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Venise en 1713, et repris sur le théâtre de Sant' Angiolo en 1723.

VERITÀ IN CIMENTO (la) [la Vérité dans

l'embarras], opéra italien, livret do Palazzi, musique de Vivaldi, représenté sur le théâtre de Sant' Angiolo, à Venise, en 1720.

VERITÀ NELL' INGANNO (la), Opéra italien, livret de Silvani, musique de Gasparini (Krancesco), représenté sur le théâtre de San- Cassiano, à Venise, en 1713.

VERITÀ NELL' INGANNO (i-a), Opéra ita-" lien, livret de Silvani, musique de Caldara, représenté sur le théâtre de la Cour, à Vienne, en 1717.

VERITÀ NELLA BUGIA (la) [la Vérité dans le mensonge], opéra italien, musique de Coccia, représenté à Venise en isio.

VERITÀ SCONOSCIUTA (la) [la Vérité méconnue], opéra italien, musique de Bioni, représenté à Breslau en 1732.

Vï:rkleIDETE sultan (deb) [le Sultan travesti], opéra allemand, musique d'Elsner, représent-é à Brûnn en 1792.

VERLIEETE MALER ( DER ) [le Peintre amoureux], musique de Rœhm, représenté en Allemagne vers 1785.

VERLIEBTEN WERBER (die) [les Recruteurs amoureux] , opéra-comique allemand, musique d'Eule, représenté à Hambourg en

VERLOBONG (die) [les Fiançailles], opéra.comiquc allemand, musique de Louis Benda, représenté à Kœnigsberg en 1790.

VERMEINTE HEXENMEISTER (der) [le

Sorcier supposé] , opéra allemand , musique de Lickl, représenté au théâtre Schikaneder, à Vienne, vers 1785.

VERO OMAGGIO (il), Opéra italien, livret de Métastase, musique de Bono, représenté à Vienne en 1750. Les airs les plus remarqués ont été les suivants : Ragion chi prétende ; Al mar va un picciol rio ; Al giovanil talento; Ah non più, gelar mi fai; et le duetto Cresci, arboscel felice.

VERO OMAGGIO (il), cantate italienne, musique de Rossini, exécutée au théâtre des Filarmonici pendant le congrès de Vérone.

VERO ORIGINALE (il), opéra-buffa, musique de J.-S. Mayer, représenté au théâtre Valle, à Rome, en 1808.

VERR«;THER IN DEN ALPEN (der) [le Traître dans les Alpes], opéra allemand, musique de Génast, représenté à Weimar en

VERSIEGELT BÙRGERMEISTER (dER) [le

Bourgmestre sous le scellé], opéra-comique allemand , musique de Schmidt ( Marie- ] Henri), représenté à Dresde en 1847.

i VERT -VERT . opcra-comique en un acte, paroles de Desfontaines , musique de Dalay-

' rac, représenté k l'Opéra-Comique le il octobre 1790.

j VERT-VERT OU LE PERROQUET DE NEi VERS, opéra-comique en un acte, paroles j de Bernard Vaiville, musique de Gauthier,

représenté au théâtre des Jeunes-Artistes lo

2 décembre 1800.

VERWANDELTE WEIBER (die) [les Femmes métamorphosées], opéra allemand, musique do J.-A. Hiller, représenté au théâtre do Koch en 1767.

VERWANDLUKG (die) [la Métamorphose], opéra allemand, musique de J. Miller, représenté à Breslau vers 1805.

VERWANDLUNGEN (die) [les Métamorphoses], opéra allemand, musique de Fischer (Antoine), représenté à Vienne vers isoo.

VERWECHSELUNG (die) [le Changement], opéra allemand , musique de Holly, représenté en Allemagne vers 1776.

VESPASIANO, opéra italien, livret de Cor-

radi, musique de C. Pallavicino, représenté

sur le théâtre de Saint-Jean-Chrysostome,

1 à Venise, en 1678. Cet ouvrage fut souvent

I repris pendant l'espace de vingt ans.

VESPASIEN, opéra allemand, musique de Franck (Jean-Wolfgang), représenté à Hambourg en 1683.

VESPASIEN, opéra italien, musique d'Ariosti, représenté à Londres en 1724.

VESTALE (la) , opéra italien , musique de Vento, représenté en Italie vers 1770.

VESTALE (la), opéra, musique de J. Giordani, représenté à Modène en it86.

VESTALE (la), opéra italien , musique de Rauzzini, représenté à Londres en 1787.

