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AUBE

la bile de Boileau, c'est lorsque Idas et Doris chantent en duo ces paroles :

Il faut souvent, pour être heureux , Qu'il en coûte un peu d'innocence.

Ce sont ces traits , et d'autres semblables, dont les pièces de Quinault sont remplies, qui ont fait dire au satirique :

Et tous ces lieux communs de morale lubrique, Que LuUi réchauffa des sons de sa musique.

Le même Despréaux, assistant à l'opéra , à Versailles, dit à l'officier qui plaçait les spectateurs : « Mettez-moi dans un endroit où je n'entende point les paroles. J'estime fort la musique de LuUi, mais je méprise souverainement les vers de Quinault. »

Dans Atrjs, parodie en vaudeville, paroles de Romagneti et Riccoboni fils, représentée « au nouveau Théâtre-Italien le 27 février 1738, on remarque ce couplet, dont la forme a vieilli, mais dont le sens a encore une certaine actualité :

L'Opéra met en vain Du nouveau sur la scène : Ce serait grand'pitié du cousin, Sans la musique ancienne ; Il ne vit plus que de gratin.

AT'ïS, opéra italien, musique de Ariosti, représenté à Lutzenbourg en ITOO.

ATYS, tragédie lyrique en cinq actes, paroles de Quinault, réduite en trois actes par Marmontel, remise en musique par Nicolas Piccinni,et représentée par l'Académie royale de musique, le 22 février 1780. Piccinni était, à cette époque , le seul compositeur capable de détrôner son prédécesseur Lulli. Le succès, qui fut cependant assez grand pour faire croire à Gluck qu'on l'oubliait, ne se prolongea pas longtemps. Le second acte renferme de beaux morceaux. Les interprètes des grands ouvrages, à cette époque, étaient : en première ligne, M'ics Levasseur et Laguerre ; puis Mlles de Beaumesnil, Duplant, Durancy. Larrivée et Moreau chantaient les rôles de basses-tailles ; Legros, Lainez et Tirot ceux de ténors.

AU CLAIR DE LA LUNE, opérette en un acte, paroles de M. de Léris, musique de M. Renaud de Vilbach, représenté aux Bouffes. Parisiens le 4 septembre 1857. Après les variations composées par Boieldieu sur le motif du Clair de la lune ; 0 dolce eoncento, dans les Voitures versées , M. Renaud de Vilbach a su en trouver de nouvelles fort intéressantes.

AU FOND DU VERRE, opérette en un acte, paroles de Dubreuil, musique de M. Laurent

de Rillé, représentée en mars 1 861, au théâtre Déjazet.

AU PLUS BRAVE LA PLUS BELLE, comédie mêlée de chant en un acte, paroles de Philippon, musique de Plantade, représentée à Louvois (Théâtre des amis de la patrie) vers 1794. Cet ouvrage, mentionné dans la biographie de Plantade, n'a laissé aucune autre trace.

AU TRAVERS DU MUR, opéra-comique en un acte, paroles de M. de Saint-Georges, musique de M. le prince Poniatowski, représenté à l'Opéra-Comique en novembre 1861, après l'avoir été au Théâtre-Lyrique le 9 mai de la même année. La partition, bien écrite dans la forme italienne, renferme des morceaux agréables, surtout les petits couplets Tra la' la, je n'en sais pas plus long que ça; joué par Gourdin, Crosti, Ambroise, Mlles Marimon, Pannetrat et Tuai.

AUBERGE D'AURAY (l'), opéra-comique en un acte, paroles de Moreau et d'Epagny, musique de Carafa et d'Hérold, représenté à rOpéra-Comique le il mai 1830.

AUBERGE DE BAGNÈRES (l'), opéra-COmique en trois actes, paroles de Jalabert, musique de Catel, représenté à Paris le 23 avril 1807. La musique en est charmante, et un excellent trio pour soprano, ténor et basse, est resté dans le répertoire des chanteurs : Ah! monsieur est docteur. Les formes savantes de la musique de Catel en rendirent d'abord le succès difficile ; mais les reprises qu'on fit de cet ouvrage prouvèrent combien il était apprécié par les véritables amateurs.

AUBERGE DES ARDENNES (l'), opéracomique en un acte, paroles de MM. Michel Carré et Jules Barbier, musique de M. Aristide Hignard, représenté au Théâtre-Lyrique le icr septembre 1S60. Il s'agit d'un huissier que l'orage a contraint de se réfugier dans une auberge. Le fils de la maison s'amuse à ses dépens en lui faisant croire qu'il est tombé dans un repaire de brigands. C'est une suite de scènes burlesques. Les morceaux les plus remarqués sont l'air bouffe :AA.' quel doux espoir! Je dors comme un loir, et la chanson Lisette est une bonne fille. "Wartel, Girardot ont bien joué ce petit ouvrage.

AUBERGE DES VOLONTAIRES (l'), opéracomique, musique de Langlé, écrite au commencement du xixe siècle. Inédit.

AUBERGE EN AUBERGE (d'), opéra en

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