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SIMO

fluction de Tagliazucchi, musique de C.-H. Graun, représenté à Berlin en 1753.

SILLA DITTATORE, opéra italien, musique de Vinci, représenté à Naples, au palais royal, pour le jour anniversaire de la naissance (le l'empereur Charles \'I, en 1722.

SILVANA, opéra allemand, musique de Ch.-M. de Weber écrite en 1808, représenté pour la première fois à Dresde le 29 juillet 1855. Le compositeur introduisit dans cet ouvrage , en les modifiant , la plupart des morceaux de son premier ouvrage : Das Waldmadchen (la Fille des bois), qu'il avait fait jouera Munich en 1800.

SILVER TANKARD {le Pot d'argent), farce anglaise, musique de Samuel Arnold, représentée sur le théâtre de Hay-Market, à Londres, en 1781.

SILVIA (la), drame pastoral , musique de Scarlatti (Dominique), représenté en Pologne en 1710.

SILVIA, opéra, poésie du comte Henri Bissaro , musique de Cordans , représenté sur le théâtre Nuovo di Piazza, à Vicence, en 1710, et sur le théâtre de San-Mosè, à Venise, en 1730.

SILVIA, opéra italien, musique de Bioni , représenté à Breslauen 1731.

SILVIA E NARDONE, opéra italien, musique de J. Mosca, représenté au théâtre Tordinone, à Rome, en i79i.

SILVIE, opéra-ballet en trois actes , avec un prologue, paroles de Laujon, musique de Berton et Trial, représenté à l'Opéra le il novembre 1766.

SILVIE , opéra-comique en un acte, paroles de Jules Adenis et Rostaing, musique de Guiraud, représenté à l'Opéra-Comique le 11 mai 1864.

SILVIO-SILVIA, opéra-comique en un acte, paroles de J. Brésil, musique de M. Paul Destribaud , représenté à l'Opéra-Comique, sans succès, le 15 mai issi.

SIMILE, opéra, musique de Coccia, représenté à Ferrare en 1817.

SllufoNCINO (il), farce italienne, musique de Morlacchi, représentée à Parme en 1809.

SIMONE BOCCANEGRA , opéra italien en trois actes, avec un prologue, livret de M. Piave, musique de M. Verdi, représenté à la Fenice de Venise le 12 mars 1856. La

pièce a paru incompréhensible aux Italiens eux-mêmes; nous n'essayerons pas d'en donner une analyse complète. La scène se passe à Gênes dans la première moitié duxive siècle. Le prologue traite d'une conspiration ourdie par des artisans et des hommes du peuple , entre autres par Paolo et Pietro, pour faire proclamer doge Simone Boccanegra, corsaire au service de la république. Au premier acte. Maria Boccanegra, fille de Simone, sous le nom d'Amelia Grimaldi, est fiancée à Gabriele Adorno, gentilhomme génois. Simone, le nouveau doge, en revenant de lâchasse, s'arrête au palais de Grimaldi, et découvre qu'Amelia est sa fille qu'il croyait avoir perdue. Paolo, favori du doge , est amoureux d'Amelia ; il demande sa main à celui-ci, qui lui doit la dignité dont il est revêtu. Celui-ci la lui refuse. Paolo, irrité, jure avec son ami Pietro la perte de Simone. Ils commencent par faire enlever Amelia. Andréa, qui est le tuteur et le protecteur de la jeune fille, ainsi que Gabriele, son amant, accusent le doge de ce crime, et, le jour de l'anniversaire de son couronnement, Gabriele s'élance Sur lui le poignard à la main. Amelia, qui est parvenue à se délivrer , accourt et déclare que le doge est innocent. Au deuxième acte, Paolo et Pietro proposent à Andréa et à Gabriele, qui ont été faits prisonniers , de tuer le doge pendant son sommeil. Tous deux s'indignent d'une telle proposition. Cependant le traître Paolo excite la jalousie de Gabriele au point que celui-ci, caché sur une terrasse et témoin d'une scène de tendresse entre le père et la fille, ne se possède plus, et paraît encore une fois le poignard à la main pour immoler le doge à sa fureur jalouse. Amelia s'interpose de nouveau. En apprenant qu'elle est la fille de Simone, Gabriele implore son pardon , l'obtient et jure de défendre le doge contre tous ses ennemis. Dans le troisième acte , on assiste aux apprêts des noces de Gabriele et d'Amelia; mais Paolo a empoisonné le doge, qui expire en bénissant les époux. M. Verdi avait tenté de se rapprocher du goût des Allemands et de la théorie de M. Wagner, en donnant au récitatif une importance presque exclusive. Les morceaux les plus remarqués dans cet opéra sont, la romance de B'iesco : Il la cerato spirito ; la. ca.va.tine d'Amelia au premier acte; le récit : Orfanella il tetto umile; le terzeltQ, suivi du chœur : All'armi; et dans le troisième, le duo entre le doge et Fiesco, dans lequel se trouve une fort belle phrase : Piango perché mi parla , et enfin le

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