VESTALE (la), tragédie lyrique en trois actes, paroles de Jouy, musique de Spontini, représentée pour la première fois à l'Académie impériale de musique le II décembre 1807. Ce chef-d'œuvre faillit ne pas voir le

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jour. Le jury de l'Opéra , auquel le compositeur romain dut soumetti-e sa partition, déclara que le style en était bizarre, l'harinonie défectueuse, l'orchestration bruyante, que certains passages étaient complètement inintelligibles, en accordant toutefois qu'on y remarquait çà et là quelques belles choses ; enfin il fut d'avis que l'ouvrage ne devait pas être exécuté. Non-seulement un tel jugement était peu courtois à l'égard d'un musicien qui avait fait jouer déjà quatorze opéras environ à Naples, à "Venise , à Parme, à Florence, mais il témoigiiait des innovations hardies, alors incomprises, dontSpontini devait enrichir l'art musical. L'impératrice Joséphine décida que la Vestale serait mise en scène. Persuis et Rey, musiciens médiocres, furent chargés de la révision de cette œuvre de génie , et Spontini dut refaire plusieurs morceaux. Les répétitions durèrent un an, et les frais de copie s'élevèrent à la somme de dix mille francs. Enfin l'opéra fut joué et eut un succès immense qui dura trente ans.

Le poëme avait été proposé à Chernbini et à Méhul, qui l'avaient refusé. Le plan en est bien ordonné, le style toujours lyrique et les beaux vers y abondent.

Au premier acte, le théâtre représente le Fovam et le temple de Vesta. Licinius revient vainqueur des Gaulois et va recevoir les honneurs du triomphe; mais Julia, sa fiancée, est entrée pendant son absence dans le collège des Vestales, et c'est elle-même qui doit déposer la couronne du triomphe sur le front du héros, son amant. Licinius, plus épris que jamais, déclare à Julia qu'il ira pendant la nuit la ravir dans le temple pour lui faire partager sa destinée. L'acte se termine par des jeux publics.

Au second acte , la grande vestale remet à Julia la verge d'or qui doit servir à attiser le feu sacré. A peine s'est-elle retirée que les devoirs de la prêtresse et la passion de l'amante viennent tour à tour bouleverser le cœur de Julia. Cédant à l'empire d'un premier amour, elle ouvre à Licinius la porte du temple. Au moment le plus pathétique de leur entretien, le feu s'éteint sur l'autel. Ils comprennent aussitôt toute l'horreur de leur situation. Cinna accojirt pour arracher son ami Licinius à la fureur du peuple ameuté aux portes du temple; il l'entraîne. Les vestales arrivent et trouvent Julia évanouie sur les marches de l'autel. On la dépouille de ses ornements sacrés, et le grand pontife prononce la sentence de mort en couvrant

la jeune fille d'un voile noir. Elle sort escortée par les licteurs.

Au troisième acte, les spectateurs voient la fosse oii la prêtresse parjure à ses serments doit être ensevelie vivante. Licinius se livre à toute sa fureur; il apprend que l'armée reste insensible à sa cause et qu'il ne peut compter que sur un petit nombre d'amis prêts à périr avec lui. Le funèbre cortège s'avance. Julia se prépare au sacrifice de sa vie et adresse une prière aux dieux, quand Licinius, à la tête de quelques soldats, se présente et se déclare coupable du sacrilège dont on punit son amante. Les prêtres demandent sa mort ; le tumulte est à son comble. Tout à coup la foudre éclate et vient rallumer le feu de l'autel. Licinius et Cinna retirent de la tombe Julia évanouie. Le pontife cède à la volonté divine, manifestée par un tel prodige, et un dernier tableau montre les deux époux dans le cirque de Flore, présidant aux jeux et aux danses en l'honneur de Vénus Erycine.

L'empereur Napoléon le fit exécuter des fragments de la partition aux Tuileries le 14 février 1S07. Après les premières répétitions, malgré sa prédilection pour la musique de Paisiello et de Zingarelli, il fut frappé du grand caractère de cette œuvre et il dit au compositeur : « Votre opéra abonde en motifs nouveaux ; la déclamation est vraie et s'accorde avec le sentiment musical; de beaux airs, des duos d'un effet siir, un finale entraînant ; la marche du supplice me paraît admirable ; M. Spontini, je vous répète que vous obtiendrez un grand succès ; il sera mérité. »

Presque tous les morceaux de la partition sont remarquatfles à différents titres. Le second acte renferme les beautés les plus saillantes; le charme de l'expression et l'ampleur du style; la tendresse et la vigueur y dominent tour à tour. Nous rappellerons seulement aux amateurs le duo entre Licinius et Cinna : Unis par l'amitié', qui offre une des phrases les mieux inspirées qui aient été écrites ; la prière de Julia :

O des infortunés, déesse iutélaire 1 Lalone ! écoute ma prière Mon dernier vœu doit te fléchir.

Daigne, avant que j'y tombe Ecarter de ma tombe Le mortel adoré pour qui je vais mour.r.

