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TABA

SCHIAVA GRECA (la) [l'Esclave grecque], opéra italien, musique de M. Pontoglio , représenté au Pagliano , à Florence, le 30 septembre 1868.

SARDANAPALE , Opéra en trois actes et cinq tableaux, paroles de M. Henry Becque, musique de M. Victoria Joncières, représenté au Théâtre-Lyrique le 8 février 18G7. Le livret a été tiré de la tragédie de lord Byron ; mais l'auteur s'est plus rapproché de la tradition que le poëtc anglais, qui fait mourir Sardanapalo avec une seule de ses femmes, Myrrha. Les premières scènes sont réellement belles. L'idée en est due au librettiste. Lorsque le rideau se lève, on voit conduire au supplice une jeune esclave, pauvre et intéressante victime que le grand prêtre, le cruel Bélèses, va immoler sur l'autel de Baal. Sardanapale arrive au même instant; il voit cette victime humaine ; il est touché de sa grâce, de sa beauté. Il demande qu'on lui laisse la vie. Le fanatique Bélèses a beau revendiquer ses droits , Sardanapale enlève de ses mains la jeune Ionienne et l'emmène dans son palais. Le reste du poëme ne se soutient pas à cette hauteur. En ce qui concerne la partition , le premier acte est le meilleur. Les récitatifs, écrits dans le style du grand opéra, sont d'une telle déclamation. L'entrée du cortège de Sardanapale, qui vient à propos interrompre les préparatifs d'un sacrifice humain, est originale et d'un heureux efl'ct. Les couplets du roi d'Assyrie se terminant en duo avec Myrrha sont gracieux. Ils rappellent toutefois la jjhrase : Fleur de beauté', fleur d'innocence, dans la Reine de Chypre. Le second acte est d'un ennui mortel. Au troisième, on remarque l'air du grand prêtre, dont la phrase principale est bien sombre et en situation. C'est le morceau le mieux orchestré de la partition. Ailleurs, on remarque des imitations de l'instrumentation wagnérienne, qui forment un contraste avec le ton général assez classique de l'œuvre. La couleur n'est pas en harmo-

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nie avec le dessin. MUe Nilsson a été ravissante de grâce et de talent dans le rôle unique de femme ; Cazaux, excellent dans celui du grand prêtre ; Monjauze laissait beaucoup à désirer dans le personnage de Sardanapale. Lutz, Laurent, Legrand ont créé les autres rôles. La teinte uniforme du livret a empêché le compositeur de se livrer à. une certaine vivacité d'inspiration dont nous avons cru saisir la trace çà et là dans sa partition. Il semble chercher sa voie. Nous croyons qu'il la trouvera en consentant à être résolument mélodiste.

SOFIA, opéra italien , paroles et musique de la signera Carlotta Ferrari, représenté au théâtre del Re et à Santa-Radagonda, de Milan, en mai 1867.

SOLDAT MALGRÉ LUI (le) , opéra-comique en deux actes, paroles de MM. Duru et Chivot, musique de M. Frédéric Barbier, représenté au théâtre des Fantaisies - Parisiennes le 17 octobre 1868. La musique a du mérite. On a remarqué des chœurs bien traités, une tyrolienne et dos couplets bouffes. Chanté par Bonnet, Soto, Davoust, Mme Decroix et Mlle Flachat.

SOMNAMBULE (la), Opérette allemande, musique de Zaytz, représentée à l'Harmonie-Theater de Vienne en février 1868.

SOUS UN BALCON , opérette en un acte, paroles do M. Kugène Leroux, musique de M. .Alfred Sergent, représentée à Boulognesur-Mer en avril 1868.

SER BARNABA, opéra italien, musique de Creonti, représenté au théâtre Gerbino, à Turin, dans le mois de juin 1867.

SOUFFLETS (les) , opérette en un acte, de M. Mélesvilie fils, représentée aux Fantaisies-Parisiennes le 3 août 1867. La scène se passe en Espagne. La pièce a de la vivacité, et la musique la sert bien. Chantée par Geraizer, Barnolt et M™* Goby-Fontanel.

TABARIN DUELLISTE , opérette en un acte, paroles de MM.'Gilles et Furpille, musique de M. L. Pillaut , représentée aux Bouffes- Parisiens le 22 avril 1S66. Cet ouvrage a été froidement accueilli.

