur malsaine. On n'a pas tardé à s'apercevoir qu'on était entré dans une voie funeste ; mais l'impulsion avait été trop fortement donnée pour qu'on piit y mettre un frein. La Belle Hélène est venue à son tour corroborer ce genre de bouffonnerie à ou-

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trancc qui remplace do parti pris les plaisirs de l'esprit et de l'oreille, les émotions du cœur, par les sensations et les excitations les plus grossières. Après avoir donné notre avis sur la nature de cette œuvre, nous ferons connaître brièvement la composition de la pièce et les détails de la partition. Orphée est un drôle qui déteste sa femme Eurydice. Celle-ci est, de son coté, une drôlesse qui se fait courtiser à la fois par le fabricant de miel .Vristée, qui n'est autre que Pluton déguisé , et par Jupiter. Ce maître des dieux se change en mouche pour pénétrer dans la chambre d'Eurydice. Eurydice a aussi un amant transi dans la personne du fils d'un ancien roi de lîéotie, appelé John Styx, domestyx do Pluton. Au moment où Orphée ramène des enfers sa femme Eurydice, malgré lui et malgré elle, invitiis invitam, il reçoit de Jupiter un coup de pied olympien qui l'oblige à se rclourner. Mais il ne peut pas dire : omniscffusus labor. Tous les dieux et déesses se livrent ensuite à une bacchanale échevelée, accompagnée de beaucoup de poussière et de bruit. Orphée aux enfers a été joué par Léonce, Désiré, Tayau, Bâche, Mlles Tautin, Garnier, Macé, Enjalbort, Geofrroy,Chabert, Cico. On a dansé partout sur les motifs principaux delà partition, qui sont ceux des couplets du fils du roi de Béotie, d'Eurydice et d'Aristée, de la Barque à Caron, des galops et des morceaux d'ensemble. Plusieurs de ces mélodies ne manqueraient pas de charme et d'originalité si elles n'étaient associées au souvenir dos scènes les plus grotesques et les plus indécentes.

ORPHÉE DANS LA THRACE , opéra alle- 'niand, musique de Kciser, représenté à Hambourg en 1700.

ORPHÉE ET EURYDICE, pastorale, paroles do Rinuccini , musique de Péri, l'cprésentce il Florence en IGOO.

ORPHÉE ET EURYDICE, opéra en langue danoise , musique de Naumann, représenté à Copenhague en 1783.

ORPHÉE ET EURYDICE, opéra en deux actes, musique de Bachmann, représenté ;i Brunswick en 179S.

ORPHELIN (l'), opéra allemand , musique t\c. M. Slolz, représenté au Thalia-Tbeatcr , à Vienne, en juillet 1858.

ORPHELIN ET LE BRIGADIER (l,'), opéra-

comique en deux actes, paroles de M. Paul «!c Kock, musique de Prosper de Ginestet, re-

présenté à l'Opéra- Comique le 13 octobre

ORPHELINE DE GENÈVE (l'), mélodrame allemand, musique de Scyfricd, écrit à Berlin vers 1835.

ORPHEUS DER ZWEYTE (le Nouvel Orphée), opéra en un acte, musique de Ditters, représenté à Vienne en 1787.

-OSSIAN ou LES BARDES, Opéra cn cinq actes, paroles de Dercy et J.-M. Deschamps, musique de Lesueur, représenté à l'Opéra le 10 juillet 1804. Voyez les Bardes.

ORTOLANA CONTESSA (l'). Opéra italien, musique de Buini , représenté à Bologne en

OSCAR ET MALVINA, Opéra italien en deux actes, musique do Sampieri, représenté au théâtre Re, de Milan, en 1816.

OSCAR ET TINA, opérette, musique de Drechsler (Joseph), représentée à Vienne vers

OSIRIDE, opéra italien, musique de Naumann, représenté à Dresde vers 1775.

OSMANE, opéra, musique de J. Giordani, représenté à Bergame en 1785.

OSMANNO, DEY D'ALGERI, opéra italien, musique de Schuster, représenté à Dresde en 1800.

OSSEQUIO DELLA POESIA E DELLA STORIA (x/), opéra italien, musique de Draghi (.\ntoine), représenté à Vienne en 1694.

OSSESSO IMAGINARIO (l') [le Possédé imaginaire'], opéra italien, musique de F. Moretti , représenté au théâtre Nuovo, à Naples, cn 1836.

OSTADE, opéra- comique , musique de "Weigl, représenté avec succès à Vienne cn

OSTERIA DI ANDUJAR (l/) [l' ffàtellerie de Andujar], opéra italien, musique de Lillo, représenté à Naples en 1841.

OSTERIA Dl MARECHIARO (l'), opéra itnlien, musique de Paisiclio, représenté à Naples vers 177G.

OSTREGARO (l'), opéra italien en un acte, musique de Pavesi, représenté à Venise pendant l'automne de 1812.

OTAGE (l'), opéra allemand, musique de

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