TANCREDI AL SEPOLCRO DI CLORINDA
opéra italien, musique de Zingarelli, représenté à Naples en 1805.
TANISIA, opéra italien, musique de Antonio Draghi, représenté à Vienne dans le carnaval de 1688.
TANNHAEUSER (dbr) , Opéra allemand, musique de Mangold, représenté à Darmstadt en 1846. (Sur le même sujet que le drame de Richard Wagner.)
TANNHAÙSER UND DER SANGERKRIEG
AUF WARTBURG, Opéra en trois actes, paroles et musique de M. Richard Wagner, représenté pour la première fois sur le théâtre de Dresde le 21 octobre i845.Cet ouvrage excita tout d'abord le plus vif enthousiasme ; l'auteur fut appelé sur la scène à la suite de chaque acte, et, après la représentation, les ni usiciens de l'orchestre, suivis de plus de deux cents jeunes gens, se rendirent, un flambeau à la main, à la maison habitée par M. Wagner et exécutèrent, sous les fenêtres du jeune compositeur, une sérénade composée de morceaux choisis dans ses ouvrages, ainsi que dans ceux de Meyerbeer. Toutefois le Tannhaûser ne tarda pas à soulever de vifs débats dans le public et parmi les hommes de l'art. Lorsque cet opéra fut représenté en France, plus de quinze ans plus tard, le 13 mars 1S61, à l'Académie impériale de musique, le parterre fut assez peu courtois pour donner à l'auteur une sérénade d'un autre genre que celle qu'on lui avait fait entendre à Dresde, et on ne put obtenir plus de trois représentations. Malgré cet insuccès, cet ouvrage a fait grand bruit.
Le texte allemand a été traduit pour la scène française par M. Nuitter. Henri Heine nous avait déjà fait connaître le héros de la vieille légende allemande. Le noble chevalier Tannhaûser s'abandonne à une vie molle et sensuelle dans le palais de Vénus. Rassasié de voluptés, il s'y dérobe et 'se rend au Wartburg, oti les maîtres chanteurs se sont réunis pour se disputer le prix du chant. Le landgrave et Wolfram invitent le chevalier à prendre part à la lutte, dont le sujet est l'éloge de l'amour. Wolfram chante l'amour pur, éthéré qui élève l'âme au-dessus des misérables faiblesses de la condition humaine; mais le chevalier Tannhaiiser, qui cependant se sait aimé de la belle et sage Elisabeth, fille du landgrave, célèbre au contraire l'amour charnel et en exalte les charmes dans des termes qui excitent contre lui, le chanteur impudique, l'indignation générale. Elisabeth protège cependant cet homme qui devrait lui faire horreur. Le landgrave conseille au chevalier d'aller se faire exorciser à Rome. Tannhaiiser part en compagnie de pèlerins et va s'agenouiller devant le souverain pontife ; mais c'est en vain. A son retour, loin d'être corrigé de ses erreurs, il reprend le chemin du Wenusberg, où il est accueilli à bras ouverts, tandis qu'Elisabeth, qui représente l'amour chaste et rertueux, expire de douleur.
La pensée de la légende est une peu-