‹ Dictionnaire lyriqueChapitre 738 sur 773 · CANA · texte numérisé non relu

CANA

CATE

CALONICE, opéra-comique en un acte, paroles de M. Emile de Najac, musique de M. Tcn-Brink, représenté au théâtre de l'Athénée le 19 mai 18"0. La pièce, écrite en vers libres et imitée de la comédie de M. Verconsin, a pour sujet le conte si connu de la Matrone d'Ephèse. Le soldat a été remplacé par un petit joueur de flûte. La partition de M. Ten-13rink, compositeur lyonnais, a été très-travaillée et les développements en sont exagérés pour un petit acte. On a fait bon accueil au brindisi : Vive l'amour et la jeunesse,et au quinque final : Pour sauver un vivant. Chanté par Mlles Persini et Marie Bia. rini.

CAMOËNS, opéra italien, musique de Musoni, représenté à Naples au théâtre Mercadanle le 19 septembre 1872. Chanté par Montanaro et Mme Suardi-Repetto.

CANARD A TROIS BECS (Lli), Opéra-bouffc

en trois actes, paroles de M. Jules Moinaux, musique de M. Emile Jonas, représenté au théâtre des Folies-Dramatiques le 6 février 1869. Comment se fait-il que des auteurs perdent leur encre à écrire des farces qu'on n'aurait pas voulu jouer au siècle dernier sur les théâtres de la foire ? Comment des musiciens de talent les acceptent-ils? C'est là un phénomène étrange, un des signes de ce temps. Je pense que mes lecteurs se contenteront de savoir que ce canard à trois becs était un volatile fort extraordinaire, auquel les Brabançons vouaient une sorte de culte superstitieux, parce qu'ils croyaient que, tant qu'il vivrait, les Espagnols ne reviendraient pas dans leur pays. Or, cette bête a disparu , et le bourgmestre, la garde civique, un capitaine de vaisseau qui ne s'est jamais embarqué, autre amiral suisse, sont sur pied pour conjurer les malheurs qui menacent leur patrie. Le capitaine part, mais ne s'embarque pas. En son absence, les galants montent à l'abordage de sa maison; lorsque le marin revient chez lui, on découvre le neveu d'un épicier qu'on prend pour le fils du duc d'Albe et qu'on fourre en prison. Quant au canard, un cuisinier libre-penseur l'a accommodé aux petits oignons. Voilà ce que tout le Paris mondain et dilettante a couru voir jouer

pendant plusieurs mois. La musique associée à ce canard forme avec lui un accouplement bizarre. Elle a de la grâce, une certaine distinction relative ; elle est ingénieuse. Les motifs, sans être bien originaux, sont présentés sous une forme qui ne man-' que pas d'élégance. L'harmonie et l'orchestration décèlent une main expérimentée. Si ce n'était la bouffonnerie de l'exécution, on se serait cru à l'Opéra-Comiquo dans le voisinage d'Albert Grisar, moins toutefois la petite teinte de poésie que ce charmant compositeur mettait dans ses tableaux les plus familiers. Je citerai le duo d'amour et une jolie sérénade au deuxième acte, et dans le troisième un quatuor plein de brio et un rondo. Joué par Marcel, Milher, et Mlle Lovato.

CAPITANO NERO (il), opéra italien, musique de Magotti, représenté à Bologne en mars 1872.

CAPTIF (le), opéra allemand, musique de Lassen, chef d'orchestre; représenté à Weimar, en avril 1869, à l'occasion de la fête du grand-duc. On a apprécié le savoir et l'expérience du compositeur.

CAPTIVE (la), opéra en trois actes, musique de M. Félicien David. Cet ouvrage a été mis en répétition au Théâtre-Lyrique. Les rôles devaient être créés par Monjauze et Mlle Saunier. Il fut retiré la veille de la première représentation. La partition gravée, qui devait paraître chez l'éditeur Bonoldi, n'a pas été mise en vente.

CATENA D'ADONE (la). Opéra italien, libretto d'Ottavio Nonsarelli, musique de Domenico Mazzoehi; représenté à Rome en leSG- Partition imprimée à '\''enise, chez Al. Vircenti. (Bibl. du Conserv. de Paris.)

CATERINA Dl GDISA, opéra italien, musique de Gandolfi, représenté à Catane, en mars 1872, avec succès.

CATERINA Dl BELP, Opéra italien en trois actes, musique de Giuseppe Bozzelli; représenté au théâtre Balbo, de Tui-in, le 4 juin

Page 1