EMIL
lomoo, représenté au Théâtre -1.711(106 en 1866. Dans la notice que j'ai donnée de ce joli ouvrage, le nom de M. Jules Delahaye avait été omis. Dans la table alphabétique des compositeurs, le nom de M. Hector Salomon, notre contemporain, doitètre séparé de celui du compositeur Salomon, collaborateur de
l'abbé Pellegrin, et auteur de l'opéra de TUéonoé, joué à l'Académie de musique en 1715.
DUE FORZATI (i) [les Deux forçats], opéra, musique de Mario Aspa; représenté à Naples, au théâtre Goldoni, en octobre 1872. Fiasco complet.
ÉCOSSAIS DE CHATOtJ (l'), Opérette en un acte, paroles de MM. Ad. Jaime et Ph. Gille, musique de M. Léo Delibes, représentée au théâtre des Bouffes-Parisiens le lejanvier 1869. Cet Ecossais est un bourgeois ridicule, nommé Ducomet, qui, à force d'avoir vu jouer la Dame blanche et entendu chanter la phrase célèbre :
Chez les montagnards écossais,
XTiospitalitë se donne
Et ne se Tend jamais.
Non, jamaw, jamais, jamais,
veut imiter le fermier Dickson. Il faitMtir à Chatou un chalet hospitalier, et annoncer dans les journaux que tous les étrangers y seront hébergés gratuitement. Malgré des offres si séduisantes, personne ne se présente. Ducomet n'y comprend rien. Il vient frapper lui-même à la porte de sa maison. Il découvre alors que ses valets imaginent toutes sortes de tours pour éloigner les étrangers et couler des jours heureux, dans un doux farniente. Il met à la porte maître Lepic et Mlle Palmyre, qui rentrent dans le chalet sous des costumes écossais. Un amoureux de Palmyre s'introduit aussi sous le dcgnisement d'un malade d'hùpital. Tout se termine par une scottisch dansée par tous les acteurs. Cette farce a servi de prétexte à une musique animée, ingénieuse, un peu bruyante parfois, presque toujours sautillante et dansante. Je mentionnerai de préférence la romance de Palmyre : Ah! reste auprès de moi, la ronde: Dans les Tuileries. Quant à la scène finale, elle ressemble à celle de toutes les opérettes représentées en France, depuis Orphée aux enfers, oii les acteurs achèvent , dans une sarabande aussi laide à voir qu'insensée, de faire perdre à l'art lyrique toute dignité, toute grâce, et toute décence.
Le public ne pouvait manquer de se complaire à ces exhibitions plastiques et les di-
recteurs ont compté sur ce ragoiît pour en- ' lever le succès des plus mauvaises pièces. Quand comprendra-t^on qu'en matière d'art, comme en toute autre, le public des théâtres secondaires est et sera toujours un éternel enfant, dont il faut diriger et régler le goût et les appétits, au lieu de s'en montrer les dociles courtisans et de le suivre jusqu'au dernier terme où l'entraînent ses instincts naturellement grossiers? La pièce de l'Ecossais de Chatou a été jouée par Désiré, Bonnet, Hamburger et MUc Fonti.
EDUCANDE DI SORRENTO (i.e), opéra italien, musique d'Usiglio, représenté au théâtre de Pise en mars 1870; on a remarqué dans cet ouvrage le brindisi chanté par Mlle Linda Caracciolo.
ELISABETTA D'ONGHERIŒ {Sainte Elisabeth de Hongrie), opéra-séria en quatre actes, livret de Saint - Georges , musique de Béer; représenté sans aucun succès au théâtre de la Scala, à Milan, le 15 février 1871. Le même ouvrage a. été représenté au théâtre de la Monnaie, à Bruxelles, en mars 1871. Cet ouvrage du neveu du grand compositeur y a été assez bien accueilli; il offre les marques de sérieuses études. Une certaine facilité mélodique et le sens dramatique s'y révèlent dans les ensembles. Il a été chanté par Warot, Lasalle, Arsandaux, MUc Sternberg.
EL TIO CANILLITAS , opérette espagnole en deux actes, musique de M. de Soriano Fuertes; représentée avec succès sur sur plusieurs théâtres de l'Espagne depuis 18C0.
EMILIA DI liiVERPOOL, opéra Italien, musique de Donizetti ; représenté au théâtre Nuovo-Nazionale, de Naples, en décembre 1871. Cette ancienne partition du maître de