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tuor avec une ampleur et une richesse d'effets qui en font un chef-d'œuvre. L'introduction du second acte offre un quatuor instrumental d'une sonoi'ité très-dramatique et telle, qu'on en entend rarement d'aussi expressive. Le basson, le hautbois, la flûte, auxquels viennent se joindre les notes les plus graves de la clarinette , ont été choisis par le compositeur pour rendre sa pensée. La prière de la vestale : Ghana se fine al cielo ascendere , est distinguée et touchante. Le feu s'est éteint; le grand-prêtre, accompagné des vestales, entre en scène et chante un air avec chœurs d'un effet saisissant : Versate amare lagrime. Le finale a paru un peu monotone. Au troisième acte, le morceau le plus saillant est l'air chanté par Tamburini : Se non potra la vittima. Les chœurs sont généralement bien traités, et l'orchestration témoigne du goût et de la science du respectable directeur du Conservatoire de Naples. Mme Grisi et Albertazzi ont interprété avec talent les rôles de la vestale et de Giunia; Mario, Morelli et Tamburini, ceux de Dccio, du grand-prêtre et de Publie. On regrette que dans un ouvrage de cette importance, Mercadante n'ait fait chanter à la vestale ni air ni cavatine, pas même la prière, que sa qualité et sa situation rendaient inévitable. Peut-être faut-il attribuer à cette lacune , à ce manque d'intérêt vocal du premier rôle , le peu d'empressement des directeurs à faire entendre un des meilleurs ouvrages du répertoire italien.
VETERAN TAR (le Vieux matelot), opéracomique, musique de Samuel Arnold, représenté sur le théâtre de Drury-Lane, à Londres, en 1801.
VETTER DAMIEN {le Cousin Damien), musique d'Eulenstein, représenté à Vienne
VEUF DU MALABAR (le), opéra-comique en un acte, paroles de Siraudin et Adrien- Robert B... (Charles Basset) , musique de Doche , représenté à l'Opéra-Comique le 27 mai 1846. Les auteurs du livret se sont bien gardés d'introduire dans la pièce les déclamations sentimentales de la tragédie de Lemière. Il s'agit d'un joaillier français nommé Laverdurette, époux de l'Indienne Djina, jeune coquette qui emploie tous les moyens pour forcer son mari à la conduire en France. Ne pouvant y réussir, elle feint de se noyer pour contraindre son époux à se tuer sur sa tombe, selon une coutume du
pays, imaginée par les législateurs de l'Opéra-Comique. Laverdurette sauve sa vie en offrant une cassette de pierreries à un magistrat; mais c'est sa propre femme qui, sous la robe et le capuchon de ce magistrat, reçoit le cadeau et se charge de dérober le veuf aux conséquences de son veuvage. Tous deux s'embarquent, et l'incognito de Djina ne cesse sans doute que quand elle a touché le sol français, ce paradis si désiré. La musique n'offre guère que des couplets d'une mélodie franche et assez jolie. Ce petit ouvrage a été bien joué par Ricquier, Sainte-Foy, Chaix et M™e Henri Potier.
VEUVE AMÉRICAINE (la), opéra-comique en deux actes, musique de Lebrun, représenté au théâtre Montansier en 1799.
VEUVE GRAPIN, Opérette en un acte, paroles de M. Deforges, musique de M. de Flottow , représentée aux Bouffes-Parisiens le 21 septembre 1859. C'est une jolie pièce, accompagnée d'une musique agréable et légère. Elle a été jouée à Berlin dans le mois de février 18G1, avec beaucoup de succès.
VEUVE INDÉCISE (la), parodie en un aetp de ia Veuve coquette, sur un canevas de Vadé. avec des ariettes, musique de Duni, représentée à la foire Saint-Laurent le 24 septembre 1759.
VEUVE PRUDENTE (la) , opéra allemand, musique de Lasser , représenté à Munich en
VIAGGIATORI (i) \les Voyageui-s], opéra italien en trois actes, musique de Léo (Leonardo), représenté sur le théâtre de l'Académie royale de musique le 12 février 1754. La troupe italienne, dont le séjour en France, pendant les deux années 1752 et 1753 , eut une influence si heureuse sur le caractère des œuvres lyriques, représenta environ douze opéras. A l'exception de la Serva paihonaàe Pergolèse, ce n'étaient pas des chefsd 'œuvres. Cependant la musique de Ciampi, de Latilla, de Jomelli, de Léo dut faire ouvrir bien des oreilles.
VIAGGIATORI FELICI (l) [les Heureux voyageurs^, opéra italien, musique de Piccini, représenté à Naples vers 1776.
VIAGGIATORI FELICI (i), opéra italien, musique d'Anfossi, représenté à Londres en
VIAGGIATORI FELICI ( i ) , opéra-bufTa,