‹ Dictionnaire lyriqueChapitre 561 sur 773 · SARA, OVVERO LA PAZZA DELLA SCO · texte numérisé non relu

SARA, OVVERO LA PAZZA DELLA SCO

ZIA {Sara ou la folle écossaise), opéra en deux actes, musique de Gabrielli (le comte Nicolas), écrit pour le théâtre Calorino de Palerme, représenté le 30 mars 1843.

SARACENI IN CATANIA [les Sarrasins en Sicile), opéra italien, musique de Persian-, représenté à Padoue en 1S32.

SARD

SARACENI IN SICILIA (i) [les Sarrasins en Sicile], opéra italien, musique refaite en partie sur un livret allemand par Morlacchi, représenté à Venise en 1827.

SARAH ou L'ORPHELINE DE GLENCOÉ,

opéra-comique en deux actes, paroles de.Mélesville, musique de Albert Grisar, représenté à rOpéra-Comique le 26 avril 1836. Le sujet de cette pièce est tiré d'une chi-onique de Walter Scott. Sarah fut le d^but à Paris de Grisar comme compositeur dramatique, et de Mlle Jenny Colon comme chanteuse à l'Opéra-Comique. Le compositeur avait déjà donné le Mariage impossible ,iovié à Bruxelles. On remarque déjà dans cette partition l'habileté d'instrumentation que le musicien a déployée depuis dans ses charmants ouvrages.

SARDANAPALE, opéra en quatre actes, livret de M. Bogros, musique de Mme ]a baronne de Maistre. Cet ouvrage, connu aussi sous le nom de Ninive, a déjà préoccupé trop fortement les amateurs sérieux et plusieurs directeurs.de théâtre, pour ne pas lui donner place dans ce Dictionnaire lyrique, d'autant mieux que la partition entièrement orchestrée a été déposée à l'Opéra, où son exécution a été plusieurs fois imminente, et que de nombreux fragments en ont été chantés dans les salons.

Le livret a été librement imité du Sardanapale de lord Eyron.

Au premier acte, la scène se passe dans les jardins du satrape Arbace, dont on attend lo retour; il revient de vaincre les Mèdes. De:; esclaves grecques se l'éj ouïssent de leur liberté prochaine, qu'Arbace leur rend pour fêter sa victoire : une seule, Myrrha, éprise de Sardanapale, et maudissant son amour impie, ne prend point part aux jeux de ses compagnes. Elle sent que sa fatale passion l'entraîne à sa perte, et qu'elle ne reverra plus le ciel de la patrie. Une marche guerrière se fait entendre, Arbace arrive, ses soldats et les esclaves se livrent à des divertissements qui sont interrompus par l'entrée de Bélésis, grand-prêtre de Baal. Bélcsis aspire au trône d'Assyrie et conspire contre Sardanapale; un événemeut inespéré va servir ses projets. Sardanapale a séduit Nephté, prêtresse de Bacchus et fille d'Arbace, pendant l'absence de ce dernier. Bélésis, qui veut entraîner Arbace dans la conspiration qu'il trame, vient lui annoncer que Nephté ayant violé son serment de chasteté, est condamnée au supplice. Arbace, tout à sa fu-

SARD

rcur, fera cause commune avec Bélésis, tandis que Myrrha, instruite de leurs projets, usera de sa liberté pour aller révéler à Sardanapale le péril qui le menace.

Au deuxième acte, on voit le péristyle du temple de Baal, sur les bords du Tigre. Les prêtres de Baal et le peuple sont réunis pour assister au supplice de Nephté. On l'amène voilée et entourée des prêtresses de Bacchus, qui pleurent sur le sort de leur compagne, tandis que les prêtres maudissent la coupable. Nephté, heureuse de donner sa vie à son amour, va mourir sans regrets. « Tu m'oublies, ma fille, » crie Arbace, qui, perdu dans la foule, a voulu assister à ce triste spectacle. Il serre une dernière fois sa fille sur son cœur, jure de la venger et s'arrache à SCS bras. Nephté va entrer dans le temple où elle doit être immolée, quand soudain un chant joyeux se fait entendre et l'on voit passer sur le Tigre une barque richement pavoisée, portant Sardanapale, Myrrha et les courtisans. « Tu vois, dit Bélésis à Nephté, pour quel ingrat tu vas mourir; il t'oublie déjà, et c'est une esclave qui te succède dans son amour. — Laisse-moi vivre un seul jour pour me venger, dit Nephté. — Sardanapale ignore ton sort, répond Bélésis. Si tu veux, pendant la fête de Bacchus qu'on célèbre cotte nuit, nous le livrer sans défense, enchaîné par l'ivresse, tu vivras. — Je le veux, dit Nephté. »

