SYLV
SYLLA, tragédie lyrique en cinq actes , musique de Gatti (Tliéobalde), représentée à l'Opéra le 16 septembre 1701.
SYLPHE (der), opéra, musique de Danzi, représenté à Munich en 1782.
SYLPHE (le), opéra-comique en deux actes, paroles de M. de Saint-Georges, musique de M. Clapisson, représenté à l'Opéia- Comique le 27 novembre 185G. Angèle de Senneterre a toujours cru que le monde était peuplé de gnomes et de sylphes. Elle vient d'épouser le marquis de Valbreuse, un marin qui n'est ni crédule ni sentimental. Un certain chevalier de Sainte-Laure veut profiter de cette différence d'humeur entre les époux. Angèle est sur le point d'écouter les protestations du chevalier; mais la voix du sylphe se fait entendre et à plusieurs reprises donne de si bons conseils qu'Angèle comprend qu'elle fera bien de les suivre. Elle demande à voir les traits de ce mystérieux ami. Le sylphe y consent et se révèle enfin sous la figure du marquis de Valbreuse. C'est lui qui a tenté avec succès de guérir sa femme de ses superstitieuses hallucinations. Chaque fois que le sylphe va témoigner de sa présence, une phrase caractéristique, suave et vaporeuse se fait entendre. L'instrumentation affecte dans cet ouvrage des coquetteries raffinées. L'emploi de la harpe, des fliitcs et des violons con sordini est d'un heureux effet. Nous rappellerons la chanson du veneur, le petit duo d'.\ngcle et du chevalier, la romance du marquis et un air chargé de vocalises brillantes. Les rôles ont été créés par Faure, Ponchard, Mme Vandenheuvel-Duprez.
SYLPHES (les), opéra, musique de Himmel, représenté à Berlin en 1807.
SYLPHIDE (la), opérette, musique de Drechsler (Joseph) , représentée à Vienne Ters 1812.
SYLVA OU LE POUVOIR DU CHANT, opéra, musique de Krebs , représenté à Hambourg, vers 1815.
SYLVAIN, comédie en un acte, en vers , mêlée d'ariettes, paroles de Marmontel, musique de Grétry, représentée pour la première fois aux Italiens le 19 février 1770. Sylvain, fils d'un gentilhomme, a épousé par inclination une femme de basse extraction, mais vertueuse. Il en a eu deux filles , dont l'une est promise au fils d'un riche laboureur. Sylvain , quoique depuis longtemps
exilé de la maison paternelle par suite do sa mésalliance, va chasser sur la terre du gentilhomme ; il est arrêté par des gardeschasse. Sa femme et ses filles vont se jeter aux pieds du seigneur pour demander sa grâce; ce qui amène une scène de réconciliation et de pardon. Sur ce livret, d'une assez pauvre conception, Grétry a écrit une de ses meilleures partitions. L'ouverture en t(/, avec un assez joli motif en fa, n'est pas inférieure à celle de l'Epreuve villageoise. Nous citerons l'air d'Hélène en sol : Nos cœurs cessent de s'entendre , suivi du monologue de Sylvain , qui ne manque pas de puissance et d'originalité : Je puis braver les coups du sort; le chœur des gardes-chasse; le duo d'Hélène et Sylvain : Dans le sein d'un père, qui est le morceau le mieux traité de l'ouvrage. Grétry en a fixé les accents principaux d'après les avis et la déclamation de la célèbre M'ie Clairon. Le trio entre Lucettc, Pauline et Dolmon : Venez, venez vivre avec nous, est écrit trop haut pour le soprano. Le baryton Cailleau chanta avec succès le rôle de Sylvain. Cet opéra eut autant de succès que Lucile, du même compositeur.
SYLVANA, opéra allemand , musique de NVeber, représenté à Stuttgard vers 1807. 1,e compositeur adapta à ce nouveau poëme la musique de son opéra Bas Waldmaedchen (la Fille des bois), qui avait été représenté avec succès à Munich sept ans auparavant. Webcr n'avait alors que quatorze ans. Sijlvana resta au répertoire allemand. On fit une reprise brillante de cet ouvrage à Berlin, dans la salle KroU, en novembre isôs.
SYLVIE, opéra-comique en un acte, paroles de MM. Jules Adenis et J. Rostaing, musique de M. Guiraud, représenté à l'Opéra-Comique dans le mois de mai 1864. On dirait qu'il existe à l'usage des compositeurs, anciens prix de Rome , un magasin théâtral surabondamment pourvu de livrets inoffensifs, rapetassés, écrits à l'encre de la petite vertu, dissimulant mal leur âge, comme il y a chez le costumier de vieilles défroques auxquelles on donne un coup de brosse avant de les mettre sur le dos des comparsesi Pauvres lauréats surnuméraires ! Ils attendent avec intrépidité, ils attendent longtemjis, sinon toujours, et, affamés qu'ils sont, ils acceptent le pain de seigle qu'on leur distribiio en un jour de libéralité. Si,hie devait s'appeler les Lunettes du parrain. Le père Jérôii.e les a reçues de Sylvie le jour de sa fête. A travers ces besicles il trouve Sylvie char-