‹ Dictionnaire lyriqueChapitre 66 sur 773 · AZOLAN OU LE SERMENT INDIEÎCRET · texte numérisé non relu

AZOLAN OU LE SERMENT INDIEÎCRET

opéra-ballet héroïque en trois actes, paroles de Le Monnier, musique de Floquet, représenté par l'Académie royale de musique le 15 novembre 1774. Le sujet a été tiré d'un conte de Voltaire. Alcindor, roi des génies, Azolan, son protégé, et Agathine, qui lui fait oublier son serment d'insensibilité, sont les personnages de la pièce. Legros, Larrivée, Sophie Arnoult, la spirituelle et célèbre can-

tatrice, furent les interprètes de cet ouvAge. Cependant il ne réussit point. La musique de Gluck venait de faire une impression trop profonde sur le public pour que la mélodie agréable, mais décolorée de Floquet pût l'en distraire.

AZZARDO FORTUNATO (l'), opéra italien, musique do Cordella (Jacques), représenté 1 au théâtre Nuovo, à Naples, en 1812.

BABOUC, opéra-comique en quatre actes, musique de Lemière de Corvey, écrit pour le théâtre Feydeau, en 1795. Lemière de Corvey, qui n'a pas fait représenter moins d'une vingtaine d'opéras- comiques complètement oubliés aujourd'hui, s'était fait connaître en 1793 par une composition originale. Il avait mis en musique un article du Journal du soir racontant la sommation faite au général Custine de rendre Mayence, et la réponse du défenseur de la place. Engagé volontaire, il fit une partie des campagnes do l'Empire et devint lieutenant-colonel.

BACCANALI (i), opéra italien, musique de Pavesi, représenté à Livourne en 1807,

BACCANALI DI ROMA (i), Opéra italien, musique de J. Niccolini, représenté à Milan en 1801.

BACCANALI DI ROMA (i), opéra italien musique de Generali, représenté à Venise en

BACCANTI (i) , opéra italien , musique de Paër, représenté au théâtre de la cour, à Paris, vers isu.

BACCANTI (i) , opéra , musique de Foignet (Charles), représenté au théâtre de la Scala, à Milan, en 1849.

BACCHETTA PORTENTOSA (la) [la Baguette magique'], opéra italien, musique de Portogallo, représenté à Gênes en 1788.

BACCHUS ET ÉRIGONE, deuxième entrée (acte) des Fêtes de Paphos, paroles do La Bruère, musique de Mondonville, représentée à l'Opéra le 9 mai 1758.

BACCHUS ET ÉRIGONE, entrée pour les Fêtes de Paphos, dont la musique a été écrite par Candeille en 1780.

BACCIO (il), opéra-bouffe, musique do J. Giordani, représenté à Londres vers 1779.

BACCIO (il) , opéra italien , musique Ce Vente, représenté en Italie vers 1765.

BAGARRE (la), opéra-comique en un acte, paroles de Guichard et Poinsinet jeune, musique de Van Maldere, représenté à la Comédie-Italienne, le 10 février 1763.

BAGNi D'ALBANO (i), opéra italien, musique de Galuppi, représenté en Italie en 1753.

BAGNI D'ALBANO (i), opéra-buffa, musique de Paisiello, représenté à Parme vers

BAILLI DE VILLAGE (le), opéra en trois actes, texte russe, musique de Lvoff, représenté à Saint-Pétersbourg vers 1820.

BAILLI BIENFAISANT (le) , opéra en un acte , musique de Chapelle (Pierre-David- Augustin), écrit pour la Comédie -Italienne

BAlocco E SERPILLA, parodie italienne de l'intermède du Joueur, par Dominique et Romagnesi, musique de Sody (Charles), représentée à la Comédie-Italienne le 14 juillet

BAISER (le) ou la BONNE FÉE, comédie en trois actes, en vers, mêlée d'ariettes, pa^ rôles de Florian, musique de Champein (Stanislas), représentée à la Comédie-Italienne le 26 novembre 1781.

