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PARD

nalec -.Ah! f sis- t-y content ! et le finale. Dis- | tribution : Gaston, Jourdan ; Banalec, Sainte- Foy ; Bernard, Nathan ; Pâquerette, M^e Henrion.

PAQUITA , opéra allemand , musique de Dessauer, représenté à Vienne en 1851. Le rôle de Paquita a été interprété avec succès par la prima donna M'ie Zerr. Joseph Dessauer, fils d'un banquier de Prague, s'est distingué en Allemagne par une organisation musicale exceptionnelle et une mémoire prodigieuse.

PARADE (la), opérette, paroles de M. Jules Barbier, musique de M. Emile Jonas, représentée aux Bouffes-Parisiens le 2 août 1856.

PARADIS DE MAHOMET (le) , opéra-CO-

mique en trois actes, paroles de Scribe et Mélesville, musique de Kreubé et Kreutzer, représenté à Feydeau le 23 mars 1822.

PARAGRAPH : KAES (THE),opéra-comique anglais, musique de Braham, représenté à Drury-Lane, à Londres, vers isio.

PARAGUASSÙ , poëme lyrique en trois parties, musique de MM. O'Kelly et de Villeneuve, représenté au Théâtre - Lyrique le 5 août 1855 , au bénéfice de l'Association des artistes musiciens. Cet ouvrage, dont l'action se passe au bord de la rivière des Amazones, a été interprété par Junca , Dulaurens et Mme Deligne-Lauters. On a reinarqué un joli duo entre Paraguassù et Diego. Des fragments de cette œuvre ont été exécutés dans la salle Pleyel, en 1864, par la Société de Sainte-Cécile,

PARATAGIO (il) OSSIA IL CACCIATOR DELUSO {le Chasseur trompé) , opéra italien en deux actes, musique de Jomelli , représenté par l'Académie royale de musique le 23 septembre 1753.

PARDON DE PLOËRMEL (le), opéra-COmique en trois actes, paroles de MM. Jules Barbier et Michel Carré, musique de J. Meyerbeer, représenté à l'Opéra-Comique le 4 avril 1859. Le livret, qui traite une paysannerie bretonne triste, ennuyeuse au possible, a offert néanmoins au grand musicien l'occasion de déployer une variété infinie d'effets. La contexture de la pièce est telle , qu'il en résulte une suite de tableaux que Meyerbeer a décrits avec cette science , cette habileté , ce luxe de détails étudiés qui , à défaut même do l'inspiration , rendent toujours ses opéras intéressants et excitent à juste titre l'admi-

ration des connaisseurs. Le Pardon de Ploërmel a été joué sur les théâtres étrangers sous le nom de Dinorah , avec un succès durable. Dans le premier acte, on remarque tout d'abord le thème plein de fraîcheur du chœur des paysans et paysannes : le Jour radieux se voile à nos yeux, et l'ensemble des six voix de femmes sur un rhythme nouveau et original. La course de la chèvre de Dinorah est ingénieusement imitée par l'orchestre ; les couplets de Corentin, à deux mouvements, sont assez bizarres. Ecrits en vers de neuf syllabes, sur la demande du maître , ils n'en paraissent pas plus harmonieux à l'oreille :

Dieu nous donne à chacun en partage Une humeur différente ici-bas.

II en est qui sont pleins de courage ; Moi, je suis de ceux qui n'en ont pas.

L'harmonie, successivement majeure et mineure, déroute l'oreille sans la charmer, et l'allégretto qui suit n'est rien moins que plaisant. Le duo entre Dinorah, la folle, et Corentin-, le poltron, cause plus de malaise que de plaisir. La situation est forcée, la musique l'exprime trop bien. Dans ces sortes de cas, les compositeurs italiens laissent l'esprit divaguer et la raison de côté ; ils s'adressent à l'oreille , quelquefois à la virtuosité, et ils font bien; le public ne s'ennuie pas. L'air de baryton : 0 puissante magie, est très-remarquable par son énergie, rendue plus sensible par l'introduction d'une belle phrase en mi majeur pleine de tendresse. Le premier acte est terminé par un trio élégant et gracieux, accompagné d'un effet lointain d'orage qui prépare aux péripéties du second acte. Ce second acte a une scène charmante, poétique; c'est une vraie trouvaille. C'est elle qui a décidé du succès de l'ouvrage ; c'est elle qui a fait pardonner aux auteurs d'avoir groupé tant d'idées, d'efforts, de traits ingénieux autour d'une légende stupide. Nous voulons parler de la Valse de l'ombre. La lune éclaire la scène. La pauvre Dinorah croit voir dans son ombre un être mystérieux avec lequel elle veut danser, et elle danse en chantant. La mélodie de cette valse est distinguée, vive et instrumentée avec un goût exquis. Le retour du thème principal y est ménagé fort habilement. Quant aux effets d'orage, à la rupture du pont , à l'irruption des eaux , aux sauts de la chèvre et de Dinorah elle-même, tout cela est puéril et sans grand effet sUr le public , parce que les personnages de Corentin et de Hoël lui sont antipathiques , et que l'idée de faire de la pauvre folle une victime est trop odieuse. C'est

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