Le théâtre change. Sardanapale, dans les jardins de son palais, donne des ordres pour la fête de Bacchus ; il demande à Myrrha si elle voudra s'y rendre; Myrrha répond qu'esclave, elle doit veiller sur les jours de son maître, que la conspiration qu'elle lui a dévoilée va éclater, et le conjure de sauver sa couronne ; Sardanapale accueille par des plaisanteries insouciantes les prières de Myrrha. «Aime-moi, lui dit-il, et je ne redoute rien. — Je t'aimerai, lui répond Myrrha, quand tu seras roi par le cœur et digne de l'amour d'une Grecque. »

Le troisième acte se passe sous les voûtes du temple de Baal. Bélésis, sûr du ti-iomphe, chante la victoire, et se voit déjà maître de l'Assyrie. Arbace, les satrapes et les prêtres conjurés le rejoignent pour préparer la conspiration qui doit éclater cette nuit même. Arbace, qui croit sa fille morte, s'emparera du palais laissé à la garde de Zamès, un satrape fidèle, et Bélésis se rendra à la fête pour entraîner dans son parti les derniers amis de Sardanapale. Tout est prêt, le succc's

SARD

est certain , et l'aurore éclairera la chute du tyran qui déshonore l'Assyrie.

Un deuxième tableau montre au spectateur un pavillon sur le Tigre; Sardanapale est couché sur un lit asiatique, couronné de roses et entouré de ses esclaves et de ses courtisans. Il chante sa vie heureuse, sans gloire, mais sans péril. La fête de Bacchus se célèbre, comme intermède , avec toute la pompe des anciennes Dyonisies; Bélésis et les prêtres y prennent part. Après le divertissement, Sardanapale, enivré par Nephté, blasphème et défie les dieux ; la foudre gronde. Bélésis et Nephté, exploitant la terreur des courtisans, les soulèvent contre un roi qui attire sur eux le courroux céleste. Soudain le cri : aux armes ! retentit. Myrrha et Zamès accourent ; le palais est attaqué : ceux qui restent fidèles au roi se lèvent pour le défendre. Myrrha, dans un cri d'indignation, reproche à Sardanapale sa lâcheté au moment du péril. A ces mots généreux le roi s'éveille de sa torpeur ; il arrache sa couronne de fleurs, demande une épée et s'élance au combat.

Au quatrième acte, Sardanapale est endormi, blessé, dans une salle de son palais. Nephté, déchirée par les remords et aimant plus que jamais le roi, accourt pour le sauver. Son père, heureux de la retrouver vivante, lui accorde la vie de Sardanapale; elle veut l'arracher par la fuite aux armes des conjurés. Sardanapale s'éveille; Nephté lui annonce sa défaite. « Alors, tu viens m'apprendre qu'il faut mourir, « dit Sardanapale. Désespoir de Nephté qui lui révèle sa trahison. Il Je te pardonne ; mais tes prières sont vaines, je dois mourir en roi. — Je te sauverai malgré toi, » dit Nephté en s'enfuyant. Une foule d'esclaves éplorés envahit la scène. Le Tigre est débordé, toute issue est fermée, il faut mourir. Sardanapale leur ordonne de préparer le bûcher splendide où il veut s'immoler. Demeuré seul : « Voici donc comme va finir le maître de l'Assyrie, dit-il, seul, sans amis, sans amour ; tout m'abandonne, même Myrrha, » et, dans un chant douloureux, il pleure cet amour pur, son seul regret icibas. Puis il marche à la mort. « Pourquoi ne pas m'attendre, dit Myrrha qui se présente; j'ai promis de t'aimer quand tu serais roi ; tu l'es aujourd'hui, et je viens mourir avec toi. » Sardanapale consent à ce sacrifice, et les (feux amants chantent leur bonheur d'être unis par la mort; ils marchent au bûcher. Nephté, qui n'a pu sortir du palais pour implorer son père , rentre en scène. Ccpendani

SARG

Page 1