LAERTE
Quand tout va bien pour nous, pourquoi songer
[aux autres?
La partition est abondante en motifs bien caractérisés. Dans le deuxième acte, on remarque une charmante styricnne; la romance de Wilhelm : Adieu, Miyiiou, courage!" le duo pathétique : As-tu souffert, as-Jiu pleuré? Dans le troisième acte, la berceuse : De son cœur j'ai calme la fièvre; une jolie romance : Elle ne croyait pas dans sa candeur naïve, dont le refrain : O printemps, est une phrase large et inspirée. Nous signalerons encore un chœur nautique élégant et le duo d'amour entre Wilhelm et Mignon, où une mélodie expressive et une harmonie variée se prêtent un mutuel secours. Il y a peu d'ouvi-ages dans le répertoire moderne de l'Opéra- Comique qui émeuvent autant ie spectateur que l'opéra de Mignon. 11 a obtenu un grand succès en France et à l'étranger. Dans plusieurs villes de 1' .Allemagne, on a remplacé le dialogue par des récitatifs dus à la plume de l'auteur. C'est sous cette forme que nous aurions proféré entendre l'ouvrage pour la première fois à Paris. Le personnage de Mignon a été interprété avec talent et de la manière la plus heureuse par Mme Galli- Maric. Les autres rôles ont été chantés par Léon Achard , Bataille , Couderc , Bernard Voisy, Davoust, I^I'ne Jlarie Cabel. La mise en scène a fait honneur à l'expérience et an goût de M. Mocker.
MONSIEUR FANCHETTE, opérette en un acte, paroles de M. Mignard , musique de- M. Bordogni, représentée aux BoulTes- Parisiens le 29 mars 1867. La musique de cette pièce est agréable. M'ie Ugalde a joué avecbeaucoup d'entrain et de talent le double rôle de Fanchcttc et de son amant supposé. Un& jolie cantilène a été redemandée.
NAZARINI À POMPÉI (les) , grand opéra, livret de GoUmick, musique de J. Muck, représenté à Darmstadt en février 1867.
NICAISE, opérette en un acte, paroles de M. Emile Abraham, musique de M. Bernardin, représentée aux Bouffes- Parisiens dans le mois de janvier 1867. Le livret a été emprunté au conte de La Fontaine, et la musi-
que, formée de divers motifs arrangés ave» goût. Le duo ; Aimons-nous, c'est si doux, sur un temps de valse, est assez agréable. Chanté par Bcaucé, Jannin et Mme Collas.
NOCES BRETONNES (les) , opéra-comiqua, musique de M. V. Buot, représenté au Casino de Dunkerque en août 1868.