BAISER AU PORTEUR (le) , vaudeville en un acte, de MM. Scribe, Justin Gensoul et Frédéric de Courcy, représenté au théâtre du Gymnase le 9 juin 1824. Nous ne mentionnons ici ce vaudeville que parce qu'il a fourni

BAJx^

à AMolplie Adam l'occasion de so produire dans la carrière lyrique. Le sujet, emprunté à un vieux conte grivois, ne manque pas d'originalité. Derville, jeune et aimable officier, doit épouser Jenny, nièce de la baronne de Vervelles. Certes, il aime sa fiancée, mais on ne renonce pas aisément aux cliarmants hasards de la jeunesse ; aussi, le diable aidant, il obtient un baiser de la femme du fermier Thibaut ; celui-ci arrive juste h temps pour être témoin du méfait. Grande colère du mari! DerviJle s'avise, pour l'apaiser, d'un expédient aussi extravagant que sa conduite. Il s'engage à laisser prendre au rustaud une revanche sur Jenny , et souscrit même un baiser au porteur, payable à Thibaut ou à son ordre. Ce baiser clandestin a retenti dans le village; il occasionne une rupture passagère entre les deux jeunes gens, et un refroidissement de la part de Jenny. Heureusement pour Derville, le cœur ne perd jamais ses droits, et Jenny se laisse fléchir. Mais tout n'est pa§ fini ; l'inexorable Thibaut se présente, son billet à la main. Or, la baronne, qui s'est chargée de désintéresser les créanciers de son neveu , ne sachant pas de quelle dette singulière il s'agit, s'empare du billet et offre de faire honneur à la signature de Derville, au grand regret du fermier, qui, comme bien des maris, se trouve avoir payé les frais de l'assaut donné à son honneur. Cette donnée scabreuse inspira aux auteurs un amusant ouvrage rempli de piquants détails , dont l'audace , parfois extrême, était sauvée par l'esprit et l'habileté. Le succès fut complet et prolongé. Il aida à révéler le talent naissant d'Adolphe Adam, qui avait composé l'air du couplet final, air devenu populaire , et reproduit dans une infinité de vaudevilles.

B.MSER ET LA QUITTANCE (i,e) OU UNE

AVENTURE DE GARNISON, opéra-comique en trois actes et en prose, paroles de Picard, Dieulafoy et de Longchamps, musique de Méhul, Boieldicu, Kreutzer et Nicolo, représenté à Fcydeau (Opéra-Comique), le 18 juin

BAJAZETTE, opéra italien, musique de Gasparini (b'ranceseo), représenté à Venise en 1719.

BAJAZETTE, opéra italien, musique de Duni, représenté en Italie vers 1732.

BAJAZETTE, opéra italien, musique de Lco, représenté au palais du vice-roi, à Naplcs, en 173C.

BAL

BAJAZETTE, opéra italien, musique do Cocchi (Joachim), représenté à Rome en

BAJAZETTE, opéra italien, musique do Jomelli, représente à Turin vers 1753.

BAJAZETTE, opéra italien, musique de Rernasconi, représenté à Munich le 12 octobre 1754.

BAJAZETTE, Opéra italien, musique do Andreozzi, représenté au théâtre ducal de Florence en 1780.

BAJAZETTE, Opéra italien, musique de Generali, représenté à Turin en 1814.

BAJAZETTE, opéra en deux actes, musique du comte de Westmoreland, représenté à Florence en 1821. Un choix de morceaux do cet opéra fut exécuté au théâtre de Drury- Lane, à Londres, en 1S22.

BAL BOURGEOIS (le) , opéra-comique en un acte, paroles de Favart, musique de Prot, représenté à l'Opéra-Comique de la foire Saint-Germain le 13 mars 173S.

BAL DE STRASBOURG (le), opéra-comique en un acte, paroles de Favart, de La Gard& et Laujon, joué à la foire Saint-Laurent en 1744. Cette pièce, donnée à l'occasion du rétablissement de la santé du roi Louis XV, no pouvait manquer, dans ces circonstances j d'être fort agréablement reçue. Mais ce qui en fit le principal succès, c'est la scène touchante du courrier , que tous les spectateurs chantaient avec les acteurs, et qui valut ;i Favart une députation des dames de la Halle avec un présent de fleurs et de fruits. Ceci est de l'histoire entrevue par une bien petite ouverture il est vrai; mais enfin ce sont des faits.