TOBIE, œuvre lyrique, paroles de M. Léon Halévy, musique de M. Eugène Ortolan, exécutée pour la première fois à Versailles, dans la salle de la Chancellerie, le 17 avril 1867. Cette composition importante tient de

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l'oratorio ; cependant plusieurs morceaux sont traités dans le genre dramatique. On a remarqué particulièrement le trio sans accompagnement : O bonheur! transports ineffables et le Cantique d'actions de grâces. Les soli ont été chantés par M^e Rives, MM. Solon et Lopez.

TOMBOLA (la), opéra italien, livret de M. F. Piave, d'après la comédie française intitulée : la Cagnotte, musique de M. Cagnoni, représenté sur le théâtre Argentina, à Rome, en février 1868.

TRAIN DES MARIS (le), opérette, paroles de M. A. Cartier, musique de M. Emile Abraham, représentée à l'Athénée dans le mois de décembre 1867. Cette bluette est assez amusante. La scèue se passe à Trou-

ville, au milieu de quiproquos burlesques. La musique compte pour peu de chose dans ce genre de pièces ; cependant on a remarqué le quatuor des cabines , un duo , des couplets et une ronde assez accentuée.

TRICORNE ENCHANTÉ (le) , opéra-comique, livret tiré de la nouvelle de M. Théophile Gautier , musique de M. L. Jouret , représenté à Bruxelles dans la salle du Cercle artistique et littéraire.

TURANDA, opéra italien, musique de Bazzini, représenté à Milan en janvier 1807.

TURANDOT, opérette, musique de Konradin, représentée au théâtre de l'Harmonie, à Vienne, le 29 novembre 1866. Le livret a été jugé assez faible; la musique a réussi.

UBERTO DA BRESCIA, opéra italien, musique de Bajetti , représenté au théâtre Carcano, de Milan, dans le mois de février 1866. Chanté par Viganotti, Cesare Sarti et par Mlle Marianna Santori-PoUaci.

UN COUSIN DE RETOUR DE L'INDE, opérette, musique de M. Bovery, représentée au théâtre de Cluny en avril 1868.

UN VOYAGE D'ARTISTE, opérette allemande en un acte , de M. Winterfeld et Richard Wiierst, représentée sur le théâtre Kroll, à Berlin, en février 1868.

UNE HALTE AU MOULIN, opéra-comique en un acte, paroles de M. Constant Jardry, musique de Mme Ugalde , représenté aux Bouffes-Parisiens le ii janvier 1867. Le livret a peu d'intérêt. Une certaine grande dame, marraine de Micheline la meunière, lui a promis une somme de raille écus , si elle restait

pendant un an maîtresse au logis et conduisait à sa guise Magloire, son mari. Celui-ci est soumis à de rudes épreuves, surtout lorsqu'il voit arriver au moulin un galant mousquetaire, neveu de la capricieuse marraine et fort disposé à courtiser la meunière. Mais Micheline, qui se soucie peu de la jalousie de son mari, veille sur son honneur et sait le préserver de toute atteinte. M"ic Ugalde a fait preuve d'imagination mélodique dans cette composition légère. Nous avons remarqué une assez jolie romance de baryton : Dans une douce rêverie ; l'air : Je ne suis pas poltron, sur un temps de valse ; un agréable duo dont la strette : Versez ce vin exquis , a de l'entrain. Chanté par Mme Ugalde, Beaucé, son frère, et Garnier..

UNE NUIT BLANCHE , opérette de M. Offenbach, représentée au théâtre de Kroll, à Berlin, en février 1868.

VENDETTA SLAVA (la), opéra italien, musique de Pietro Platania, représenté au théâtre Argentina, à Rome, le 10 juin 1867.

VENGEUR (le) , opéra-bouffe en un acte, paroles de MM. Nuittcr et Beaumont, musique de M. Isidore Legouix, représenté au

théâtre de l'Athénée le 20 novembre 1868. On a remarqué l'air d'Elvire : Je sicis Espagnol, et les couplets : Voilà l'vengeur, mesdames, voilà l'vengeur, et un noctarne à deux voix. On voit que ce vengeur n'est pas bien redoutable. Joué par Léonce , Luce et Lorentz , et Mlle Van Gheei;

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VÉNUS INFIDÈLE, bouffonnerie mythologique, paroles de M. A. Pouillon, musique de M. Léon Koques, représentée à l'Eldorado en septembre 1808. Chantée par Victor (Mars), Valérie (Adonis), M"e Chreticnno (Vénus).

