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SAUL

l'Euphrate, furieux, ébranle les murailles; la scène se remplit de fugitifs. Tout à coup on entend hors de la scène le duo de Sardanapale et de Myrrha. Neplité, éperdue, tombe à genoux -. « voilà mon châtiment, » dit-elle. Bientôt les murs de la salle , en s'écroulant, laissent voir, sur la tour de Nemrod, le biicher où Sardanapale et Myrrha se tiennent embrassés; puis, sur les hautes murailles, les conjurés vainqueurs, qui entonnent un cliant de triomphe auquel se mêlent les derniers adieux de Myri-ha et de Sardanapale et les cris de désespoir de Nephté.

La partition renferme des morceaux remarquables, dont la mélodie est distinguée et l'harmonie toujours intéressante. Les situations sont exprimées avec force et vérité d'expression. Dans le premier acte, nous pouvons signaler l'air de Myrrha : Sans moi, mes compagnes, dont la mélodie est pleine de charme ; le chœur dansé des esclaves : Le soleil déjà colore, et le finale à double chœur : Bieu gui punit le crime; dans le deuxième acte, la marche funèbre, le chœur de la barque : Point de, soucis moroses ; la romance : Fille de Mytilène ; dans le troisième, l'air du grand-prêtre : 0 nuit, qui sous tes sombres voiles, dont l'andante est d'un beau caractère ; le chœur de femmes : Au son de la lyre; enfin, au quatrième acte, une berceuse chantée par Nephté : Il dort et la souffrance • le duo de Nephté avec Sardanapale : Grâce! ■pitié! je t'ai perdu, et un autre duo : Salut, honlieur céleste.

C'est un opéra à grand spectacle, dont les épisodes se prêtent à la variété des décors et à la magnificence de la mise en scène. La musique dramatique de Mme la baronne de Maistre a obtenu les suffrages de juges autorisés, en attendant que le public soit admis à l'entendre et à en apprécier les qualités.

SARDANAPALE, opéra-comique, musique de Boxberg, représenté à Onolzbach en 1698.

SARDANAPALO, opéra italien, livret de Carlo Maderni, musique de Freschi (Jean- Dominique) , représenté sur le théâtre de Sant'-Angiolo, à Venise, en 1678.

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