STUD
prunté à l'histoire moderne , aurait pu fournir la matière d'un opéra important, et il convenait particulièrement au génie du compositeur. Il se contenta de faire valoir l'œuvre dramatique de son frère par la composition de morceau.x d'un caractère généralement triste et religieux, en harmonie avec les situations qu'ils annoncent ; telle est surtout la magnifique ouverture, peut-être la plus remarquable symphonie de Meyerbeer.
La marche, dont l'orchestration est brillante, est devenue promptement populaire en Allemagne. La scène de la conspiration au second acte est précédée de plusieurs airs danois traités avec cette supériorité de contrepointiste qu'on admire chez Meyerbeer. La polonaise de Struensée est un morceau célèbre ;ï juste titre, par l'originalité du rhythme et l'harmonie piquante et variée des détails. Struensée avait été décapité à Copenhague le 28 avril 1772. Les circonstances qui accompagnèrent la fin tragique de l'ambitieux et malheureux ministre, qu'une conspiration de palais précipita du faîte des honneurs après neuf mois d'un pouvoir illimité, avaient laissé des souvenirs douloureux dans la famille du roi de Danemark Frédéric VL Ce monarque fit ajourner la représentation de la pièce de Michel Béer qui l'avait écrite en 1826. L'auteur mourut en 1831 sans avoir vu jouer sa tragédie sur le théâtre Royal de Berlin. Ce ne fut qu'en 1847, vingt et un ans après sa composition, que la tragédie de Struensée fut représentée par l'ordre du roi de Prusse, qui invita le frère du poète à y joindre une musique spéciale. Il n'est donc pas surprenant que cette œuvre littéraire, conçue d'après le plan des tragédies classiques , n'ait eu qu'un succès d'estime. Le vent romantique n'avait pas soufflé moins violemment sur l'Allemagne que sur la France.
STUDENT UND BAUER [Etudiant et pay-.
sait), opéra-comique allemand, musique de Schliebner, représenté à Stralsund en 1855.
STUDENTE (lo) [l'Etudiant], opéra-boufTo italien, musique de G. Monti, représenté à Naples en 1784.
STUDENTE DI BOLOGNA (lo) [l'Etudiant de Bologne], opéra italien, musique de Caruso, représenté à Rome dans l'été de 1786.
STUDENTI (gli), opéra italien, musique de Prota (Gabriel) , représenté au théâtre Nuovo de Naples en 1796.
STUDIO D'AMORE (i.o), opéra italien, li-
SULP
vret de Niccolô Minato, musique de Draglii (Antoine), représenté à Vienne en 1686.
STUFEN DES MENSCHLICHEN ALTERS
(die) [les Périodes de la vie humaine], prologue allemand, musique de Scliweitzer, exécuté vers 1775.
STÙNDCHEN IM BADE (ein) [Une petite heure â Bade], opéra-comique allemand en un acte, musique de Schmidt (Samuel), représenté àCharlottenbourg le U septembre 1836.
STURM (der) [l'Orage], opéra allemand, musique de Aspelmayer, représenté à Vienne en 1786.
STURM (der) [l'Orage] , opéra allemand, musique d'Emmert, représenté à Salzbourg en 1806.
STURM (der) [l'Orage], opéra allemand, musique de Rung, représenté au théâtre de Copenhague en 1847.
SUÉDOIS (les), opéra, musique de Rœder, représenté à Prague en 1842.
SUENO [Sue'non, roi de Danemark), opéra allemand, musique de Keiser, représenté à Hambourg en 1706.
SUENO PRIMO, opéra italien, musique de Raimondi, représenté à Naples vers 1838.
SUITE DES CHASSEURS ET LA LAI- TIÈRE (la), opéra-comique, musique de Goblain, représenté à la Comédie-Italienne, ù Paris, vers 1775.
SUITE DU COMTE D'ALBERT (la), opéracomique en un acte, musique de Grétry, représenté à la Comédie-Italienne, à Paris, en
SUITE DU MÉDECIN TURC (la), opéracomique, musique de Arquier, représenté à IMarseille vers i8io.
SUJETS RECONNAISSANTS ENVERS LEUR SOUVERAIN (les), opéra allemand, musique de Stefani, représenté à Varsovie en
SULMONA, opéra allemand, musique de Lindpaintner, représenté à Stuttgard vers
SULFIZIA (la), opéra italien, livret de Niccolô Minato, musique de Draghi (Antoine), représenté à Vienne en i672.
SULPIZIA FEDELE (la) , opéra italien , livret de Lalli, musique de Pollaroli (Antoine), représenté à Venise en 1729.
SULT
SULTAN CONRADIN (le). Opéra allemand, musique de Tuczek, représenté au théâtre de Léopoldstadt vers 1805.
SULTAN MISAPOUF (le), opérette en un acte, paroles de X., musique de M. Laurent de Rillé, représentée aux Folies-Nouvelles. Chantée par Joseph Kelm, Tissier.
SULTAN SALADIN (le), opéra-comique en un acte, paroles de Dupin, musique de Bordèse, représenté à l'Opéra-Comique le 8 février 1847. La pièce est amusante. La scène se passe à Marseille. Un fournisseur, nommé Pimpret, veut épouser une jeune fille dont la dot vienne rétablir ses affaires embarrassées. Il a pour rival un capitaine de vaisseau, lequel, pour tromper sa vigilance autant que pour le berner, contrefait le fou et se fait passer pour le sultan Saladin, mari de toutes les femmes. Le crédule Pimpret ne prend aucun ombrage des galanteries de cet insensé, et permet à sa future de se dire sa femme. Mais voilà que notre capitaine est arrêté par l'ordre des créanciers du fournisseur. Il paye joyeusement les dettes du fournisseur et acquiert ainsi le droit de devenir réellement l'époux de la fiancée de Pimpret. Bordèse a écrit pour 'cette petite comédie des couplets gracieux et d'une mélodie facile. Il n'y a qu'un quatuor assez développé. Les rôles ont été joués par ChoUet , Sainte -Foy et Mlle Berthe.
SULTAN WAMPOU (le), opéra-comlque, musique d'Amon, représenté en Allemagne vers 1791.
SULTAN WAMPOU (le) , opéra-comique, musique d'Elsner, représenté au théâtre da Varsovie en 1800.
SULTAN WAMPOUM ODER DIE WUENS- CHE, opéra en trois actes, musique de Essiger, représenté à Luebben en 1797.
SULTAN WAMPUM (le) , opérette allemande, musique de Kinki, représentée à Josephstadt vers 1810.
SULTANA, opéra-comique en un acte, paroles de Desforges , musique de Maurice Bourges, représenté à l'Opéra-Comique le 16 septembre 1846. Le sujet n'est rien moins qu'oriental. La scène se passe en Hollande. Sultana est le nom d'une espèce de tulipe sur laquelle un vieux soldat, devenu horticulteur, fonde des espérances de fortune, car il doit l'offrir à une princesse de Nassau. L^nc intrigue assez compliquée vient se mêler ;i cette donnée naïve. La musique renferme
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