ATYS
musique de J.-A.-P. Hasse, représenté à Naples en 1728.
ATTALO, RE DI BITINIA, opéra italien, en trois actes , musique de F. Alessandri représenté à Florence vers 1780.
ATTALO, RE DI BITINIA, opéra italien, musique de Robuschi, représenté à Padoue en
ATTILA, opéra, musique de Franck (Jean- Wolfgang), représenté à Hambourg en 1682.
ATTILA, opéra italien, musique de Fari^ nelli, représenté en Italie vers 1797.
ATTILA, opéra sérieux, musique de Persiano, représenté à Parme en 1827.
ATTILA, opéra italien, musique de Verdi, représenté à Venise en mars 1846. Cet opéra, l'un des plus faibles du maître, n'a pas eu de succès.
ATTILA, opéra italien, qui prit plus tard le titre à'Ildegonda di Boryogna, musique de Malipiero, représenté au théâtre San-Benedetto, de Venise, pendant le carnaval de 184G.
ATTILA IN AQUILEA, opéra italien, musique de J. Mosca, représenté à Palerme vers
ATTILIO REGOLO, Opéra italien en trois actes, paroles de Métastase, musique de Scarlatti, représenté au théâtre Capranica, de Rome, en 1719.
ATTILIO REGOLO, opéra italien, paroles de Métastase, musique de Nasell, représenté à Palerme en 1748.
ATTILIO REGOLO, Opéra italien, paroles de Métastase, musique de J.-A.-P. Hasse, représenté à Dresde en 1750.
ATTILIO REGOLO, opéra italien, paroles de Métastase, musique de Jomelli, représenté à Rome en 1752.
ATTRAPEUR DE RATS DE HAMELN (l) [Der Rattenfœnger von Hamebi], opéra fantastique,' représenté au théâtre de la Kccnigstadt, à Berlin, dans le mois de novembre 1837. Le livret a été emprunté à une légende allemande de Biirger ; la musique en a été écrite par le maître de chapelle Glaeser, et elle a fixé l'attention,
ATYS, tragédie lyrique en cinq actes, paroles de Quinault, musique de Lulli, représentée à Saint-Germain, devant le roi le lo jan- •vier 1676, et à Paris au mois d'août 1677.
Quoique oublié depuis longtemps, cet ouvrage renferme de grandes beautés ; nous citerons seulement la mélodie Le soleil peint nos champs des plus vives couleurs, dans laquelle onreaarque une phrase pleine de noblesse et de charme. Louis XIV aimait beaucoup cet opéra ; il le fit représenter en sa présence en 1676, 1678 et 1682. A cette troisième reprise, le ballet fut dansé par les plus grands seigneurs et les plus belles dames de la cour. Le dauphin , le prince de La Roche-sur- Yen, le duc de Vermandois, le comte de Brionne, le marquis de Moiiy jouèrent tour à tour les rôles d'Egyptiens et de divinités des eaux, tandis que Mme la princesse de Conti, Mlles de Lillebonne, de Tonnerre, de Laval et de Loubes représentaient les Egyptiennes et les nymphes des eaux. L'Académie de musique a repris Â<ys jusqu'à dix fois de 1687 à 1740.
On sait que Louis XIV ayant demandé à Mme de Maintenon lequel des opéras lui paraissait le plus à son goût, celle-ci se déclara en faveur à'Afys; sur quoi le roi lui répondit galamment : « Madame , Atys est trop heureux. )i Pour comprendre l'à-propos de cette réponse, il faut savoir que ce sont les premières paroles d'un des airs chantés dans l'opéra. Atys fut représenté à la cour le soir même du mariage du roi avec Mme de Maintenon.
Au reste, ce succès s'explique par les qualités véritablement dramatiques que Quinault déploya dans cet opéra. On citera toujours comme un modèle de passion touchante le dialogue entre Atys et son amante Sangaride. Celle-ci reçoit les aveux d'Atys et apprend en même temps son désespoir , puisqu'un grand roi doit être son époux. Elle répond :
C'est peu de perdre en moi ce qui vous a charmé; Vous me perdez, Atys, et vous êtes aimé.
Il est difficile d'amener une déclaration avec plus d'art et d'intérêt. D'un aveu qui est le bonheur le plus grand de l'amour, faire le comble de ses maux est une idée très-dramatique. Atys répond à son tour :
Aimez-moi, s'il se peut, davantage.
Quand j'en devrais mourir cent fois plus malheureux.
Dans cette dernière parole, il y a du sentiment et de la passion ; cela sort des banalités de l'opéra, de ces fadeurs éternelles qui changent de forme selon la mode, sans disparaître en réalité, car elles se retrouvent dans les opéras de Scribe , comme dans ceux du xviie siècle.
Deux vers de ce poëme , au troisième acte, avaient le privilège d'exciter singulièrement
AUFO