SARA
les imprécations de son amant et elle se précipite dans les flots. M. Augier traite les faits historiques à peu près comme le faisait Scribe. Il a réuni dans le même personnage les deux Sapho de l'antiquité. En outre, celle qui fut la contemporaine d'Alcée conspira avec ce poêle pour renverser le tyran Pittacus, au lieu de protéger celui-ci. Cet ouvrage fut le début de M. Gounod sur notre première scène lyrique. Il fut accueilli froidement par le public et très-chaleureusement ailleurs. La partition de Sapho est l'œuvre d'un excellent musicien , dont le goût est toujours fin et juste, les tendances élevées, et qui aspire à se faire dans l'histoire de l'art une place à part. C'est une noble ambition que justifient suffisamment plusieurs ouvrages distingués. On a remarqué au premier acte la romance : Puis-je oublier, à ma Glycère ; le chant d'amour de Sapho : Héro sur la tour solitaire, suivi d'un beau finale qui a obtenu un grand succès. Le trio du second acte : Je viens sauver ta tête, est d'un bon sentiment dramatique. Le troisième acte offre quatre morceaux fort expressifs : une romance de Phaon : O jours heureux; une élégie de Sapho; la chanson ^du pâtre : Broutez le thym, qui a un caractère fort pittoresque, et enfin les stances finales : 0 ma lyre immortelle. Cet oi)éra passe pour avoir été inspiré aux auteurs par Mme Pauline Viardot. Elle a interprété avec beaucoup de talent le rôle de Sapho. Celui de Glycère a été traduit par MUe Poinsot. Gueymard, Brémond, Marié et Aymès ont chanté les rôles de Pbaon. Pythéas, Alcée et du jeune pâtre.
SARA, opéra, musique de Lœwenskiold, représenté à Copenhague vers 1839.
SARA, opéra allemand, musique de Telle, représenté à Kiel au mois de juillet 1844, et dans l'année suivante à Cologne et à Leipzig.
SARA ou LA FERMIÈRE ÉCOSSAISE, comédie en deux actes, en vers, mêlée d'ariettes, paroles de Collet de Messine , musique de Vachon, représentée aux Italiens le 8 mai 1773.