REND
exquise. La réduction au piano qu'on en a faite dans quelques recueils ne peut donner une. idée de l'effet qu'un tel air produirait au théâtre avec l'orchestre. Nous passons rapidement sur les scènes d'évocations et sur les chants guerriers qui terminent le second ax;te, pour appeler l'attention des amateurs sur le finale de cet opéra. A partir de l'andante graziozo en ré , chanté par Armide : Et comment veux-tu que je vive? jusqu'à la chute du rideau , la musique est ravissante. L'orchestre y tient la plus grande place à cause de la magnificence du spectacle qui représente uu palais enchanté, et sans doute la pantomime des génies. Nous nous sommes étendu sur les mérites de cette partition, parce que les trois Armides de Lulli, de Gluck et de Rossini ont, dans Y Armide de .Sacchini, non pas une rivale, mais une sœur trop longtemps oubliée.
RENAUD, opéra, musique de Haeffner, représenté au théâtre Royal de Stockholm vers
BENAUD D'AST , opéra-comique en deux actes, paroles de Lemonnier, musique de Trial et Vachon , représenté à la Comédie- Italienne le 12 octobre 1765.
RENAUD D'AST, comédie eu deux actes, en prose, mêlée d'ariettes, paroles de Radet et Barré, musique de Dalayrac, représentée aux Italiens le 19 juillet 1787. Cette pièce, imitée de VOraison de saint Julien, conte dont La Fontaine a tiré le sujet de Boccace, a eu du succès. Plusieurs des motifs sont devenus populaires. Pendant quarante ans on a entendu chanter dans les vaudevilles l'air : Vous qui d'amoureuse aventure coures et plaisirs et dangers. La coupe facile de cette mélodie, sa banalité même, ont dû seules décider son adoption. Un air de Renaud d'Ast ajoui d'une autre destinée ; ce n'est pas le théâtre qui s'en est emparé, c'est l'Eglise. Sans renouveler ici ce que nous avons dit ailleurs au sujet des cantiques sur des airs profanes (v. notre Histoire générale de la musique religieuse), nous rendons justice au goîit de l'auteur inconnu de cette appropriation. L'air de l'amante de Renaud d'Ast : Comment goûter quelque repos, ah! je n'en ai pas le f.ourage , est un andante plein de sentiment et de mélancolie. Il aurait donc pu choisir plus mal ; mais nous l'approuvons moins d'avoir conservé le premier vers. Le cantique débute ainsi : Comment goûter quelque repos dans les tourments d'un cœur coupable. Avec
les meilleures intentions du monde , les auteurs de ces cantiques causent aux musiciens doués de mémoire d'étranges distractions dans le saint lieu.
BENAUD ET ARMIDE, opéra allemand, musique de Rheineck, représenté à Memmingen en 1779.
RENAUD ET ARMIDE, opéra allemand, musique de Zumsteeg, représenté au théâtre Ducal de Stuttgard vers 1790.
RENAUD ET ARMIDE, opéra, musique de Mme Paradies, représenté à Prague en 1797.
RENCONTRE EN VOYAGE (la), opéracomique en un acte, paroles de Pujoulx, musique de Bruni , représenté à Feydeau le 28 avril 1798.
RENCONTRES (les), opéra-comique en trois actes , paroles de Vial et Mélesville, musique de Lemière et Catrufo , représenté à l'Opéra-Comique le il juin 1S28.
RENCONTRES SUR RENCONTRES , opéra en un acte, musique de Gresnick, représenté au théâtre Montansier, à Paris, en 1799.
RENDEZ-VOUS (le), comédie en un acte, en vers, mêlée d'ariettes, paroles de Legier, musique de Duni, représentée aux Italiens le 22 novembre 1763. Les spectateurs de ce temps toléraient la musique, mais en lui imposant des limites étroites. Un critique de l'époque écrivait , à l'occasion de cette pièce : « Les ariettes en sontassezlyriques, mais peut-être d'un coloris un peu trop fort pour ce genre de spectacle. » Malgré la vivacité du coloris, la partition de Duni est demeurée dans l'ombre.
RENDEZ-VOUS (le) OU LES DEUX RU- BANS, opéra-comique en deux actes, envers, paroles de Pariseau, musique de M. de Blois, représenté aux Italiens le u août 1784.
RENDEZ-VOUS (les), opéra-comique en un acte, musique de Désaugiers, représenté au théâtre de Beaujolais en 1792.
RENDEZ -VOUS BIEN EMPLOYÉ (le), opéra-comique en un acte, paroles d'Anseaume , musique de Monsigny, représenté à la Comédie-Italienne le lo février i774.
RENDEZ-VOUS BOURGEOIS (les), opérabouffon en un acte, paroles de Hoffman, musique de Nicole , représenté pour la première fois, sur le théâtre de l'Opéra-Comique. le 9 mai 1807. Cette spirituelle débauche d'un