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PAPILLOTES DE MONSIEUR BENOIST

(i,i;s), opéra-comique en un acte , paroles de MM. Jules Barbier et Michel Carré, musique de M. Henri Rcbcr, représenté à l'Opéra- Comique le 2S décembre 1833. C'est une œuvre de goût , pleine de science et de scnliment. En voici le sujet : Deux jeunes gens, ([ui se croient frère et sœur et dans une position de fortune très-modeste, ont pour voisin un brave et digne homme , M. Benoist, qui joue du violon. Il est très-bien accueilli par les jeunes ouvriers, et même si bien, qu'il se croit un instant aimé de Suzanne, qui lui a dit en plaisantant qu'elle ne voulait pas d'autre mari que lui. Cependant Benoist se souvient de son premier, de son unique amour. 11 avait adressé une déclaration en vers à une charmante fille qui habitait une chambre vis-à-vis de la sienne. Le madrigal avait été accepté. Le lendemain la belle se met il la fenêtre; une de ses papillotes est enlevée par le vent. Notre poëte amoureux s'en empare ; mais quelle est sa stupéfaction lor.squ'il reconnaît un fragment de sa déclaration! Aussi, depuis ce temps, il doute fort de lui-même et des sentiments qu'il peut inspirer. Il a raison, car l'ouverture d'une boîte, renfermant un testament, fait connaître que Suzanne n'est pas la sœur d'André. Tous deu.x pleuraient à la pensée de se quitter. C'est de grand cœur qu'ils s'épousent, et le brave Benoist retourne à sa mansarde avec son violon. Ce dernier personnage a été créé par

Sainte-Foy avec un talent achevé de comédien. Tous les morceaux qui composent la partition de M. Rcber ont du caractère, expriment avec vérité la situation, le sentiment intime des personnages. La mélodie est toujours distinguée , et l'harmonie d'un intérêt soutenu. La facture a les apparences de la simplicité , ce qui a fait accuser la manière du compositeur d'affectation et de parti pris. C'est à notre avis une erreur. Il y a dans les accompagnements une dépense considérable de connaissances symphoniques et d'arrangements ingénieux. Grétry et Haydn semblent revivre dans le style dramatique de M. Reber. Ce n'est pas un faible mérite que d'évoquer de telles ombres. Nous signalerons, parmi les morceaux saillants, la romance de M. Benoist, les couplets d'André : Suzanne n'est plus un enfant ; le dialogue entre la voix de Suzanne et le violon de M. Benoist ; le duo du partage du mobilier maternel et un dernier duo d'amour. Le compositeur a traité l'orchestration avec une grande sobriété, sans y employer les cuivres. Les rôles ont été créés par Sainte-Foy, Couderc et Mme Miolan-Carvalho. La partition a été arrangée pour piano et chant par M. Vauthrot.

PAPIRIUS , opéra allemand, musique de Stcfani, représenté à Varsovie en 1808.

PAPPA MOSCA, opéra italien, musique de Felice Alessandri, représenté à Vienne en

PÂQUERETTE, opéra-comique en un acte, paroles de MM. Grange et Larounat , musique de M. Duprato, représenté à l'Opéra- Comiquc le 2 juin 1856. Il s'agit, dans la pièce , d'une jeune fille bretonne que son tuteur, le vieux soldat Christophe , veut faire épouser à Banalec, qui est fils d'un fermier, et d'une niaiserie complète. La jeune Pâquerette est, de son côté, d'une naïveté telle, que le vieux troupier croit devoir inviter Gaston de Beaupré, ancien officier de son régiment, à servir d'intermédiaire entre les fiancés. Cet officier vient en Bretagne pour épouser une riche châtelaine ; mais , en s'acquittant consciencieusement de son emploi, il est luimême épris de la grâce et de l'innocence do Pâquerette, la préfère à la riche héritière, et la demande en mariage aux yeux de Banalec stupéfait. La musique a paru montée d'un ton au-dessus du livret, tant sous le rapport de la solennité de certaines phrases nullement en rapport avec le sujet que sous celui de l'instrumentation , trop chargée de cuivres. On a remarqué la chanson de Ba-

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