Dans cette scène pathétique, le musicien s'est surpassé. Tout, dans cette prière, contribue à lui donner l'expression de tendresse sérieuse et résignée que la circonstance solennelle

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comportait ; une mesure lente à neuf croches, les rentrées de l'orchestre répétant la phrase de la cantilèno comme un écho sorti des profondeurs du temple; enfin le ton de fa dièze mineur qui, malgré de récentes dénégations â l'égard des propriétés tonales, conserve, selon nous, un caractère plaintif allié à une certaine fermeté. L'air : I-r.pitoyahles dieux, porte l'empreinte de la violence, comme la cavatine : Les dieux prendront pitié , celle do la douceur. Le tempo rubato emplo3'é dans ce dernier est de l'effet le plus heureux. Le finale du second acte est un des plus émouvants qui 'Soient au théâtre. Ici Spontini a été créateur d'une nouvelle forme lyrique. Il s'est pénétré de la situation. I>es prêtres, le peuple accablent Julia d'imprécations:

De son front que la honte accable, Détachons ces bandeaux, ces voiles imposteurs, Et livrons sa tête coupable Aux mains sanglantes des licteurs.

X'ne strette à trois temps très-rapide et poursuivie avec vigueur et en crescendo par l'orchestre et les chœurs enleva les spectateurs et causa le plus vif enthousiasme. Cet clfet a été employé depuis dans une foule d'ouvrages. La marche du supplice ne serait peut-être pas remarquée aujourd'hui comme elle le fut jadis, à cause des combinaisons nouvelles de sonorité funèbres employées par Rossini, Ilalévy et surtout par Meyerbeer. ypontini est entré résolument dans cette voie ([u'on a trop encombrée au grand détriment lie la mélodie et du goût.

Voici quelle a été à l'origine la distribu- 1 ion des rôles : Licinius, Lainez ; Cinna, Lays ; le grand pontife, Dérivis; Julia, Mme Branchu ; la grande vestale, M'ie Maillard.

Cet ouvrage fut repris à l'Opéra le IG mars 1854 avec Roger, Obin, Bonnehée, M'l<;s Poinsot et Sophie Cruvelli. L'air : Dans le sein d'un ami fidèle, chanté par Cinna, parut encore magnifique. On remarqua dans le rôle de la grande vestale des phrases entraînantes, entre autres celle-ci, adressée à Julia :

Ahl je sens que pour toi j'ai le cœur d'une mère, Et je bénis ma fille embrassant mes genoux.

Le finale du second acte, qui passe à juste titre aux yeux des musiciens pour un chefd'œuvre incomparable, a produit peu d'effet.

On avait été obligé de transposer plusieurs rôles; l'orchestre n'avait pas assez répété f 'tte musique pour la bien interpréter. Mlle Sophie Cruvelli a eu de très-belles poses dans son rôle de Julia ; mais l'intelligence de ce genre de musique lui a fait complètement défaut. Roger lui-même, si consciencieux et

si passionné pour la musique des maîtres, n'a pas rendu le rôle de Licinius avec tout le succès désirable. En somme, c'est une partie à recommencer. Mais ce n'est pas tout de monter un chef-d'œuvre; il faut un public pour le comprendre, et, pour le moment, ce public n'existe pas eh France.

La partition de la Vestale fut proposée par le jury nommé par Napoléon, pour un des prix décennaux de lo,ooo fr., et le poème de Joiiy fut également admis pour un prix de 5,000 fr. Les contestations auxquelles donnèrent lieu les décisions du jury décidèrent l'empereur à ne pas distribuer les récompenses proposées.

L'opéra de la Vestale eut un autre genre de succès. Sans parler de la parodie qu'en fit l'auteur lui-même, et qui réussit sur le théâtre du Vaudeville, nous rappellerons le spirituel pot-pourri de Désaugiers, qui eut un succès populaire.

VESTALE (la), opéra italien, musique de Puccita, représenté à Londres en 1809.

VESTALE (la), opéra-seria, musique do Generali, représenté àTrieste en 1816.

VESTALE (la), opéra allemand, musique de G. Guhr, représenté àCassel vers 1817.

VESTALE (la) , opéra italien, musique Ûc J. Pacini, représenté à Plaisance en 1830, et à Barcelone en 1841.

VESTALE (la), opéra-séria en trois actes, musique de Mercadante, représenté sur le Théâtre-Royal italien le 23 décembre 1841. Le sujet de la pièce est le môme que celui de l'opéra de Spontini ; mais quelques incidents diflfèrcnt et le dénoûment est conforme à la coutume barbare de la religion des Romains. La vestale est enterrée vivante. Son amant, Decio, veut tuer le grand-prêtre et se tue lui-même. Quoique la tragédie se déroule jusqu'au bout dans toute son horreur, la musique a un caractère moins dramatique que celle de l'opéra français. La scène s'ouvre par un chœur de vestales : Salve , salve, d'un effet gracieux. La vestale Emilia, et sa confidente Giunia , chantent ensuite un duetto : Di conforta «n raggio, parfaitement écrit pour les voix. Le chœur triomphal et la marche manquent de grandeur.

C'est pendant le couronnement du triomphateur que Decio apprend que celle qu'il aime est vestale. Cette scène amène le finale du premier acte, qui débute par un andante admirable : Quanlo mi cinge. La mélodie, d'un style noble et pathétique, est traitée en sep-

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