VIE PARISIENNE (la), bouffonnerie musicale en quatre actes et cinq tableaux, paroles de MM. Henri Meilhac et Ludovic Halévj-, musique d'Offenbach, représentée au Palais-Hoyal le 31 octobre 18G6. C'est une pièce carnavalesque qui répond assez mal à son titre. Le vicomte Raoul de Garde-Feu s'est emparé, au débarcadère du chemin do fer, d'un baron suédois dont la femme est fort jolie, et il lui fait les honneurs de la capitale. Alors commence une série de mystifications extravagantes. Le vicomte installe le baron de Gondremark et la baronne dans son propre appartement, en leur faisant accroire qu'ils sont au Grand-Hôtel. Il improvise une fête en leur honneur chez un certain amiral suisse , dont les invités sont des domestiques travestis. La pièce se termine dans un salon du Café-Anglais. La partition, écrite sur cette fantaisie burlesque par le fécond musicien, se compose d'une suite de

petits morceaux à la portée du personnel chantant du lieu. On a remarque le finale du premier acte, un rondeau chanté par M"e Honorine,une tyrolienne chantée par .MUc Zulma Bouffar, les couplets de la Colonelle, du Brésilien et de la gantière. Hyacinthe, Brasseur , Gil - Pérès , Priston , Lassouche , ' Mmcs Thierret, Montaland, l'aurelle, Massin ont joué dans cette pièce, qui a eu un grand nombre de représentations.

VIRGINIA, opéra italien, musique de Mercadante, représenté à Naples dans le mois d'avril 1800. Les interprètes les plus applaudis (le cet ouvrage ont été Mirate, Colotti et Mnii: Lotti. La censure avait pendant longtemps interdit les représentations de cet ouvrage.

VOISINAGE DANGEREUX (lk), opérette

allemande , livret de Kotzcbue, musique de Fcrd. Langer, représentée à Mannhciui en juin 1808.

■WALD BEI HERMANNSTADT (di;r) [la Forât d'IIermannstadt], opéra allemand, musique de Westmeyer, représenté à Prague en novembre 1807.

ZAGRANELLA, op6ra italien, musique de M. Gallieri, représenté à la Canobbiana, de Milan, le 0 juin 1 807. 11 paraît que cet ouvrage a été composé dans le système antimélodique des Saxons modernes. Il n'a eu aucun succès.

ZERBINE, opérette, musique de Bovery, représentée h. l'Alcazar dans le mois d'octobre 1807. Le livret est un commentaire de la Serva padrona. La musique est agréable.

Chantée par Pauly, Lamy et M'ie Darcy.

ZILDA, opéra-comique en deux actes, paroles de MM. de Saint-Georges et Henri Chivot, musique de M. de Flottow, représenté à l'Opéra-Comique le 28 mai 1800. Le livret a été tiré d'un conte des Mille el une nuits. Zilda, femme d'un négociant do Mossoul, vient à Bagdad pour recevoir une somme de mille sequins, qui est due à son mari par un vieux médecin. Epris des charmes de la créancière , le vieux docteur met au payement do sa dette une condition déshonorante. Zilda a recours au cadi. Ce magistrat promet son

appui ; mais tombe à son tour amoureux de la jeune femme. Il en est de même du grand vizir. Heureusement le calife, déguisé en derviche, puis en cor.saire, surveille la conduite de ses fonctionnaires. Il fait payer à chacun de ces séducteurs mille sequins, enrichit ainsi le marchand qu'ils voulaient déshonorer, et venge la jeune femme en la rendant témoin des humiliations qu'il inflige aux coupables. M. de Flottow a écrit sur ce sujet une partition qui ne fera pas oublier Maria, mais qui abonde en motifs mélodiques élégants et gracieux. Le chœur du marché est fort gai, l'air de Zilda est distingué. Plusieurs couplets sont d'une facture franche et réussie. On a remarqué un bon quintette et une scène de danse spirituellement écrite. Chanté par Sainte-Foy, Prilleux, Bernard, Mme Cabel et Mlle Rcvilly.

ZRINYI , opéra hongrois , musique de M. d'Adelburg , représenté au théâtre National de Pesth le 23 juin 1868.

FIN DU SUPPLliMENT.

TABLE ALPHABÉTIQUE

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