SAPH
lo plus remarquable. Il renferme un beau chœur sans accompagnement. La scène de l'enterrement est bien conçue. Les airs de danse au troisième acte sont aussi fort bien traités. L'ouvrage a été interprété par Roger, Mcrly, Bclval, Coulon, Mmes Lafont et Dussy.
SANTA ELENA AL CALVARIO, opéra Sacré, livret de Métastase, musique de Caldara, représenté à Vienne en 1731. Les airs les plus intéressants de cet ouvrage sont les suivants : Sacri orrori, ombre fclici ; le chœur Di quanta pena è fnitto; Veggo hen io, perché; Raggio di luce; Del calvario già forger le cime : In te s' affala, e spera ; In te s'ascose ; le duetto : Dal tuo sogtio luminoso; Si scuotcrrano i coin ; Sut terren piagata a morte; Dal nuvoloso monte ; Amor, speranza, e sede ; Al fulgor di questa face.
SAPHIR (i.e), opéra-comique en trois actes, paroles de MM. de Leuven, Michel Carré et Hadot, musique de M. Félicien David, représenté àl'Opéra-Comique le 8 mars 1865. Les librettistes ont dépecé la comédie du vieux Shakspeare : Tout est bien qui finit bien, et on ont assez facilement tiré une pièce amusante. Hermine , fille du médecin de la reine de Navarre, a sauvé l'enfant royal de Béarn. l'our lui prouver sa reconnaissance, la reine lui promet de lui accorder ce qu'elle demande, c'est-à-dire d'épouser le comte Gaston de Lusignan, son frère de lait, son ami d'enfance. Gaston, n'osant désobéir à son souverain, se résigne, mais abandonne aussitôt sa nouvelle épouse et part pour la guerre, lui jurant qu'elle ne deviendra sa femme que le jour où il lui mettra au doigt une bague ornée d'un saphir, que les comtes de Lusignan ont la coutume de donner à leur fiancée. Le deuxième acte nous transporte à Naples. Gaston fait la cour à une certaine Fiammetta, et, en compagnie de son page Olivier et du capitaine Parole, se livre à une existence assez désordonnée. Mais la pauvre Hermine arrive, conte son aventure à une duègne expérimentée, qui organise un rendez-vous nocturne dans lequel Gaston trouve, au lieu de Fiammctta, sa propre femme, qui obtient de lui par surprise le précieux saphir et retourne en France. Au troisième acte, tous les personnages se retrouvent au château du comte. Celui-ci, surpris de voir Hermine consolée de son veuvage et recevant d'assez bonne grâce d'ailleurs les hommages de jeunes seigneurs, sent naître en lui la jalousie, n réclame ses droits ; mais il n'a plus en sa possession le saphir qu'à son tour la com-
tesse lui demande. Fiammetta et la duègne ne peuvent le lui rendre , et enfin c'est Hermine elle-même qui le lui montre à son doigt. La musique de cet ouvrage offre des morceaux charmants, mais aussi des parties auxquelles l'inspiration afait défaut. Nous signalerons un très-beau chœur au commencement du premier acte ; un joli duo : Le temps emporte sur son aile; une chanson pleine d'eptrain de Fiammetta; un bon quatuor scénique ; un chœur de matelots et la sérénade du ténor, dans le second acte. Enfin au troisième, l'air de danse béarnais et l'air du comte : C'est pour vous seule, Hermine. L'ouvrage a été fort bien chanté par Monta ubry. Gourdin, M'ies cico, Girard et Bai-etti.
SAPHIRA , opéra allemand, musique de Birnbach, représenté à Breslau vers 1783.
SAPHO, drame lyrique en trois actes, musique de J.-P.-E. Martini, représenté au théâtre Louvois en 1794.
SAPHO , opéra allemand , musique de Kanne, représenté à Vienne vers 1810.
SAPHO, opéra en trois actes, paroles de Empis et Cournol, musique de Reicha, représenté sans succès à l'Académie royale de musique le 16 décembre 1822.
SAPHO, opéra hollandais, paroles de Van Lennep, musique de Van Brée, représenté à Amsterdam le 22 mars 1834. Il fut accueilli avec faveur et joué dix-sept fois de suite ; ce qui est un fait mémorable dans les fastes du théâtre de cette ville.
SAPHO, (ipéra en trois actes, paroles de M. Emile Augicr, nmsique de M. Gounod, représenté sur le théâtre de l'Académie nationale de musique le 16 avril 1851, et réduit à deux actes le 26 juillet 1858. La scène so passe à Mytilène, où Sapho règne par l'éloquence et la poésie, tandis que son cœur est dominé par sa passion pour Phaon l'indifférent. Sapho a pour rivale Glycère. Une conspiration, ourdie par Pythéas et le poëte Alcée, est découverte par la courtisane, et le sort de Phaon, l'un des conjurés, est dans ses mains.' Armée de te redoutable secret, elle obtient de Sapho de renonce» à Phaon, de le laisser fuir seul sa patrie, et de lui faire croire à sa propre inconstance. Au troisième acte, qui se passe sur le promontoire de Leucade, les proscrits, au nombre desquels se trouve Phaon , maudissent Sapho , qu'ils supposent être l'auteur de leur infortune; mais Sapho est venue chercher en ce lieu le remède au mal qui la dévore. Elle a entendu