BAL DU SOUS-PRÉFET (le), opéra-comiquc en un acte, paroles de Paul Duport et Saint-Hilaire, musique de Boilly, représenté à l'Opéra-Comique le 8 mai 1844. Les scènes de la vie de province ont souvent défrayé l'opéra-comique. Il s'agit cette fois d'un rentier qui veut se marier, et contrefait le sourd pour mieux éprouver le caractère des demoiselles auxquelles il fait la cour. Cette ruse le fait assister aux doux entretiens de sa prétendue, Mlle Agathe , avec un jeune commis voyageur qu'elle épouse, et notre rentier reste célibataire. La musique a de la vivacité et accuse de bonnes études musicales. On a remarqué l'ouverture et un bon duo chant»

BALL

BALL

par Grignon et MUe Prévost. M. Boilly était un ancien lauréat de l'Institut.

BAL IMPROMPTU (le), opcra-comique en un acte, paroles de Harny, musique de Desbrosses, représenté à l'Opéra-Comique (foire Saint-Laurent) le 10 juillet 1760. Un homme de condition, voulant donner une fête à la campagne, imagine de déguiser les valets en maîtres et les maîtres en valets. De là , différentes scènes, où ceux - ci parlent de leurs maîtres comme s'ils ne devaient plus redevenir leurs valets, et, depuis le Grand Condé, on sait le héros qu'est un maître pour son valet chambre ; mais les valets redeviennent Gros - Jean comme devant , et les péripéties de cette transformation terminent la pièce.

BALLET COMIQUE DE LA ROYNE (Le), composé parThéodore-Agrippa d'Aubigné, représenté en 1581 àla cour de Henri III, àl'occasion des noces du duc de Joyeuse. L'auteur avait pris pour sujet les aventures de la magicienne Circé ; de la Chesnaye, aumônier du roi, rima les couplets, et la musique fut écrite par Baltasarini, Italien amené par le maréchal de Brissac à la cour de Catherine de Médicis. Ce Baltasarini prit en France le nom de Beaujoyeux. Castil-Blaze ajoute que les maîtres de la chapelle du roi furent les collaborateurs de Baltasarini dans le Ballet comique, et que la mise en scène de cet ouvrage ne coûta pas moins de douze cent mille écus, c'est-à-dire trois millions six cent mille francs. Nous croyons ce chiffre exagéré. Ce ballet servit de modèle à une foule d'autres, et c'est de là que proviennent tous ces airs dansés qui ont tant de grâce et de caractère, tels que les pavanes, les sarabandes, les brunettes , la basse danse, les branles de Poitou, etc., etc.

BALLET DE LA PAIX (le), paroles de Roy, musique de Rebel (François) et Francœur, représenté à l'Opéra le 29 mai 1738. Il ne mérite d'être signalé que parce qu'il est l'ouvrage le plus saillant du surintendant de la musique du roi, de Francœur, qui fut directeur de l'Académie royale de musique de

BALLET DES ÂGES (le). Opéra en trois entrées avec prologue, paroles de Fuzelier, musique de Campra, joué en 1718. Le prologue représente les jardins d'Hébé, où la jeunesse est invitée à mettre à profit les douceurs d'un asile agréable. Chaque entrée forme une petite comédie : la première

représente la jeunesse ou l'Amour ingénu; la seconde, l'âge viril, ou YAtnour coquet' la troisième, la vieillesse, ou YAviour joué. La dernière scène montre la Folie triomphant de tous les Ages.

BALLET DE VILLENEUVE-SAINT-GEOR- GES, opéra en trois actes avec un prologue, paroles de Banzy, musique de Celasse, représenté à la cour le icr septembre 1692, et au théâtre de l'Académie royale de musique en 1700.

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