SEDA
SECHZEHN JAHRE [Seize a«s), mélodrame allemand, musique de Leibrock, représenté à Berlin vers 1838.
SECRET (le), opéra-comique en un acte, paroles d'Hoffman, musique de Solié, représenté au Théâtre-Italien le ler floréal an IV (20 avril 1796).
La pièce est amusante, le dialogue spirituel. Valère s'est battu en duel et passe pour avoir tué son adversaire. Il est contraint de se cacher chez un ami qui, à cet effet, a disposé dans une chambre un panneau à coulisses qui s'ouvre et se referme souvent dans le cours de l'acte. Cet ami dévoué s'appelle Dupuis. Cécile, sa femme, ignore le secret de cette cachette. La conduite mystérieuse de son mari lui donne des accès de jalousie. Les circonstances amènent dans cette chambre Angélique, la jeune personne qui a été la cause du duel. Les deux amants reconnaissent leurs voix à travers la porte de la cachette. Cette porte s'ouvre pour donner passage à la belle Angélique, qui en sort presque aussitôt avec Valère, aux yeux étonnés de Cécile. Hofl'man a semé de détails divertissants ce canevas un peu léger. La jalousie de Cécile et la niaiserie du valet Thomas donnent lieu à des scènes comiques. La musique est des plus plates. Cependant elle a plu beaucoup à l'époque de sa nouveauté. Nous ne citerons que la romance de Cécile : Qu'on soit jaloux dans sa jeunesse ; celle de Valère : Je te perds, fugitive espérance ; el ce]\e de Dupuis, qui est devenue populaire : Femmes, voulez-vous éprouver si vous êtes encore sensibles.
Il paraît que Solié, qui jouait le rôle de Dupuis, le chantait à ravir. Ce qui a valu à ce petit opéra un succès prolongé, c'est d'abord le livret, qui est écrit avec talent, et ensuite l'interprétation de la musiquette de Solié par Martin, Dozain ville et Aime Dugazcn.
SECRET DE L'ONCLE VINCENT (le) , opéra-comique en un acte, paroles de Henri Boisseaux, musique [de M. Th. De Lajarte, représenté au Théâtre-Lyrique le 24 novembre 1855. La pièce est intéressante, tour à tour comique et sentimentale. La partition offre, entre autres jolis morceaux, la chanson de Marcel : Bon travailleur, et la romance : Adieu, soyez dame et maîtresse. Interprètes : Meillet et Mlle Caye, qui a débuté dans le rôle de Thérèse. Cet ouvrage a eu soixantedix représentations et a servi d'heureux début aux deux auteurs.
SEDAN CHAIR (the) [la Chaise à porteurs].